En cas de décès d'un conjoint co-emprunteur, l'assurance prêt immobilier protège le survivant des difficultés financières. Comprendre les démarches essentielles vous permet d'alléger la charge financière.
Ce qu'il faut retenir :
- En cas de décès d’un conjoint, l’assurance rembourse le prêt selon la quotité assurée.
- Si la quotité est insuffisante, le conjoint survivant doit continuer à rembourser une partie du crédit.
- Le choix de la quotité est déterminant pour la protection du foyer.
- Une mauvaise répartition peut avoir des conséquences financières lourdes, même avec une assurance en place.
Acheter à deux : comment fonctionne l’assurance prêt pour un couple ?
Lorsqu’un prêt immobilier est souscrit à deux, les emprunteurs sont co-emprunteurs solidaires. Concrètement, cela signifie que chacun est responsable du remboursement de la totalité du crédit, indépendamment de sa part réelle dans le projet.
Dans la grande majorité des cas, l’assurance emprunteur est souscrite sur chaque tête. Chaque conjoint est assuré individuellement, selon un pourcentage de couverture appelé quotité d'assurance. Cette répartition est librement définie au moment de la souscription, sous réserve de respecter les exigences de la banque.
Pour l’établissement prêteur, la couverture globale du prêt doit être suffisante en cas de sinistre (décès, invalidité). Peu importe la répartition exacte entre les conjoints, tant que le niveau de protection jugé acceptable est atteint.
💡 À retenir :
L’assurance protège avant tout le remboursement du crédit mais le niveau de protection du couple dépend directement de la quotité choisie.
Comment fonctionne l’assurance prêt immobilier en cas de décès de conjoint ?
En cas de décès de l’un des conjoints, l’assurance emprunteur intervient selon la quotité assurée. La part du prêt couverte par l’assurance est alors remboursée directement à la banque.
Deux situations peuvent se présenter :
- La quotité est suffisante : l’assurance rembourse tout ou partie du capital restant dû, et le conjoint survivant n’a plus (ou peu) de mensualités à assumer.
- La quotité est insuffisante : seule une fraction du prêt est prise en charge. Le conjoint survivant doit continuer à rembourser le reste du crédit, parfois seul.
Dans le cas d’un prêt sans assurance emprunteur, la totalité du capital restant dû reste à la charge du co-emprunteur ou, à défaut, de la succession.
Si le conjoint décédé n’était pas co-emprunteur, ce sont alors les héritiers qui peuvent être concernés par le remboursement, selon les règles successorales.
💡 Avoir une assurance ne signifie pas toujours que le prêt est intégralement remboursé. Seule une quotité adaptée permet de réellement protéger le conjoint survivant.
Quotité d’assurance prêt immobilier et décès du conjoint
La quotité d’assurance correspond au pourcentage du prêt couvert par l’assurance pour chaque emprunteur. C’est elle qui détermine, en cas de décès, la part du capital restant dû qui sera réellement remboursée par l’assureur.
C’est aussi l’un des points les plus mal compris lors de la souscription. Beaucoup de couples pensent être bien assurés parce qu’ils sont deux alors que la couverture peut s’avérer insuffisante dans la pratique.
Pourquoi la quotité d'assurance prêt immobilier est déterminante en cas de décès du conjoint ?
La banque raisonne en couverture globale du prêt, mais le conjoint survivant, lui, subit les conséquences concrètes du niveau de quotité choisi.
Exemples concrets de répartition :
| Quotité choisie | Capital remboursé en cas de décès | Reste à charge pour le conjoint |
|---|---|---|
| 50 % / 50 % | 50 % du capital | 50 % du prêt à rembourser |
| 100 % / 100 % | 100 % du capital | 0 € |
| 70 % / 30 % | 70 % ou 30 % selon le conjoint | Part non couverte |
💡 Exemple concret
Un couple assuré à 50/50 devra continuer à rembourser la moitié du prêt après le décès de l’un des conjoints, même si les revenus du foyer reposaient principalement sur la personne décédée.
Cas des couples avec revenus déséquilibrés
Lorsque l’un des conjoints supporte l’essentiel des revenus, une quotité asymétrique (70/30 ou 100/50) est souvent plus protectrice. Elle permet d’éviter qu’un conjoint survivant se retrouve avec un crédit difficilement soutenable.
Exemples de remboursement après le décès d’un conjoint
Pour bien comprendre l’impact réel de l’assurance de prêt, voici des situations concrètes fréquemment rencontrées.
Couple jeune – quotité 50/50
Deux emprunteurs de 30 ans, prêt de 250 000 €.
Décès de l’un des conjoints, l’assurance rembourse 125 000 €.
