Compte titre ordinaire, comment le choisir ? - Réassurez-moi

Qu’est-ce qu’un compte titres ordinaire ? 

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Le compte-titres ordinaire (« CTO ») est un portefeuille qui vous permet d’investir sur les marchés financiers et d’acquérir toutes sortes d’actifs. Produit risqué par excellence, il offre aussi de belles perspectives de rendement. Même s’il est clairement déconseillé pour se constituer une épargne de sécurité, il peut être un allié judicieux pour « chercher un peu de rentabilité », dès lors qu’il constitue une part raisonnée du patrimoine. Reste à bien comprendre comment il fonctionne. Focus. 

Compte-titres ordinaire : définition

C’est quoi, un compte-titres ordinaire ? En deux mots, le compte-titres vous permet d’investir sur les marchés financiers en achetant des valeurs mobilières françaises, européennes ou internationales. 

Concrètement, vous pourrez acquérir une grande variété de types de titres, comme par exemple des actions ou obligations d’entreprises dans les secteurs d’activité ou zones géographiques de votre choix. 

Au delà des revenus dégagés par vos titres (dividendes, intérêts…), vous pourrez générer des plus-value lors de la revente. 

Vous pourrez récupérer les sommes investies sur votre compte-titres ordinaire, en demandant à la banque de vendre les titres. Le risque est ici toutefois de réaliser de la moins-value, si la valeur de vos avoirs a baissé au moment où vous devez faire votre retrait. 

Le compte-titres n’est soumis à aucun plafond. Vous pourrez donc investir au fur et à mesure de votre capacité d’épargne. 

Il peut être ouvert par tout contribuable, majeur comme mineur (avec accord du représentant légal). Il est possible que le compte-titres soit : 

  • Individuel, c’est-à-dire détenu par une seule personne, 
  • Joint (détenu par un couple par exemple), 
  • Indivis, c’est-à-dire détenu par plusieurs personnes qui devront passer les ordres d’achat et de vente d’un commun accord. 

Ce qu’il est primordial de comprendre, c’est que via un compte-titres, vous faites l’acquisition de produits risqués, puisque vous vous positionnez sur les marchés financiers (vous investissez en bourse). Vous n’avez donc, pour la majorité des titres, aucune garantie en capital : vous pourrez donc « perdre de l’argent ». 

Si votre profil est plus sécuritaire et que vous souhaitez vous constituer une épargne de sécurité, mieux vaudra peut-être vous diriger vers d’autres supports tels que les livrets réglementés (livret A, LDD…) ou l’assurance-vie (100 % sécurisée en fonds en euros).

Le compte-titres ordinaire se destine donc surtout aux épargnants à la recherche d’un potentiel de rendement attractif, prêts à accepter les risques de marché, et ayant idéalement une connaissance en la matière.

Comment choisir son compte-titres ? 

Toutes les banques, qu’ils s’agissent des établissements traditionnels à guichet ou des banques en ligne, ont leur propre offre de compte-titres ordinaire. Ceux-ci vous donnent accès à l’ensemble des types de titres du marché. 

Les banques en ligne sont souvent celles qui commercialisent les compte-titres aux meilleures conditions, et qui sont les moins gourmandes en matière de frais.

Voici quelques-uns des critères qui, à nos yeux, doivent être étudiés lorsque vous mettez en concurrence les offres de CTO disponibles sur le marché : 

  • Les frais de courtage, 
  • Les droits de garde, 
  • Les frais de transfert, 
  • Les frais de clôture, 
  • Les modes et options de gestion proposés. 

Vous aurez tout de même intérêt à comparer un maximum d’offres, car toutes ne se valent pas, notamment en matière de frais. Le CTO fait en effet l’objet de plusieurs types de frais que nous allons détailler. 

Réassurez-moi vous propose son propre comparateur de produits d’épargne, 100 % gratuit, anonyme et sans engagement. Vous aurez ainsi un aperçu rapide des offres du marché et pourrez être sûr de faire le meilleur choix !

Compte-titres ordinaire ou PEA : que choisir ? 

Le compte-titres ordinaire n’est pas règlementé, à l’inverse du PEA (plan épargne en actions). Ce dernier est donc moins « souple ». Le compte-titres ordinaire est par exemple plus « liquide » puisqu’il sera possible de sortir à tout moment.

Ce qu’il faut déjà savoir, c’est que le PEA est soumis à des conditions strictes, telles que : 

  • Un plafond d’investissement est posé (à l’inverse du CTO), 
  • Il doit être ouvert dans la banque qui détient le compte courant, 
  • Il n’est accessible qu’aux contribuables domiciliés fiscalement en France. 

Le plan épargne en actions est plafonné à 150 000 euros de versement (le double pour un couple), ou 225 000 euros s’il s’agit d’un PEA-PME. Un PEA jeune pourra aller jusqu’à 20 000 euros.

Le PEA jouit d’une fiscalité particulière, qui devient de plus en plus intéressante au fil du temps. Après 5 ans, il est exonéré d’impôt sur le revenu (mais les gains restent soumis aux prélèvements sociaux). 

Une autre différence entre CTO et PEA réside également au niveau des titres accessibles. Là où le CTO permet d’acquérir n’importe quel type de titre (quels que soient la zone, le secteur d’activité…), le PEA ne permet d’investir que sur des entreprises européennes et quelques SICAV et FCP éligibles. 

