Comment évaluer son capital mobilier pour l'assurance habitation ?

Comment évaluer son capital mobilier pour l’assurance habitation ?

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Évaluer son capital mobilier est une étape très importante au moment de souscrire une assurance habitation. Le capital mobilier désigne la valeur de l’ensemble des biens contenus dans votre logement assuré : meubles, électroménager, décorations, vêtements, matériel informatique, de bricolage, de jardinage, etc. Le calcul de votre capital mobilier doit être effectué très sérieusement sous peine d’être mal couvert en cas de sinistre, ou de payer trop cher sa prime d’assurance annuelle. Alors comment évaluer correctement vos biens ? Réassurez-moi vous dit tout.

Identifier correctement le bien immobilier à assurer

Pour déterminer la valeur de votre bien immobilier, il est nécessaire de réunir des informations qui pourront vous donner des indications sur l’ensemble de votre logement.

Résidence principale ou secondaire ?

Vous n’assurez pas de la même manière le capital mobilier de votre résidence principale et de votre résidence secondaire. Pour cette dernière, vous pouvez demander une extension de garantie de l’assurance habitation de la résidence principale, ou encore souscrire une assurance spécifique propre à cette résidence secondaire. Vous pouvez également vous renseigner auprès de votre compagnie d’assurance, car certaines garanties sont particulièrement adaptées aux résidences secondaires, notamment en ce qui concerne les objets déplacés d’une résidence à une autre.

En règle générale, le prix d’une assurance habitation pour une résidence secondaire sera plus élevé que pour une résidence principale. Le fait que la résidence secondaire soit moins occupée à l’année présente davantage de risques de sinistres (vols, cambriolages ou vandalisme…) et une intervention moins rapide en cas de l’un d’eux.

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L’inoccupation du logement

Avec une résidence secondaire, le nombre de jours d’inoccupation du logement est une donnée déterminante quant au montant de la prime d’assurance à payer. Il existe une clause dans la plupart des contrats d’assurance multirisques habitation (MRH) appelée « clause de non-occupation », qui permet à votre assureur de réduire le montant de l’indemnisation, voire de supprimer cette dernière si un logement reste vacant trop longtemps.

Il s’agit alors de vérifier dans votre contrat MRH la durée maximale autorisée de la période d’inoccupation du logement. Certaines garanties demeurent relativement proches d’une assurance habitation propriétaire bailleur ou PNO (propriétaire non-occupant), bien qu’il faille impérativement signaler à votre compagnie d’assurance que le bien est réellement inoccupé et qu’il ne s’agit pas d’une location.

Les systèmes d’alarme

De nombreux assureurs exigent que votre résidence secondaire notamment dispose d’un système d’alarme. Si un tel dispositif a été déclaré mais qu’il ne se déclenche pas en cas de vol par exemple, vous ne sauriez être indemnisé, puisque votre assureur considèrera qu’il y a un vice de procédure. Il est donc nécessaire de privilégier les systèmes d’alarme homologués par voter assureur, ne serait-ce que pour vous assurer de l’indemnisation en cas de sinistre. Tous ces détails déterminent le prix de votre assurance habitation.

Ainsi, il est important de vérifier dans votre contrat MRH toutes les dispositions à prendre pour se protéger au maximum en cas de sinistre, que ce soit pour réduire votre cotisation ou pour être certain de correctement garantir votre bien en cas de sinistre et d’anticiper le montant de l’indemnisation.

Estimer la valeur du bien immobilier

Plusieurs éléments importent pour le calcul pur de la valeur de votre bien immobilier. Qu’il s’agisse de la situation de votre logement, du nombre de pièces ou encore des éventuelles dépendances… Il est donc nécessaire de faire un inventaire minutieux afin de payer la bonne prime d’assurance et d’être indemnisé correctement en cas de sinistre.

La situation du logement

Le 1er facteur qui influera le montant de votre cotisation d’assurance habitation est la situation du logement. L’adresse notamment est un élément clé, puisqu’elle donne à votre assureur une indication sur la prime d’assurance à payer. Certaines zones géographiques présentent en effet plus de risques que d’autres. Par exemple, une résidence perdue en pleine campagne sera à priori plus onéreuse à assurer puisque les vols seront plus faciles à commettre et d’éventuels sinistres tels qu’incendies, dégâts des eaux ou explosion mettront plus de temps à être pris en charge qu’un appartement dans la capitale.

Un logement situé au dernier étage d’un immeuble sera par exemple moins cher à assurer, puisque le vol sera plus difficile qu’un appartement situé au rez-de-chaussée.

Les pièces du logement

Les pièces du logement importent aussi : leur nombre, leur nature et leur situation donneront de précieuses indications à votre assureur. La surface seule du logement ne détermine pas le montant de la prime d’assurance, mais bien le nombre de pièces ainsi que leur étendue. Doivent être comptées en tant que pièces à déclarer toutes celles comprises entre 9 et 30m2. Celles d’une surface supérieure doivent être comptées pour 2 pièces dans le calcul.

Comme pour le calcul du nombre de pièces d’un appartement, sont exclues toutes les pièces suivantes : cuisine, salle de bain, toilettes et autres. Sont uniquement prises en compte les pièces dites « à vivre », bien que toutes les pièces du bien immobilier soient assurées en cas de sinistre.

Les dépendances

La présence de dépendances telles que les caves, garages ou greniers peut faire augmenter le prix de la cotisation d’assurance. Ces dépendances constituent des éléments à déclarer auprès de votre assureur afin de pouvoir les indemniser en cas de sinistre. Si la définition d’une dépendance reste floue et reste à traiter au cas par cas, il faut savoir que l’assurance habitation ne les couvre pas en cas de sinistre.

