Le système de santé japonais rembourse en général 70 % des frais, mais les 20 à 30 % restants pèsent vite sur un budget d'expatrié. Pour combler ce reste à charge, vous avez deux options de couverture santé expatrié. On vous aide à choisir la bonne assurance santé pour le Japon !
Ce qu'il faut retenir
- Trois régimes d'assurance maladie obligatoires structurent le système de santé japonais, selon votre statut (salarié, indépendant, grand âge).
- Le régime local prend en charge environ 70 % des frais pour un actif, laissant un reste à charge de 20 à 30 %.
- Au-delà de 3 mois de résidence, les étrangers réguliers ne relevant d'aucun autre régime s'affilient au Kokumin Kenko Hoken ; les salariés relèvent du Shakai Hoken via leur entreprise.
- Deux parcours pour vous protéger, la CFE et une complémentaire santé ou une assurance santé internationale au 1er euro
Comment fonctionne le système de santé au Japon pour un expatrié ?
Le Japon dispose d'un système de santé universel réputé pour la qualité de ses soins. Tout résident, japonais comme étranger, doit être affilié à un régime public d'assurance maladie.
Shakai Hoken, Kokumin Kenko Hoken et Koki Koreisha Iryo Seido, les 3 régimes santé au Japon
Le régime dont vous relevez dépend de votre situation professionnelle et de votre âge. Trois grandes catégories coexistent au Japon :
- Shakai Hoken, l'assurance des salariés d'entreprise. Elle couvre les employés du secteur privé et leur famille, avec des cotisations partagées entre le salarié et l'employeur.
- Kokumin Kenko Hoken, l'assurance nationale gérée par les municipalités. Elle concerne les indépendants, les étudiants, les personnes sans emploi et les retraités de moins de 75 ans.
- Koki Koreisha Iryo Seido, le régime dédié au grand âge. Il s'applique à partir de 75 ans, ou dès 65 ans en cas d'invalidité reconnue.
Ces trois services relèvent de l'assurance maladie, autrement dit de vos droits sociaux au Japon.
Que remboursent les régimes de santé japonais ?
Le principe est proche de la Sécurité sociale française. Le régime local règle une partie de la facture, vous payez le reste. Pour un adulte actif, la prise en charge s'élève à 70 % des frais médicaux, soit une participation de 30 % à votre charge. Cette part diminue avec l'âge, comme le montre le tableau ci-dessous.
| Régime | Pour qui | Prise en charge | Reste à charge |
|---|---|---|---|
| Shakai Hoken (salariés) | Salariés du privé et leur famille | environ 70 % | environ 30 % |
| Kokumin Kenko Hoken (assurance nationale) | Indépendants, étudiants, retraités de moins de 75 ans, sans emploi | environ 70 % | environ 30 % |
| Koki Koreisha Iryo Seido (grand âge) | 75 ans et plus, ou 65 ans avec invalidité reconnue | environ 90 % | 10 % (30 % pour les revenus élevés) |
Entre 70 et 74 ans, la prise en charge passe à 80 %, avec un reste à charge de 20 %.
Sur des soins courants, la note reste supportable. Cependant, une hospitalisation ou une intervention lourde, c'est vite 30 % d'une facture à quatre chiffres. Une assurance santé internationale prend alors le relais du régime local pour ramener votre reste à charge à un niveau maîtrisé.
Quelles solutions pour compléter sa couverture santé au Japon ?
Une fois le régime local assimilé, reste à choisir votre couverture complémentaire. Deux parcours se dessinent, selon la durée de votre expatriation et votre rapport au système français.
Rester affilié à la CFE avec une complémentaire santé
La CFE, la Caisse des Français de l'Étranger, permet de garder un lien avec la Sécurité sociale française pendant votre expatriation. L'adhésion est volontaire et ouverte à tout Français installé hors de France.
À l'étranger, la CFE rembourse en fonction du pays et de votre dépense réelle, selon un taux ou un forfait appliqué à la facture. Cependant, ses remboursements restent plafonnés et ne couvrent pas toujours l'intégralité de vos frais et besoins au Japon.