Au final, bon nombre d’experts s’accordent à dire qu’il est peut être judicieux d’avoir un plan épargne en actions pour investir sur les valeurs européennes tout en profitant d’une fiscalité favorable, et que le compte-titres est plutôt à privilégier si vous visez des titres internationaux. 

Depuis peu, il est maintenant possible de faire un retrait partiel sur le PEA entre 5 et 8 ans sans que cela n’entraîne sa clôture. 

Compte-titres ordinaire : quel est son fonctionnement ? 

Concrètement, un CTO se compose d’un compte courant en argent liquide (qui servira à acquérir les titres) et d’un compte-titres à proprement parler, c’est-à-dire le portefeuille lui-même. 

Son alimentation est libre. Vous pourrez donc faire des apports selon vos possibilités d’épargne et les opportunités de marché, quand bon vous semble. Les versements pourront aussi être programmés, ce qui permettra entre autres de lisser le prix d’achat des titres dans le temps.

De même, la revente de titres (si vous souhaitez récupérer une somme ou matérialiser une plus-value) peut en général être demandée à tout moment, même dans le cas où un mode de gestion serait mis en place. 

Sur le plan des modes et options de gestion justement, sachez que l’on en distingue plusieurs, comme la gestion sous mandat ou la gestion conseillée. Votre portefeuille sera ici confié à un professionnel qui procédera aux arbitrages selon votre profil (gestion prudente, équilibrée…). Rien ne vous empêche bien sûr de rester en gestion libre et de faire vos arbitrages de valeurs vous-même. 

Opter pour un mode de gestion pourra entraîner des frais.

Comme nous l’avons dit, le CTO vous permet d’investir sur un large éventail de titres, tels que notamment : 

  • Des actions (des parts) d’entreprises françaises, européennes ou internationales,
  • Des obligations (prêt d’argent à une entreprise, qui génère des coupons ou intérêts), 
  • Des FCP (fonds communs de placement), 
  • Des SICAV (sociétés d’investissement à capital variable), 
  • Des parts de SCPI (sociétés civiles de placement immobilier), 
  • D’autres produits plus complexes tels que les warrants, trackers… 

Quelle est la fiscalité du compte-titres ordinaire ? 

Quelle est la taxation sur un compte-titres ordinaire ? 

Ce qu’il faut savoir, c’est que le CTO n’a pas de régime fiscal privilégié, à l’inverse par exemple du plan épargne en actions ou de l’assurance-vie. 

On doit toutefois distinguer, pour un compte-titres ordinaire, la fiscalité applicable aux intérêts générés de celle qui concerne les éventuelles plus-values dégagées. 

Les revenus (intérêts, dividendes…) seront imposés en tant que revenus de capitaux mobiliers, sur la base de la « flat tax » Macron de 2018, aussi appelé prélèvement forfaitaire unique (PFU). 

Le prélèvement forfaitaire est de 30 %. Il se compose comme suit : 

  • 12,8 % correspondent à l’impôt sur le revenu, 
  • 17,2 % correspondent aux prélèvements sociaux. 

Le titulaire peut aussi choisir que les revenus de capitaux mobiliers dégagés par son CTO soient soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, et non au PFU. Auquel cas, les gains seront imposés sur la base de sa tranche marginale d’imposition, après un abattement de 40 %. Cela ne sera généralement profitable qu’aux contribuables faiblement ou non imposés. Faites bien votre calcul selon votre tranche. 

Il est possible d’être dispensé du prélèvement forfaitaire si le revenu fiscal de référence du titulaire du CTO est inférieur à 25 000 euros (50 000 pour un couple) s’il s’agit d’intérêts (revenus d’obligation), ou à 50 000 euros (75 000 euros pour un couple) s’il s’agit de dividendes (revenus d’actions). 

Concernant enfin l’imposition des plus-values d’un CTO (suite à la revente de titres), les choses seront similaires : impôt sur le revenu (PFU ou barème) et prélèvements sociaux (17,20 %). 

Vous cherchez un placement pouvant bénéficier d’un régime fiscal privilégié ? Pourquoi ne pas vous tourner vers l’assurance vie ? Cette solution peut s’avérer utile si le compte titres vous semble trop contraignant. Nous avons mis en place un comparateur d’assurance-vie vous permettant de mettre en concurrence les différentes offres du marché. Il est gratuit et 100 % en ligne.

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Succession et compte-titres ordinaire : comment ça marche ? 

Avant toute chose, il faut savoir que la donation d’un compte-titres ordinaire est possible, que ce soit : 

  • En pleine propriété, 
  • En nue-propritété. 

Attention toutefois aux droits de donation, qui seraient dus si le portefeuille titres excède 100 000 euros (en cas de donation à un enfant). 

En cas de décès du titulaire, l’on distingue compte-titres ordinaire et plan épargne en actions : 

  • Le CTO intègre la succession du défunt selon les règles de la dévolution successorale : il revient aux héritiers, sans fiscalité sur les plus-values, 
  • Le PEA sera quant à lui clôturé au décès et sera soumis à fiscalité selon les règles en vigueur.  

Le principal intérêt de la donation est qu’elle « efface » la fiscalité sur les plus-values. Un PEA ne peut en revanche pas être transmis.

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