L’assurance copropriété permet aux habitants d’un même immeuble d’être couverts pour les sinistres pouvant s’y dérouler. L’assurance copropriété – ou assurance immeuble – regroupe les garanties de base de l’assurance habitation, étendues à un ensemble immobilier. Le fait que l'assurance copropriété soit commune à plusieurs personnes distinctes rend sa compréhension plus complexe : est-elle obligatoire ? Qui doit s’en occuper ? Que couvre l'assurance copropriété ? On vous explique !
L’assurance copropriété est-elle obligatoire ?
Depuis la loi Alur de mars 2014, l’assurance de copropriété est obligatoire. Chaque copropriétaire est ainsi tenu d’assurer collectivement l’immeuble dans lequel il possède un logement. Il s’agit d’une couverture complète puisqu'elle associe l’assurance multirisque de l’immeuble (MRI) et une Responsabilité Civile des occupants et des bailleurs.
La loi Alur précise que l'assurance copropriété doit permettre de couvrir le risque de sinistre dans les parties communes.
C'est cette même loi qui a imposé aux propriétaires d'équiper leurs logements de détecteurs de fumée.
L’assurance copropriété présente donc deux avantages :
- protéger l’immeuble et réduire les coûts en cas de sinistre ;
- réduire les sources de conflit entre les habitants de l’immeuble.
L'assurance immeuble permet donc de couvrir tous les sinistres matériels pouvant survenir dans la copropriété, sans que cela soit inhérent à un propriétaire spécifique.
Si le logement est situé dans une zone à risques (inondable par exemple) ou a connu de nombreux sinistres, les assureurs peuvent se montrer frileux à l’assurer. En cas de refus, vous pouvez saisir le Bureau central de tarification (BCT). Il vous aidera dans vos démarches et s'assurera de vous trouver une couverture à une prime raisonnable.
Qui doit souscrire l’assurance immeuble copropriété ?
L’assurance copropriété doit être souscrite par le syndicat de copropriété mandaté sur l’immeuble en question. Pour rappel, la fonction de syndicat peut être assurée par un prestataire extérieur ou par certains copropriétaires, sur la base du volontariat. On parle alors de syndic bénévole.
Lors d’une demande de devis pour une assurance copropriété, le syndic de l’immeuble devra fournir à l’assureur un état des sinistres survenus dans les 3 années précédentes. À la réception des différents devis, le syndic doit les soumettre au conseil syndical de l’immeuble afin qu’il choisisse le plus économique et/ou celui aux garanties les plus complètes.
Lors de la souscription d’une assurance immeuble, le syndic est tenu de faire des propositions (sous forme de devis généralement) et de procéder à un vote soumis au conseil de copropriété (ce dernier assure la mission de relai entre le syndic et les copropriétaires). Le conseil de copropriété est constitué obligatoirement de propriétaires (ou de leur conjoint ou représentant légal) élus pour une durée maximale de 3 ans, sans limite de renouvellement.
Dans le cas où le syndicat est assuré par un prestataire externe à l’immeuble, il n’est généralement pas sur place en cas de dommages. C’est donc au conseil de copropriété de l’avertir en cas de sinistre afin qu’il engage les démarches nécessaires : état des lieux des dégâts, prise de contact avec l’assureur etc.
Qui doit payer l’assurance copropriété ?
Tous les propriétaires. En général, la prime d’assurance copropriété fait l’objet d’un partage équitable entre les différents copropriétaires, proportionnellement à la superficie occupée par chaque copropriétaire.
Cependant, dans certains cas, les risques diffèrent selon les copropriétaires (ex : un commerçant qui exerce dans l’immeuble). Si l’assureur considère que cette raison implique une surprime, il pourra être demandé à cet habitant de supporter seul son montant.
On parle d'assurance copropriété horizontale pour parler d'une assurance couvrant des biens immobiliers indépendants construits sur un terrain commun. Chaque propriétaire peut jouir des parties communes sans pour autant en être propriétaire.
Quel est le prix d’une assurance de copropriété ?
Le prix d’une assurance habitation copropriété est calculé, avant tout, par rapport à la valeur du logement. Le montant de la prime dépend aussi du risque à couvrir (et donc des sinistres passés), mais également de l’état actuel de l’immeuble, de son environnement et des systèmes de sécurité dont il dispose.
