A quoi sert l’assurance auto ?


Il existe une obligation d’assurer tous les véhicules terrestres à moteur, les voitures particulières comme les utilitaires, les deux et trois roues, motos et scooters, les quads et même les tondeuses autoportées ! Cette obligation s’étend aux véhicules sans permis, aux deux ou trois roues non-homologués (mini-motos), ainsi qu’aux véhicules qui ne circulent pas, comme les véhicules de collection (contrats spécifiques).

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Que couvre la responsabilité civile de l’assurance auto ?


L’obligation de s’assurer ne concerne que la responsabilité civile du propriétaire du véhicule. Cette assurance auto « au tiers » couvre les dommages occasionnés à autrui, à un autre véhicule, à un piéton et même au passager du véhicule. Ce qui signifie, a contrario, que le conducteur assuré au tiers et responsable d’un accident ne sera jamais indemnisé de ses propres préjudices. Il ne pourra pas non plus prétendre à l’indemnisation des dommages subis par le véhicule.

Souscrire une assurance auto « au tiers étendu »


Il est possible voire recommandé, de ne pas s’en tenir à la simple obligation légale d’assurance, mais de l’étendre à d’autres garanties comme par exemple les dommages collision, l’incendie et le vol, le bris de glace, etc.

La garantie dommages collision

Son intérêt est évident : pour un coût modique, elle couvre les dommages subis par les véhicules, même en cas de responsabilité ou de coresponsabilité du conducteur. Avec une limite importante : pour que cette garantie joue, ce tiers, piéton, cycliste, autre véhicule, animal (dont le propriétaire est connu), etc., doit être clairement identifié.

La garantie incendie et vol

Elle permet au propriétaire d’être indemnisé à hauteur de la valeur de son véhicule au jour de l’incendie ou du vol. Cette « valeur vénale » correspond à la valeur du véhicule sur le marché de l’occasion. Elle dépend essentiellement de l’ancienneté du véhicule et de son kilométrage. Généralement, les experts qui sont chargés de la fixer se fondent sur la « cote Argus » qui sert de référence aux professionnels du secteur de l’automobile. La valeur « à dire d’expert » peut toujours être discutée. Il existe d’autres références et en particulier celle du marché de particulier à particulier – on consultera avec profit le site de la Centrale ou les estimations des spécialistes et les prix d’adjudication en salle des ventes lorsqu’il s’agit de véhicules qui, sans être considérés comme des objets de collection, ne sont plus cotés (une BX Citroën, une Renault 25, par exemple). On peut aussi arguer que l’on vient de faire entretenir le véhicule ou de le remettre en parfait état. Dans tous les cas, l’indemnisation n’est jamais immédiate : le délai pour que la perte soit définitivement actée est précisé dans le contrat. Il est généralement d’un mois.

Si le véhicule est retrouvé avant que le délai ne soit forclos, seuls les frais de récupération (n’oubliez pas de demander l’accord de l’assureur avant de les engager) et les frais de remise en état (dans la limite de la valeur vénale, ce qui peut nécessiter une expertise) sont pris en charge.

La garantie « vol » ne joue pour une tentative de vol qu’à la condition que l’assuré puisse apporter des preuves matérielles de cette tentative (serrure forcée, vitres brisées, antivol démonté, éventuellement témoignages, etc.) et là encore, seul le montant de la remise en état est indemnisé. Il faut en outre savoir que :

  • Si le véhicule volé est retrouvé au-delà d’un délai de trente jours, son propriétaire, déjà indemnisé, peut l’abandonner ou décider de le « racheter »  à l’assureur en remboursant les sommes perçues.
  • Pour prévenir le vol, un assureur peut exiger du propriétaire d’un véhicule qu’il le protège au mieux. Il peut exiger qu’il soit équipé d’une alarme ou d’un système de détection et de récupération, doté ou non de la technologie de localisation par GPS/GPRS. Il peut encore demander que les vitres du véhicule soient gravées. Méfiez-vous si vous avez déclaré que votre voiture « couche » dans un box fermé et qu’elle est volée (ou incendiée) sur la voie publique en bas de chez vous !
  • Les objets personnels qui se trouvent à l’intérieur du véhicule ne sont pratiquement jamais assurés, sauf à souscrire une assurance spécifique. Le remboursement se fait en tenant compte de la vétusté de l’objet. On notera que les pièces et les accessoires (les roues, la batterie, les éléments de carrosserie, etc.) ne sont, en principe, pas pris en charge par l’assurance auto.

