Un antécédent de pneumothorax n'entraîne pas automatiquement un refus d'assurance. Selon votre prêt, l'assureur peut même ne pas avoir le droit de vous interroger sur votre santé. Dans les autres cas, il étudie votre dossier individuellement et peut accepter aux conditions standard, appliquer une surprime, poser une exclusion ciblée ou refuser. Le pneumothorax est parfois classé comme un risque aggravé de santé, mais il n'existe pas de barème universel, et un bon dossier médical combiné à la comparaison des contrats peut changer beaucoup de choses. Si l'assurance est difficile à obtenir, la convention AERAS prévoit jusqu'à trois niveaux d'examen.
Ce qu'il faut retenir
- Aucun refus ni aucune surprime automatiques après un pneumothorax : la décision est individuelle.
- Sans questionnaire de santé, aucune donnée médicale n'est demandée si la part assurée reste ≤ 200 000 € par personne et le prêt remboursé avant 60 ans.
- Quatre issues possibles : conditions standard, surprime, exclusion ciblée ou refus.
- Mieux vaut, quand le marché le permet, une exclusion limitée au pneumothorax qu'une exclusion large de toutes les affections respiratoires.
- En cas de difficulté, la convention AERAS organise jusqu'à trois niveaux d'examen.
Peut-on obtenir une assurance emprunteur après un pneumothorax ?
Oui, une couverture peut être obtenue selon l'étude individuelle de votre dossier. L'assureur évalue le risque que votre antécédent représente pour chaque garantie demandée (décès, PTIA, ITT, IPT, IPP). Sa réponse dépend de votre dossier, du contrat choisi et de l'avis de son médecin-conseil.
Quatre issues sont possibles, sans probabilité ni tarif universel.
| Décision de l'assureur | Ce que ça change pour vous | Point à vérifier |
|---|---|---|
| Conditions standard | Couverture complète, cotisation habituelle | Qu'aucune garantie n'est discrètement réduite |
| Surprime | Garanties complètes, cotisation majorée | Le coût total sur toute la durée, puis comparer |
| Exclusion ciblée | Pneumothorax et ses suites non couverts | Sa portée exacte, et privilégier une exclusion limitée au pneumothorax |
| Refus | Pas de couverture chez cet assureur | Solliciter d'autres assureurs, puis AERAS |
Ce tableau se lit assureur par assureur, car deux compagnies peuvent trancher différemment le même dossier. Concrètement, le médecin-conseil s'intéresse au nombre d'épisodes, à leur cause, au temps écoulé depuis le dernier et à une éventuelle intervention. Un épisode unique et ancien, sans séquelle, n'a pas le même poids que des récidives récentes.
Ce qui compte vraiment, c'est la portée de l'exclusion. Une clause qui écarte le seul pneumothorax est bien plus protectrice qu'une exclusion large de toutes les affections respiratoires, qui vous laisserait sans couverture pulmonaire pendant les 20 ou 25 ans du prêt. Demandez toujours la formulation exacte pour comparer garanties, exclusions et conditions particulières.
Faut-il déclarer un pneumothorax dans le questionnaire de santé ?
Tout dépend d'abord de votre prêt. Depuis la loi Lemoine, un assureur n'a parfois plus le droit de vous interroger sur votre santé. Vérifiez votre situation avec cet arbre de décision.
- Votre part assurée sur l'encours cumulé de vos crédits dépasse-t-elle 200 000 € par personne ?
- Le remboursement de votre prêt s'achève-t-il après vos 60 ans ?
Si vous répondez non aux deux questions, aucun questionnaire ni examen médical ne peut vous être demandé, et votre pneumothorax n'a pas à être déclaré. Attention, ce plafond porte sur la part assurée de l'encours, pas forcément sur le montant total du prêt.
Si l'une des réponses est oui, un questionnaire de santé s'applique. Répondez alors avec précision aux seules questions posées, sans rien omettre. Une déclaration exacte protège vos garanties. Une omission, elle, peut remettre en cause votre indemnisation le jour d'un sinistre.
Cette dispense de questionnaire est bien distincte du droit à l'oubli. Ce dernier vise certains cancers et l'hépatite C, sous conditions de délai. Un pneumothorax isolé n'y ouvre pas droit.
Quels documents préparer pour assurer un prêt après un pneumothorax ?
Quand un questionnaire s'applique, un dossier médical clair et stabilisé accélère l'étude et évite les exclusions trop larges. Rassemblez, si on vous les demande, les éléments suivants.
- Dates et nombre d'épisodes de pneumothorax
- Caractère spontané, secondaire ou traumatique
- Comptes rendus d'hospitalisation et du pneumologue
- Compte rendu opératoire, de drainage ou de pleurodèse le cas échéant
- Imagerie et explorations fonctionnelles respiratoires (EFR) disponibles
- Traitement suivi, séquelles éventuelles et arrêts de travail
- Pathologie pulmonaire associée éventuelle
- Statut tabagique, si la question est posée
Cette liste sert à documenter votre situation. Un examen médical complémentaire peut être demandé selon le dossier et n'est pas systématique.
