Lors d’un rachat de crédit, on relègue souvent l’assurance emprunteur au second plan, alors qu’elle peut représenter une part importante du coût total de l’opération. Pourtant, le rachat de crédits implique presque toujours la mise en place d’une assurance emprunteur en cas de rachat de crédit, avec des règles, des garanties et un tarif pouvant fortement varier selon votre âge, votre état de santé et la durée du prêt.
Ce qu'il faut retenir :
- Un rachat de crédit entraîne généralement la résiliation des anciennes assurances et la souscription d’un nouveau contrat.
- Les banques exigent quasi systématiquement l’assurance en cas de rachat avec une part immobilière.
- Le coût de l’assurance peut augmenter avec l’âge ou la durée rallongée, mais on peut aussi l’optimiser.
- La délégation d’assurance permet souvent d’obtenir de meilleures garanties à un tarif plus compétitif que celui proposé par la banque.
- Bien négociée, l’assurance peut faire la différence entre un rachat de crédit réellement avantageux et une fausse bonne idée.
Pourquoi l’assurance est un élément clé lors d’un rachat de crédit
Un rachat de crédit n’est pas une simple modification de votre prêt existant. Il s’agit d’une nouvelle opération de financement. À ce titre, l’organisme prêteur réévalue l’ensemble du dossier, y compris l’assurance emprunteur, comme s’il s’agissait d’un nouveau crédit.
L’assurance joue alors un rôle central. Elle sécurise le remboursement du nouveau prêt en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail. Plus la durée du rachat est longue et plus le profil de l’emprunteur a évolué (âge, santé, situation professionnelle), plus son impact est important sur le coût global.
Il faut également distinguer deux situations :
- Rachat avec part immobilière : les banques exigent presque toujours l’assurance emprunteur, avec des garanties proches de celles d’un prêt immobilier classique.
- Rachat de crédits à la consommation : on n'impose pas l'assurance, mais certains établissements peuvent la demander selon le profil emprunteur.
Dans tous les cas, la banque ou l’organisme prêteur examine en priorité le niveau de garanties, la quotité assurée, l’adéquation entre l’assurance et la durée du nouveau prêt, et le coût total de l’assurance, souvent déterminant dans l’acceptation du dossier.
💡 Dans de nombreux dossiers de rachat de crédit, l’assurance a un impact financier plus important que le taux du rachat lui-même.
Comment fonctionne l’assurance emprunteur lors d’un rachat de crédit ?
Lors d’un rachat de crédit, le nouvel établissement solde les anciens prêts, ce qui entraîne automatiquement la résiliation des assurances rattachées à ces derniers. Les garanties cessent en même temps que les crédits d’origine.
On doit alors mettre en place une nouvelle assurance emprunteur pour couvrir le prêt regroupé. L'assureur la recalcule sur la base du nouveau capital emprunté, de la durée totale du rachat, des garanties que l’organisme prêteur exige et de la quotité que l’on applique à chaque emprunteur le cas échéant.
Certaines situations nécessitent une attention particulière :
- Rachat partiel : seule la part refinancée est couverte par la nouvelle assurance.
- Ajout de trésorerie : l’assurance porte sur un capital plus élevé, ce qui peut modifier le tarif.
- Co-emprunteurs : la répartition des quotités doit être revue pour garantir une protection cohérente.
Schéma explicatif avant / après rachat de crédit :
| Étapes | Situation avant | Transition | Situation après |
|---|---|---|---|
| Crédits | Prêt immobilier + prêt auto + crédit conso | Soldes techniques des anciens comptes | Prêt unique (une seule mensualité) |
| Assurances | Contrat A + Contrat B + Contrat C | Résiliation automatique (fin du risque) | Contrat d'assurance unique |
| Coût | Primes multiples et souvent élevées | Analyse du nouveau profil de risque | Prime recalculée sur le montant global |
| Gestion | Plusieurs échéances et interlocuteurs | Centralisation | Un seul prélèvement, une seule notice |
L’assurance est-elle obligatoire dans un rachat de crédit ?
La réponse dépend directement de la nature du rachat de crédit.
- Rachat de crédit immobilier (avec part immobilière) : Dans ce cas, l’assurance emprunteur est quasi systématiquement exigée par l’établissement prêteur. Elle permet de sécuriser le remboursement du nouveau prêt en cas de décès ou d’accident de la vie, comme pour un crédit immobilier classique.
- Rachat de crédits à la consommation uniquement : L’assurance n’est pas légalement obligatoire, mais elle est très souvent fortement recommandée, voire conditionnelle selon les profils (âge, situation professionnelle, montant racheté).
Les garanties généralement demandées lors d’un rachat de crédit sont la garantie décès, la PTIA (Perte Totale et Irréversible d’Autonomie), et, selon les profils, l’IPT et/ou l’ITT.