Notre conseil

Il existe aujourd’hui des systèmes qui permettent la géolocalisation (GPS/GPRS) des véhicules en cas de vol. Traqueur, par exemple, référencé et distribué par une vingtaine de constructeurs de véhicules et qui a passé des accords avec quelques grands groupes d’assurances. En partenariat avec les forces de l’ordre qui sont immédiatement alertées, ces systèmes permettent de récupérer les véhicules neuf fois sur dix (souvent dans les quarante-huit heures) et parfois d’arrêter les voleurs dans le même temps. Ces systèmes ne remplacent néanmoins pas une assurance vol.

En revanche, équiper une voiture d’une technologie aussi performante permet de négocier avec son assureur une réduction de prime, une suppression ou une réduction de franchise, des services d’assistance étendus, etc.

Il existe, depuis novembre 2012, une association européenne de lutte contre les voleurs : ETNA (European Tracking Network Association) « a pour objet d’étendre et de renforcer les forces d’intervention des membres du réseau international LoJack au niveau européen ». Les voitures volées dotées d’un système de détection peuvent être repérées au-delà des frontières nationales, dans toute l’Europe et même au-delà.

La garantie bris de glace

Elle est aussi très utile et ne coûte pas (très) cher. Près de neuf automobilistes sur dix la souscrivent et peuvent ainsi faire réparer un impact ou remplacer un vitrage à moindre frais. Tous les vitrages ne sont cependant pas couverts par les contrats classiques : aucun problème pour le pare-brise, les vitres latérales et la lunette arrière, mais il faut vérifier que les toits panoramiques, les rétroviseurs (et leur miroir), les divers feux et phares sont aussi assurés.

Il existe depuis mai 2011 une norme Afnor qui réglemente les conditions dans lesquelles les spécialistes et les réparateurs automobiles doivent réparer ou remplacer un pare-brise (ou un autre vitrage automobile). Cette norme a été adoptée pour moraliser une profession qui connaissait des pratiques commerciales et techniques qui commençaient à poser des problèmes. À terme, elles auraient sans doute entraîné une augmentation des primes d’assurance parce que le nombre de réparations et de remplacements s’est sensiblement accru depuis quelques années. Les campagnes de publicité que les automobilistes prennent pour argent comptant et qui peuvent leur faire penser que la réparation d’un impact sur un pare-brise est gratuite n’y est pas pour rien ! En réalité, cette réparation a bel et bien un coût et si l’automobiliste assuré contre le « bris de glace » n’a rien à débourser (à la franchise près parfois et s’il s’adresse à un réseau agréé), c’est que ce dernier traite directement avec l’assureur. Faire jouer l’assurance « bris de glace » n’a aucune incidence sur le bonus, mais peut en avoir une sur le montant de la prime si, au cours d’une même année, vous multipliez les sinistres.

N’oubliez pas que vous avez cinq jours ouvrés pour déclarer un bris de glace à votre assureur, qui peut vous recommander l’un de ses réseaux partenaires mais jamais vous l’imposer, pour que vous n’ayez rien à payer (sauf la franchise). Par ailleurs, il faut savoir que si le bris de glace a lieu dans le cas d’un vol (d’effets personnels à l’intérieur du véhicule par exemple) et à plus forte raison à l’occasion d’un accident, ce sont les garanties « vol » ou « dommages » qui entreront en jeu.

Attention : Tous les impacts ne sont pas réparables. Le remplacement du pare-brise s’impose s’il est brisé ou fissuré ou si l’impact est dans le champ de vision du conducteur. À noter qu’une fêlure de plus de 30 cm en ligne droite du pare-brise entraîne un refus lors du contrôle technique et par conséquent une contre-visite, généralement payante.

Etre couvert avec une assurance auto « tous risques »


Ces contrats « dommages tous accidents » (DTA) assurent la couverture la plus large et ce sont, ipso facto, les plus onéreux. Ils sont recommandés pour les voitures neuves ou les occasions très récentes. Au montant de la franchise près, le propriétaire est remboursé de tout dommage subi par son véhicule, qu’il soit ou non responsable du sinistre, que le tiers soit ou non identifié. Autrement dit, l’automobiliste sera indemnisé pour toutes les réparations rendues obligatoires, que ce soit après une rencontre inopportune avec un animal ou si, en se garant, le pilier du parking s’est trop approché de l’aile de la voiture et l’a endommagée.


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