Ces critères offrent un panel de contrats et de prix qui peut être très large. Pour vous donner une idée des tarifs pratiqués sur le marché de l’assurance immeuble copropriété, voici un tableau des prix pouvant être constatés :
| Type de logement | Prix généralement constatés |
|---|---|
| Immeuble parisien de 800m2 | 1 640 €/an |
| Immeuble brestois de 400 m2 (construction traditionnelle | 740 €/an |
| Immeuble lyonnais de 1 000 m2 (construction moderne) | 705 €/an |
Pour trouver la meilleure assurance pour votre immeuble, le plus efficace est de se tourner vers un courtier spécialisé en assurance copropriété. Grâce à son aide, vous êtes assuré de trouver la couverture la plus adaptée et économique pour votre immeuble. N'hésitez pas à utiliser notre comparateur d'assurance immeuble pour vous faire une idée du marché.
Que couvre l’assurance MRI en cas de sinistre dans les parties communes ?
L'assurance copropriété permet de couvrir les dommages causés par un événement qui a pris naissance dans les parties communes de l'immeuble. En cas de sinistre, c'est au syndicat de faire une déclaration à l'assurance de la copropriété. Celle-ci ne fonctionnera que si le sinistre concerne une partie commune. Si celui-ci refuse et que vous vous retrouvez en conflit avec votre syndic, la garantie protection juridique de votre assurance habitation peut vous aider ! Ne la négligez pas.
Le plus souvent, l'assurance de l'immeuble couvre les dégâts matériels affectant la totalité des bâtiments (parties communes et privatives), ainsi que la Responsabilité Civile des copropriétaires. En général, les garanties de l'assurance habitation copropriété prennent aussi en charge les aménagements apportés par chaque copropriétaire dans son appartement : cloison, plâtres, électricité, parquet, placard, etc.
Voici quelques exemples de sinistres couverts par l'assurance copropriété :
- les incendies qui auraient pris naissance dans les parties communes ;
- les fuites de canalisation, les infiltrations par le toit ou les murs de l'immeuble, les dégâts des eaux ;
- les dégâts liés à une cause climatique sur les toitures ;
- accident d'ascenseur ;
- les vols et dégâts matériels causés par des cambrioleurs.
À l'inverse, en cas de dommages causés par un événement qui a pris naissance dans une partie privative de l'immeuble, c'est le copropriétaire du bien dans lequel se trouve l'origine du sinistre qui doit faire une déclaration à son assurance.
Quelle assurance pour un syndic bénévole d'une copropriété ?
Chaque copropriété doit être dotée d'un syndic. Dans la plupart des cas, le syndic est constitué de propriétaires qui acceptent de gérer cette charge bénévolement. Sinon, il existe des services de syndic professionnels pouvant être mandatés. Faire appel à un syndic professionnel présente deux inconvénients : son coût et le fait qu'en tant que prestataire, il n'habite pas sur les lieux et ne pourra être présent rapidement en cas de sinistre.
Aujourd'hui, la plupart des immeubles ont un syndic géré par un ou plusieurs des co-propriétaires, mandatés par l'ensemble des co-propriétaires d'agir pour le bien commun de l'immeuble.
En tant que syndic bénévole, aucune obligation d'assurance n'est requise. Cependant, il est fortement recommandé à tout syndic bénévole d'être couvert, a minima, par une Responsabilité Civile. En effet, même en tant que bénévole, il peut voir sa responsabilité engagée puisqu'il est l'interlocuteur en charge des sinistres concernant l'immeuble.
Ainsi, en cas d'incident à autrui causé par l'immeuble (ardoise qui tombe sur un passant, visiteur qui glisse dans les escaliers), c'est la RC du syndic qui pourra être engagée.
L'assurance copropriété est dotée d'une Responsabilité Civile pour tous les co-propriétaires. Ainsi, si un sinistre est causé par une partie commune, cela sera à l'assureur de la copropriété d'être contacté. En revanche, en cas de dommage survenu dans votre logement privatif, cela sera la Responsabilité Civile octroyée par votre assurance MRH qui sera engagée.
Quelle assurance pour une copropriété de deux lots ?
Une copropriété en deux lots signifie que seuls deux propriétaires se partagent la copropriété. C'est le cas par exemple pour :
- deux maisons construites sur un même terrain (copropriété horizontale) ;
- un logement divisé et occupé par des propriétaires (ou locataires) distincts ;
- une résidence comportant deux appartements.
Dans ce cas, on parle de "petite copropriété". Depuis 2020, certaines dispositions sont prévues pour ce type de copropriété et notamment la permission de ne pas constituer de conseil syndical (assemblée générale) dès lors que les deux parties donnent leur accord par écrit.