Le conjoint survivant doit continuer à rembourser 125 000 € seul, sur la durée restante du prêt.
Couple avec quotité renforcée sur le conjoint principal
Revenus principalement portés par un seul conjoint, quotité 100 % / 50 %.
Décès du conjoint principal, 100 % du capital est remboursé.
Le conjoint survivant conserve le bien sans mensualité à assumer.
Assurance individuelle plus protectrice que celle de la banque
Même couple, même prêt, mais assurance individuelle avec une quotité mieux adaptée. Meilleure couverture pour un coût équivalent, voire inférieur, à l’assurance bancaire.
Cas client : Un couple initialement assuré à 50/50 via la banque. Après analyse, changement d’assurance et passage à une quotité 100 % sur le conjoint principal.
Résultat : protection totale du conjoint survivant, sans hausse significative du coût de l’assurance emprunteur.
Le bon contrat n’est pas celui qui coûte le moins cher, mais celui qui protège réellement le foyer en cas de coup dur.
Comment se protéger grâce à l’assurance prêt immobilier en cas de décès du conjoint ?
L’assurance emprunteur est l’un des leviers les plus efficaces pour sécuriser le logement du couple en cas de décès. Encore faut-il l’utiliser correctement.
Ajuster la quotité dès la souscription
La première protection passe par une quotité adaptée à la réalité des revenus. Un couple avec des revenus déséquilibrés a tout intérêt à renforcer la couverture du conjoint qui porte l’essentiel du crédit, afin d’éviter un reste à charge difficilement supportable.
Revoir son assurance en cours de prêt
Grâce à la loi Lemoine, il est désormais possible de changer d’assurance à tout moment, sans frais. C’est souvent l’occasion de :
- Corriger une quotité mal calibrée ;
- Améliorer les garanties décès et invalidité ;
- Renforcer la protection du conjoint survivant.
Comparer banque et assurance individuelle
Les assurances bancaires proposent des contrats standardisés. À l’inverse, une assurance individuelle permet souvent :
- Une meilleure personnalisation des quotités ;
- Des garanties plus étendues ;
- Un coût optimisé à protection équivalente ou supérieure.
Adapter les garanties au profil réel du couple
Âge, état de santé, profession, stabilité des revenus : tous ces critères doivent être pris en compte pour choisir une assurance réellement protectrice, et pas seulement conforme aux exigences minimales de la banque.
La meilleure assurance est celle qui permet au conjoint survivant de conserver son logement sans déséquilibrer son budget.
FAQ : Assurance prêt immobilier et décès conjoint
Mon conjoint décède : dois-je continuer à rembourser le prêt immobilier ?
Oui, sauf si l’assurance couvre 100 % du capital restant dû. La part non assurée reste à la charge du conjoint survivant.
Les deux conjoints doivent-ils obligatoirement être assurés en cas de prêt immobilier ?
Non légalement, mais dans les faits, les banques exigent presque toujours une assurance sur chaque tête pour un prêt à deux.
Que se passe-t-il si la quotité d'assurance emprunteur n’est pas de 100 % ?
L’assurance ne rembourse que la part assurée. Le reste du crédit doit être remboursé par le conjoint survivant ou les héritiers.
Les héritiers peuvent-ils être sollicités en cas de décès de conjoint en cours de prêt immobilier ?
Oui, si le prêt n’est pas intégralement couvert par l’assurance et que le conjoint survivant n’est pas co-emprunteur ou ne peut assumer seul le crédit.
Peut-on modifier la quotité d'assurance emprunteur après la signature du prêt ?
Oui, en changeant d’assurance ou en renégociant le contrat, sous réserve du respect de l’équivalence de garanties exigée par la banque.

Mon conjoint vient de décéder. L’assurance de prêt va rembourser le crédit, mais est-ce que l’argent est versé directement à la banque ou est-ce que je le reçois d’abord ? C’est un peu flou pour moi.
Bonjour,
Je suis désolée pour votre perte.
En cas de décès d’un co-emprunteur, l’assurance emprunteur prend en charge le remboursement du capital restant dû, en fonction de la quotité assurée. Le montant correspondant est directement versé à la banque pour solder le prêt. Ainsi, vous n’avez pas à gérer personnellement ce versement.
Bonjour, mon épouse est décédée et nous avions une quotité de 50/50. Je sais que l’assurance va rembourser sa part, mais est-ce que je dois continuer à payer des cotisations d’assurance pour ma part ?
Bonjour,
Je vous présente mes sincères condoléances pour la perte de votre épouse.
Concernant votre question, avec une quotité d’assurance emprunteur de 50/50, l’assureur prendra en charge 50 % du capital restant dû suite au décès de votre épouse. Vous resterez responsable du remboursement des 50 % restants.