En cas de refus d’assurance, les conséquences peuvent être concrètes :
- Refus pur et simple du rachat ;
- Conditions de financement moins favorables ;
- Ou exigence de garanties alternatives (co-emprunteur, caution, apport).
💡 Lorsque l’assurance est exigée, la loi Lemoine s’applique. Elle permet de changer d’assurance à tout moment, à condition de respecter l’équivalence de garanties demandée par l’organisme prêteur.
Quel est le coût de l’assurance lors d’un rachat de crédit ?
Le coût de l’assurance lors d’un rachat de crédit dépend de plusieurs paramètres, souvent différents de ceux du prêt initial. Il est recalculé sur la base :
- de l’âge de l’emprunteur au moment du rachat,
- du capital assuré,
- de la durée du nouveau prêt, souvent rallongée,
- et de l’état de santé au moment de la souscription.
Selon la situation, le coût de l’assurance peut augmenter, notamment si le rachat intervient plus tard dans la vie du prêt ou si des surprimes médicales s’appliquent, ou au contraire baisser, si l’on profite du rachat pour passer sur une assurance individuelle mieux tarifée et plus adaptée.
📊 Exemples concrets :
- Rachat à 45 ans sur 20 ans : la durée plus longue et l’âge plus élevé peuvent fortement alourdir le coût de l’assurance bancaire.
- Dossier avec surprime médicale : selon les assureurs, le tarif peut varier du simple au double pour des garanties équivalentes.
Un rachat de crédit peut faire doubler le coût de l’assurance si elle n’est pas renégociée en parallèle.
Comment optimiser son assurance lors d’un rachat de crédit ?
Un rachat de crédit est une occasion stratégique pour revoir en profondeur son assurance emprunteur. Trop souvent, l’assurance est reconduite par défaut, alors qu’elle peut représenter une part importante du coût total de l’opération.
Le levier principal d’optimisation reste la délégation d’assurance. Elle permet de comparer l’assurance proposée par l’organisme de rachat avec des contrats individuels, généralement plus personnalisables et souvent plus compétitifs, à garanties équivalentes.
Pour optimiser réellement son assurance, plusieurs points doivent être ajustés :
- La quotité, afin d’éviter une sur-assurance inutile, notamment en cas de co-emprunteurs ;
- Les garanties réellement utiles, en fonction de l’âge, de la situation professionnelle et du projet (ITT, IPT, PTIA…) ;
- Le mode d’indemnisation (forfaitaire ou indemnitaire), qui peut fortement impacter la protection réelle en cas de sinistre.
Il est également essentiel d’anticiper les aspects médicaux avant le rachat. Un changement de contrat peut entraîner un nouveau questionnaire de santé et, selon les profils, des exclusions ou surprimes. Être accompagné permet d’identifier les assureurs les plus favorables à votre situation.
FAQ : Assurance et rachat de crédit
Peut-on changer d’assurance lors d’un rachat de crédit ?
Oui. Le rachat de crédit est considéré comme un nouveau prêt. Vous pouvez donc choisir librement une nouvelle assurance, y compris via la délégation d’assurance, à garanties équivalentes.
L’assurance est-elle plus chère après un rachat de crédit ?
Pas forcément. Le coût dépend surtout de votre âge au moment du rachat, de la nouvelle durée et de votre état de santé. Sans optimisation, elle peut augmenter. Mais bien négociée, elle peut aussi baisser.
Que se passe-t-il si l’assurance est refusée lors d'un rachat de crédit ?
En cas de refus d’assurance, le rachat peut être bloqué, surtout s’il comporte une part immobilière. Des solutions existent toutefois : assureurs spécialisés, exclusions ciblées ou ajustement des garanties.
Peut-on garder la même assurance qu’avant pour un rachat de crédit ?
En pratique, non. Les anciens contrats d’assurance sont résiliés automatiquement avec les anciens prêts. Une nouvelle assurance doit être mise en place pour couvrir le crédit racheté.
Le rachat de crédit permet-il de réduire le coût de l’assurance ?
Oui, à condition de la renégocier. Le rachat est souvent le meilleur moment pour optimiser l’assurance (quotité, garanties, assureur) et réduire le coût global du projet.

En cas de rachat de crédits à la consommation, avec un co-emprunteur, le co-emprunteur devra-t- payer en cas décés de l’emprunteur dont le contrat est à son nom et qui a souscrit une assurance de quotité de 100%?
En cas de rachat de crédits à la consommation avec un co-emprunteur et lorsque l’emprunteur principal (celui dont le contrat est à son nom) a souscrit une assurance de quotité de 100%, cela signifie généralement que l’assurance couvre la totalité du solde restant dû en cas de décès de l’emprunteur principal. Par conséquent, en cas de décès de l’emprunteur principal, l’assurance devrait normalement rembourser la totalité du solde du prêt.