Seule, la CFE laisse donc un reste à charge important. Elle est à compléter systématiquement par une complémentaire santé expatrié qui absorbe la différence.
Ce duo séduit surtout les familles installées durablement et les personnes qui prévoient un retour en France, car l'adhésion à la CFE santé facilite la réintégration à la Sécurité sociale sans délai de carence au retour et évite tout questionnaire de santé à l'entrée.
Souscrire une assurance santé internationale au 1er euro
L'autre option est de souscrire une assurance santé internationale au 1er euro. Ce contrat privé rembourse dès le premier euro dépensé, sans passer par la CFE.
La gestion y est plus simple avec un seul interlocuteur, et les plafonds sont souvent plus élevés. En contrepartie, il ne vous rattache pas à la Sécurité sociale française et suppose généralement un questionnaire de santé.
En dessous d'un an, vous pouvez aussi opter pour une assurance voyage pour le Japon !
Complémentaire CFE ou assurance 1er euro : laquelle choisir au Japon ?
Les deux options d'assurances santé au Japon se comparent ainsi :
- CFE + complémentaire : vous gardez un lien avec la Sécurité sociale française et une réintégration sans carence au retour, au prix de deux dossiers à gérer et d'une cotisation cumulée.
- Assurance au 1er euro, : vous vous appuyez sur un contrat privé unique, avec une gestion plus simple mais sans maintien des droits français.
Le budget d'une assurance santé internationale varie selon votre âge, votre profil de santé, la composition de votre foyer et le niveau de garanties choisi. Demandez plusieurs devis pour comparer avant de trancher, car deux contrats aux garanties proches peuvent afficher des écarts de prix notables.
Assurance santé Japon : quelles démarches et obligations ?
Tout étranger en situation régulière qui réside plus de 3 mois au Japon doit s'affilier à un régime d'assurance maladie s'il ne relève d'aucun autre dispositif.
Cette affiliation locale ne remplace pas votre complémentaire, elle en est le socle. Elle vous donne accès aux tarifs remboursés et à la carte d'assuré, mais elle laisse le reste à charge que votre assurance santé internationale viendra couvrir.
Un salarié est directement rattaché au Shakai Hoken par son employeur. Un indépendant ou un étudiant, lui, s'inscrit au Kokumin Kenko Hoken auprès de sa mairie de résidence.
FAQ : assurance santé Japon
Ma mutuelle française fonctionne-t-elle une fois au Japon ?
Votre complémentaire française cesse ses effets dès votre départ en expatriation, car elle est adossée à la Sécurité sociale française à laquelle vous n'êtes plus rattaché. Pour être couvert au Japon, vous devez souscrire un contrat adapté aux expatriés, soit une complémentaire adossée à la CFE, soit une assurance santé internationale au 1er euro.
Comment trouver un médecin francophone ou une clinique internationale au Japon ?
Dans les grandes villes comme Tokyo ou Osaka, des cliniques internationales accueillent les patients en anglais et parfois en français. Votre assureur ou votre assistance peut vous orienter vers ces établissements et vous aider à prendre rendez-vous. Repérer ces adresses avant votre arrivée vous fait gagner un temps précieux.
Faut-il souscrire son assurance avant de partir au Japon ?
Oui, mieux vaut souscrire avant le départ pour être couvert dès votre arrivée. Cela évite toute période sans protection pendant les premières semaines, le temps de finaliser votre inscription au régime japonais. Prévoyez la mise en place du contrat une à deux semaines avant votre installation.
Quels risques sanitaires au Japon ?
Le Japon est un pays sûr sur le plan sanitaire avec un niveau sanitaire équivalent à l'Europe de l'Ouest.
Il est conseillé d'être à jour des vaccins classiques (DTP, rougeole), et selon la durée/type de séjour : hépatite A/B, typhoïde, encéphalite japonaise.


