Souvent associés à la fin de vie, les soins palliatifs permettent d’améliorer la qualité de vie de personnes gravement malades et de leur entourage. Ces soins préviennent et soulagent leurs symptômes physiques et psychiques. Ils incluent aussi des troubles respiratoires, digestifs, anxieux ou des troubles du sommeil. L’évaluation repose sur des outils cliniques validés permettant d’adapter les traitements au plus près des besoins du patient. Tous les détails !

Qu’est-ce que les soins palliatifs ?

Lorsqu’une personne est atteinte d’une maladie grave, évolutive ou incurable, le corps médical doit préserver la dignité du patient et sa qualité de vie en lui administrant des soins palliatifs.

L’article L1110-10 du Code de la santé publique définit les soins palliatifs comme : “des soins actifs et continus pratiqués par une équipe interdisciplinaire en institution ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage”.

Les malades nécessitant des soins palliatifs peuvent présenter divers symptômes physiques. Par exemple des troubles du langage ou de la déglutition, une confusion mentale, une atteinte motrice, des pertes d’équilibre, de la fatigue, etc. Ils peuvent aussi souffrir d’anxiété ou de dépression. Les médecins doivent donc proposer aux patients des solutions pour atténuer leurs douleurs physiques et morales.  

Soins palliatifs ou fin de vie, quelles différences ?

Dans l’imaginaire collectif, les soins palliatifs sont associés à la fin de vie. Ces traitements médicaux n’ont pas vocation à guérir des malades, mais à améliorer leur confort de vie et celui de leurs proches.

Mais contrairement aux idées reçues, les soins palliatifs ne concernent pas uniquement les patients en fin de vie. Ils peuvent intervenir en supplément de traitements curatifs qui visent à guérir.

Dans la pratique médicale, l’introduction de soins palliatifs est souvent progressive. Elle ne marque pas une rupture nette avec les traitements curatifs. Les deux approches peuvent coexister sur des périodes longues, notamment dans certaines pathologies chroniques évolutives.

Stéphanie Le Guillou
Stéphanie Le Guillou
Pharmacienne et docteure en biologie
Tous les patients admis en soins palliatifs ne sont pas nécessairement en fin de vie.  Par exemple, certaines personnes en situation de handicap remplissent des critères d’admission en soins palliatifs. Et tous les patients en fin de vie ne bénéficient pas forcément d’un accompagnement en soins palliatifs En pratique, l’accès aux soins palliatifs en fin de vie peut toutefois rester inégal selon les situations.

Soins palliatifs vs soins intensifs

Les soins palliatifs peuvent être proposés en fonction de la situation clinique, notamment en cas de maladie grave évolutive ou de complications sévères, indépendamment du statut ALD. ls peuvent être prodigués aussi bien en milieu hospitalier ou au domicile du malade.


À l’inverse, les soins intensifs sont destinés aux patients gravement malades ou blessés ayant leur pronostic vital engagé ou fragile. Ces personnes nécessitent une surveillance et une intervention médicale continues. Par exemple, l’utilisation d’une assistance respiratoire ou une hydratation artificielle.

De plus, les soins intensifs sont exclusivement dispensés au sein d’unités de soins intensifs à l’hôpital.

Qui a le droit aux soins palliatifs ?

Les soins palliatifs sont destinés aux personnes atteintes d’une maladie affectant la vie du malade. Il peut s’agir d’une maladie grave, parfois incurable. Certains malades bénéficient d’un traitement curatif en complément de ceux palliatifs. Parfois les patients sont en fin de vie. En réalité, il n’y a pas de conditions à proprement parler pour être admis en soins palliatifs. 

Cette décision doit être prise d’un commun accord entre le corps médical, le patient et son entourage. Les soins palliatifs sont proposés à un patient lorsque sa maladie passe par une période critique ou si les soins curatifs administrés n’améliorent pas son état de santé.

L’objectif reste le même : préserver sa qualité de vie

Comment se passe les soins palliatifs ?