En revanche, les copropriétés de deux lots ne sont pas dispensées de l'assurance copropriété. Cette dernière concerne toutes les formes de copropriétés, quel que soit le nombre de lots ou de propriétaires.
En cas de défaut d'assurance copropriété, vous vous risquez à devoir assumer les dommages survenus dans les parties communes puisqu'elles ne sont pas couvertes par votre assurance habitation. Ce sont des dégâts pouvant être conséquents et donc très onéreux !
FAQ
Quelle assurance pour une copropriété ?
Depuis 2014, l'assurance copropriété est obligatoire. Elle regroupe les garanties de base de l’assurance habitation, étendues à un ensemble immobilier. Ainsi, si un sinistre survient dans les parties communes de la copropriété, vous êtes couvert sans que la responsabilité d'un des propriétaires soit engagée.
Qui doit payer l'assurance d'une copropriété ?
Tous les propriétaires. En général, la prime d’assurance copropriété fait l’objet d’un partage équitable entre les différents copropriétaires, proportionnellement à la superficie occupée par chaque copropriétaire.
Que couvre l'assurance immeuble copropriété ?
L'assurance copropriété permet de couvrir les dommages causés par un événement qui a pris naissance dans les parties communes de l'immeuble (incendies, dégâts des eaux, vandalisme sur les accès de l'immeuble, toiture endommagée etc).





Bonsoir
Nous sommes une copropriété avec un immeuble de 4 appartements et derrière 3 maisons en chais.
Comment repartir l’assurance copropriété
Les maisons a l’arrière doivent elles payer l’assurance copro alors qu’elles sont indépendantes de l’immeuble
Merci de votre aide
Bonjour,
La répartition des charges d’assurance en copropriété dépend de la définition des parties communes et privatives dans le règlement de copropriété. Si les maisons situées à l’arrière sont considérées comme des parties privatives et ne bénéficient pas des services ou des parties communes de l’immeuble principal, elles ne devraient pas contribuer aux charges d’assurance de la copropriété. En revanche, si elles partagent des éléments communs avec l’immeuble (comme des voies d’accès, des espaces verts, etc.), elles pourraient être tenues de participer aux charges correspondantes. Il est donc essentiel de consulter le règlement de copropriété pour déterminer précisément les obligations de chaque lot.
N’hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin de plus d’informations.
Pourquoi notre syndic squarehabitat veut-il nous ajouter une assurance H24 (nuit, week-end, fériés…)facturée 19300 euros à l’année. 40 appartement. De 64 m carres
Bonjour,
L’assurance H24 proposée par votre syndic, facturée 19 300 € par an pour 40 appartements, semble couvrir une assistance disponible 24 heures sur 24, y compris les nuits, week-ends et jours fériés. Ce type de service peut être utile pour gérer rapidement les urgences dans les parties communes, comme des fuites d’eau ou des pannes d’ascenseur.
Cependant, le coût de cette assurance paraît élevé par rapport aux tarifs moyens observés. En 2026, le coût moyen d’une assurance multirisque pour une copropriété de 20 à 50 lots se situe généralement entre 3 000 et 7 000 € par an, soit environ 100 à 200 € par lot.
Il serait judicieux de :
– Demander des précisions à votre syndic sur les garanties exactes offertes par cette assurance H24 et justifier le montant proposé.
– Comparer avec d’autres offres en sollicitant plusieurs devis auprès d’assureurs spécialisés en copropriété pour évaluer si ce tarif est compétitif.
– Consulter le conseil syndical pour discuter de la pertinence de cette couverture et de son coût, afin de prendre une décision éclairée lors de la prochaine assemblée générale.
Bonne continuation dans vos démarches.
Bonjour
Je suis presidente du conseil syndical de ma copropriété dans laquelle un sinistre degat des eaux a eu lieu en décembre 2025. Ce dégat des eaux a pris naisssnce chez l’un des cooropriétaires au deuxième et dernier etage d’une partie de l’immeuble et a impacté les parties communes comme la structure du sol .