Il n’est donc pas nécessaire d’assurer une dépendance bien que cela reste très fortement conseillé afin de pouvoir indemniser son contenu et sa construction notamment. Par ailleurs, si une dépendance n’est pas assurée mais qu’un sinistre se déclare depuis l’une d’elle et se propage à l’habitation principale, l’assureur pourra ne pas vous indemniser dans le cadre de votre assurance habitation.

Valeur des biens mobiliers et coefficient de vétusté

Les biens à assurer doivent être rattachés au logement assuré dans lequel ils se trouvent habituellement. Il est donc important de faire un inventaire minutieux des biens mobiliers se trouvant dans votre résidence. En cas de sous-estimation de leur valeur, vous seriez remboursé en dessous de vos attentes. Dans le cas contraire, vous seriez davantage indemnisé mais paierez une cotisation d’assurance plus lourde.

Le coefficient de vétusté des objets à assurer est un élément indispensable à prendre en compte lors de votre inventaire et du calcul de votre capital. Le coefficient de vétusté varie en fonction de la nature des biens et représente l’état de détérioration que produit le temps sur vos bien mobiliers.

Afin de simplifier ce calcul, les assureurs disposent de grilles précises qui déterminent le coefficient de vétusté et le plafond appliqués aux biens mobiliers en fonction de leur appartenance à telle ou telle autre catégorie. Le taux de vétusté est donc un pourcentage qui correspond généralement à une perte de valeur de votre bien (appareil, mobilier, immobilier…) par année.

  • Matériel informatique : 30 %
  • Electroménager : 20 %
  • Hi-fi : 20 %
  • Meubles et objets courants : 10 %

Il est donc indispensable de mettre à jour régulièrement (tous les 2 ou 3 ans) auprès de votre assureur la valeur de vos biens afin de payer une prime annuelle correspondant le plus à leur valeur.

Sont distinguées 2 valeurs différentes :

  • La valeur d’usage : valeur de remboursement par la compagnie d’assurance en fonction du prix à neuf de l’objet, dont est déduite la vétusté, au jour du sinistre ;
  • La valeur à neuf : ici il est question de la valeur de remboursement à hauteur du prix à neuf de l’objet, sans déduction de sa vétusté.

En fonction du contrat que vous souscrivez, vous pouvez vous assurer selon ces 2 valeurs, la valeur à neuf faisant évidemment grimper le montant de votre primer d’assurance.

Objets de valeur et calcul du capital immobilier

Quel est le rôle de l’assurance habitation pour les biens précieux et objets de valeur ? Si la plupart des biens mobiliers sont pris en compte dans le calcul de la valeur du capital mobilier, certains en sont exclus. C’est notamment le cas des objets de valeur et précieux. Les 1ers représentent le mobilier ancien, les tableaux de maître et autres œuvres d’art ou les collections particulières. Les 2nds prennent en compte les lingots d’or, les bijoux, et autres accessoires en métaux précieux.

Il est alors nécessaire de procéder à une évaluation de ces biens par un commissaire-priseur ou un expert, qui saura déterminer leur valeur en fonction des prix du marché (une réactualisation régulière peut s’avérer utile). Par ailleurs, si la valeur de ce capital d’objets de valeur se situe en deçà de 20 000 €, votre contrat d’assurance habitation les prend normalement en compte. Si elle les excède, il faudra souscrire une assurance spécifique qui les couvrira alors en cas de sinistre.

Identifier son propre profil assuré

Votre assureur essaie de déterminer le plus précisément possible votre profil afin d’établir un contrat qui vous corresponde au mieux. Il prendra notamment en compte votre situation par rapport au logement (propriétaire ou locataire), mais aussi votre situation personnelle (marié, en couple, en concubinage, seul…).

Plus le nombre d’occupants est grand, plus les risques sont à priori élevés et plus votre cotisation d’assurance sera grande. C’est particulièrement le cas si des enfants sont présents dans le logement ; ils présentent davantage de risques, notamment en ce qui concerne la garantie responsabilité civile et la garantie des risques locatifs.

L’assureur est par ailleurs en droit de créer un contrat sur-mesure prenant en compte les risques liés à votre activité professionnelle. C’est particulièrement le cas si vous travaillez de chez vous, puisque les risques liés à votre profession seront liés à ceux concernant votre habitation.

De plus, il peut être intéressant pour vous d’assurer contre le vol ou les dégradations votre matériel de loisirs : planche de surf, instrument de musique, vélo… De nombreuses occasions se présenteront de faire jouer votre assurance habitation, mais votre prime risque d’être plus élevée si vous possédez plusieurs de ces objets car le risque pour un assureur sera plus grand.

Que faire en cas de changement de situation ?

En cas de changement de situation pro ou personnelle, il faut prévenir votre assureur afin que ce dernier adapte votre contrat aux dernières mises à jour. Un divorce par exemple ou un départ à la retraite, constitue un changement de situation qui doit être signalé à votre compagnie d’assurance.

Les délais pour la prévenir varient alors ; si le risque couvert diminue, l’assuré dispose de 3 mois pour en faire la déclaration. Dans le cas contraire, il ne dispose que de 15 jours. Il est préférable de voir à la souscription du contrat quelles sont les dispositions à prendre afin de prévenir votre assureur dans les temps, et surtout de déterminer quels sont les changements de situation présentant une aggravation du risque.

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