Le traitement palliatif peut être dispensé en milieu hospitalier (en unité de soins palliatifs, par exemple) ou à son domicile. Pour cette 2ème option, l’entourage et l’équipe mobile de soins palliatifs doivent être en mesure de s’occuper des actes médicaux administrés à la personne malade. Sa mise en place se fait donc à travers une réelle collaboration entre l’équipe médicale et les proches du patient. 

Parfois, les soins palliatifs n’ont pas de durée maximum et se poursuivent jusqu’à la fin de vie du patient. La mise en place des traitements à domicile peut donc se révéler éprouvante pour la famille. Mais, elle peut être soulagée par l’accompagnement et le soutien d’associations de bénévoles, comme la SFAP.

Les proches de la personne admise en soins palliatifs peuvent demander d’être soutenus par un groupe de parole ou un psychologue.

Le rôle de l'entourage

Le patient et ses proches doivent donc être informés précisément du déroulement du traitement et des risques encourus. Des médecines complémentaires peuvent aussi être proposées. Par exemple, des séances d’hypnose, de la psychothérapie, de la kinésithérapie, etc.

Cependant, les soins s’organisent surtout selon les besoins et les souhaits de la personne malade. Par exemple, un patient peut : 

  • refuser un soin qui ne lui convient pas ;
  • demander à rentrer chez lui
  • désigner un tiers de confiance pour les décisions à sa place, s’il n’est pas capable de juger ou de communiquer une situation donnée ;
  • mettre par écrit ses directives anticipées ;
  • etc.

Comment sont pris en charge les soins palliatifs ?

Les soins palliatifs sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie lorsqu’ils s’inscrivent dans le cadre d’une hospitalisation ou d’une ALD. Dans le cadre d’une affectation longue durée (ALD), les traitements médicaux sont pris en charge à 100 %. Cependant, certains examens ou équipements complémentaires sont exclus des remboursements accordés par l’Assurance maladie. Par exemple, l’aménagement du logement pour dispenser des soins palliatifs à domicile. 

Si le patient dispose d'une mutuelle, le reste à charge peut être partiellement ou totalement remboursé. Quel contrat vous permettra de bénéficier des meilleures garanties concernant les soins palliatifs ?

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Qu’est-ce que les soins de confort ?

Les soins de confort sont proposés aux personnes souffrant d’une maladie grave impactant leur qualité de vie. Il s’agit d’actes complémentaires aux traitements curatifs et palliatifs qui ont pour objectif d’améliorer le bien-être des patients. Certains soins dits de confort ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie, selon leur nature et leur statut médical.

Les soins de confort ne sont pas dispensés uniquement dans le cadre d’une prise en charge palliative. Par exemple, ces soins peuvent être une séance d’ostéopathie, de relation, des massages ou encore des soins esthétiques. Ils sont accessibles aussi bien à l’hôpital qu’au domicile de la personne malade. 

FAQ : Soins palliatifs

Quel est le but des soins palliatifs ?

La loi Leonetti protège les personnes atteintes de maladies graves contre l'acharnement thérapeutique, en leur administrant des soins palliatifs. Ces traitements visent à soulager les douleurs physiques et psychologiques des patients, tout en soutenant leur entourage.

Quels sont les critères pour être admis en soins palliatifs ?

Ces traitements s'adressent aux personnes atteintes de maladies graves, parfois incurables. Il n’existe pas de conditions spécifiques pour bénéficier d’une prise en charge en soins palliatifs. Cette décision est prise en accord avec le patient, sa famille et le personnel médical, lorsque les traitements curatifs ne suffisent plus.

Qui prend en charge les soins palliatifs ?

La Sécurité sociale prend en charge entre 85 et 90 % des frais des patients admis en soins palliatifs. Dans le cadre d’une ALD, elle couvre la totalité des dépenses médicales. Pour rembourser le reste à charge et d’autres frais supplémentaires exceptionnels relatifs au confort du patient, ce dernier doit souscrire une mutuelle adaptée.