Depuis, 4 visites d’experts des assurances des sinistrés (3 copropriétaires) ainsi que de notre assurance se sint succédés et la responsabilité n’a pas encore été établie. Conséquence : l’assurance de ka copro a adressé une lettre de résiliation à notre syndic mettant fin à l’assurance fin juin de cette année et notre syndic n’arrive pas aà retrouver une assurance voulant reprendre notre copropriété car cout des travaux à prévoir encore inconnu. De plus, notre assurance ne vveut pas s’engager à payer le devis structure et devis pour les premiers trvx à prévoir alors qu’ils sont censés assurer le sinistre. Que peut on faire dans ce cas pour ne pas avoir à avancer les frais et retrouver une assurance ? A savoir que notre syndic nous quitte également fin juin nous laissant entre les mains d’un administrateur judiciaire. .
Bonjour,
Je comprends que votre copropriété traverse une situation complexe suite au dégât des eaux de décembre 2025. Voici quelques pistes pour vous aider :
– Résiliation de l’assurance actuelle : Un assureur peut résilier un contrat après un sinistre, même si vous n’en êtes pas responsable. Cette possibilité doit être mentionnée dans les conditions générales du contrat.
– Recherche d’une nouvelle assurance : Il est essentiel de souscrire rapidement une nouvelle assurance pour éviter que l’immeuble ne reste sans couverture, ce qui est illégal. Pour faciliter cette démarche, vous pouvez solliciter le Bureau Central de Tarification (BCT), qui peut contraindre un assureur à vous couvrir moyennant une prime déterminée.
– Refus de prise en charge des travaux : Si l’assureur refuse de couvrir les travaux nécessaires, il est recommandé de consulter un médiateur ou de solliciter un avis juridique pour défendre vos droits.
– Changement de syndic : Avec le départ imminent de votre syndic, il est crucial d’organiser une assemblée générale pour nommer un nouveau syndic ou envisager une gestion bénévole par les copropriétaires.
Je vous souhaite bon courage dans ces démarches et reste à votre disposition pour toute question supplémentaire.
Bonjour,
Je suis bénévole au conseil syndical d’une copropriété de 79 lots .
Elle se compose de 4 bâtiments ainsi que des partie communes ( espace vert , allée etc … )
La superficie total est de 6 450 m2 ( immeubles, espace vert , parking privatif , allée communes )
Il y a 4 bâtiments qui se compose ;
A : 24 lot
B : 24 lot
C : 24 lot
D : 7 lot
Actuellement notre cotisation annuel englobe tout les bâtiments ainsi que les parties communes .
Est-ce possible d’avoir une assurance avec une cotisation annuel pour chaque bâtiment et les parties communes .
L’idée est que la sinistralité soit supporté par le bâtiment ayant eu un sinistre et non la totalité de la copro .
Cela permettra un implication des copropriétaires pour mieux entretenir les parties batiment .
Merci pour votre aide sur ma question .
Bonne journée
Bonjour,
Il est envisageable de souscrire des contrats d’assurance distincts pour chaque bâtiment de votre copropriété, ainsi qu’un contrat spécifique pour les parties communes. Cette approche permettrait de répartir la sinistralité par bâtiment, incitant ainsi chaque groupe de copropriétaires à mieux entretenir leur bâtiment respectif.
Cependant, cette solution peut entraîner une complexité administrative accrue et potentiellement des coûts plus élevés. En effet, chaque contrat nécessiterait une gestion séparée, et les primes pourraient être plus élevées en raison de la fragmentation des risques.
Il est donc recommandé de consulter votre syndic et de discuter avec les copropriétaires pour évaluer la faisabilité et les implications financières d’une telle répartition des assurances.
Bonne journée.
Bonjour. Je voudrait assurer 2 bâtiments (- 100 m2) ainsi que le portail électrique de notre copropriété qui est constituée de maisons individuelles celles-ci assurées par leurs propriétaires.
Les espaces communs (jardins, parking, allées sont couverts par une responsabilité civile autre).
Quelle type d’assurances prendre et vers quel assureur me tourner ?
D’avance merci
Bonjour,
Pour assurer les deux bâtiments de moins de 100 m² ainsi que le portail électrique de votre copropriété composée de maisons individuelles, il est recommandé de souscrire une assurance multirisque immeuble. Cette assurance couvre les dommages matériels pouvant affecter les parties communes, y compris les bâtiments et équipements collectifs tels que le portail électrique.
Bien que chaque propriétaire assure sa maison individuellement, l’assurance multirisque immeuble permet de protéger les éléments communs de la copropriété. Il est également essentiel de vérifier que le contrat inclut une garantie responsabilité civile pour couvrir les dommages causés à des tiers par les parties communes.Pour obtenir un devis, cliquez ici.
Bonne continuation dans vos démarches !