Bon à savoir :
Selon l'Assurance Maladie, le risque de récidive atteint 30% après un premier pneumothorax spontané primaire, 62% après un deuxième épisode et 40 à 80% en cas de pneumothorax spontané secondaire. Ces chiffres sont des données populationnelles, pas une prédiction pour votre cas. Ils expliquent pourquoi l'assureur regarde de près le nombre d'épisodes, leur cause et une éventuelle intervention comme la pleurodèse.
Comment la convention AERAS s'applique-t-elle au pneumothorax ?
La convention AERAS aide les personnes présentant un risque aggravé de santé à s'assurer quand elles rencontrent des difficultés. Elle s'applique à votre prêt immobilier ou professionnel si la part assurée sur l'encours cumulé reste ≤ 420 000 € et si votre contrat d'assurance s'achève avant votre 71e anniversaire. Un prêt relais sur votre résidence principale n'entre pas dans ce calcul.
Votre demande passe alors par un examen à trois niveaux.
- Niveau 1 : étude standard de votre dossier par l'assureur.
- Niveau 2 : réexamen individualisé automatique si le niveau 1 n'aboutit pas.
- Niveau 3 : analyse par un pool d'assureurs spécialisés dans les risques très aggravés, si le niveau 2 échoue.
Ce parcours renforce vos chances d'obtenir une proposition, sans jamais garantir une acceptation ni fixer un plafond de surprime propre au pneumothorax.
Comment comparer les offres en cas de surprime ou d'exclusion ?
Face à une surprime ou une exclusion, comparer plusieurs assureurs est souvent ce qui fait la différence. Les politiques d'acceptation varient beaucoup, et vous pouvez choisir une assurance externe grâce à la délégation d'assurance, puis changer de contrat à tout moment après la signature, tant que le prêteur accepte l'équivalence des garanties.
Comparez toujours à garanties équivalentes, à l'aide d'un tableau comme celui-ci.
| Critère à comparer | Offre 1 | Offre 2 |
|---|---|---|
| Garanties couvertes (décès, PTIA, ITT, IPT, IPP) | ||
| Portée exacte des exclusions | ||
| Coût total sur toute la durée | ||
| Cotisation mensuelle | ||
| Délai de carence et franchise | ||
| Durée des garanties |
Une cotisation faible ne suffit pas, car une exclusion large peut coûter bien plus cher qu'une surprime modérée le jour où vous en avez besoin. Regardez d'abord ce qui est couvert, puis le prix.
Prenons un exemple fictif. Camille, 34 ans, a fait un pneumothorax spontané il y a trois ans, sans récidive depuis. Un premier assureur lui propose une exclusion large des affections respiratoires. Un second retient une exclusion limitée au seul pneumothorax, pour un coût très proche. À garanties comparables, la seconde offre la protège nettement mieux sur toute la durée du prêt. C'est exactement ce type d'écart qu'une comparaison attentive permet de repérer.
FAQ
Le droit à l'oubli s'applique-t-il au pneumothorax ?
Non. Le droit à l'oubli concerne certains cancers et l'hépatite C, une fois passés les délais prévus. Un pneumothorax isolé n'entre pas dans ce dispositif. Vous restez toutefois protégé par les règles du questionnaire de santé et, en cas de difficulté, par la convention AERAS.
Un pneumothorax entraîne-t-il forcément une surprime ?
Non, aucune règle n'impose de surprime automatique et il n'existe pas de barème universel. Chaque assureur évalue votre dossier individuellement. Selon les éléments médicaux, la réponse peut aller de conditions standard à une exclusion ciblée. Comparer plusieurs contrats, c'est souvent ce qui permet d'obtenir les meilleures conditions.
Peut-on changer d'assurance si le contrat exclut les affections pulmonaires ?
Oui. Vous pouvez comparer et changer de contrat à tout moment après la signature, sous réserve que le prêteur accepte l'équivalence des garanties. C'est souvent l'occasion de viser une exclusion limitée au seul pneumothorax plutôt qu'à l'ensemble des affections respiratoires.

J’ai fait un pneumothorax spontané y a 3 ans , c’est toujours une surprime ou ca dépend des contrats ?
Bonjour,
Après un pneumothorax spontané survenu il y a trois ans, l’application d’une surprime dépend de plusieurs facteurs, notamment la fréquence des épisodes, les traitements reçus et l’absence de récidive. Chaque assureur évalue ces éléments pour déterminer le niveau de risque.
Pour optimiser vos chances d’obtenir une couverture adaptée sans surprime excessive, je vous suggère de :
– Préparer un dossier médical complet : incluant les comptes rendus médicaux, les résultats d’examens récents et, si possible, une attestation de votre pneumologue confirmant votre état de santé actuel.
– Comparer les offres d’assurance emprunteur : les conditions varient d’un assureur à l’autre. Utiliser un comparateur en ligne peut vous aider à identifier les offres les plus avantageuses pour votre situation.
– Considérer la délégation d’assurance : vous n’êtes pas obligé d’accepter l’assurance proposée par votre banque. En optant pour une assurance externe, vous pourriez trouver des conditions plus favorables.
N’hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin d’un accompagnement personnalisé. Nous sommes là pour vous aider à concrétiser votre projet immobilier dans les meilleures conditions.
Bonne continuation dans vos démarches !