Quand souscrire à une assurance dépendance ?

L’assurance dépendance vous permet d’anticiper l’éventualité de devenir dépendant un jour, à la suite par exemple d’une maladie ou d’un accident. Du fait du recul perpétuel de l’âge moyen de décès en France, cette prévoyance s’avère de plus en plus intéressante, que ce soit pour des personnes prévoyantes ou ayant déjà perdu en autonomie. En contrepartie d’une cotisation mensuelle, vous bénéficierez, si la dépendance survient un jour, d’une rente viagère versée par l’assureur.
Mais alors, à qui s’adresse ce produit de prévoyance ? À quel âge souscrire à une assurance dépendance ? Quelles sont les formalités d’adhésion liées à l’âge ? On vous explique quand souscrire.

L’assurance dépendance fait partie de ces produits de prévoyance qui peuvent s’avérer très utile. Il s’agit d’une assurance assez simple : chaque mois, vous vous acquittez d’une cotisation auprès de l’assureur – ou de l’établissement auprès duquel vous avez signé votre contrat – et celui-ci vous versera, si vous êtes un jour en situation de dépendance, une rente viagère. Celle-ci vous permettra de faire face aux conséquences financières de la perte d’autonomie.

Comme toute prévoyance, l’assurance dépendance n’est pas obligatoire. Contrat facultatif, il est signé « en prévision » d’une éventuelle dépendance future, d’ordre physique ou psychique. 

C’est l’assuré qui choisit – après une estimation des ressources dont il pourrait avoir besoin en cas de dépendance – le montant de la rente. Elle pourra aller de 100 euros à 3 000 euros (le montant minimum et le plafond varient selon contrats d’assurance dépendance). La cotisation sera calculée en conséquence, même s’il ne s’agit pas du seul critère.
Si votre police prévoit le versement d’une rente en cas de dépendance totale ou partielle, vous pourrez en principe percevoir 100 % du montant dans le premier cas et 50 % dans le second.
La rente viagère pourra être complétée par un « capital installation ».
Elle pourra aussi être transformée en capital unique.
Des prestations d’assistance (visites d’un proche, aide ménagère…) peuvent également être prévues dans le contrat et se déclencher si la dépendance survient.

La dépendance coûte très cher en France, que la personne soit maintenue à domicile ou accueillie dans un Ehpad ou un autre établissement spécialisé.

La rente peut ainsi venir compléter l’aide versée par l’État, via le Conseil Général : l’APA (Allocation personnalisée à l’autonomie), qui est en moyenne de 500 euros, en fonction du niveau de dépendance.

La rente échappera à toute fiscalité : elle ne sera pas soumise à l’impôt sur le revenu.

Pour qui est destinée l'assurance dépendance ?

L’assurance dépendance se destine aux personnes simplement prudentes ou souhaitant anticiper une dépendance future. Cependant, d’autres cas peuvent être concernés. Alors, lassurance dépendance, pour qui ?
Pour les personnes déjà concernées par une ALD (affection de longue durée), une maladie (alzheimer, diabète…) ou en perte d’autonomie progressive.
De plus, les personnes sachant qu’elles auront des revenus modestes lors du départ en retraite et qu’elles pourront difficilement faire face aux frais inhérents à une perte d’autonomie éventuelle peuvent également souscrire à une assurance dépendance, « au cas où ».

En fonction de l’état de santé de la personne qui demande à être assurée, la compagnie pourra refuser la souscription ou appliquer une surprime importante.

Même si l’on constate que l’âge moyen de souscription tourne autour de 60 ans, ce produit n’est pas réservé à une classe d’âge : vous pourrez y adhérer à peu près à n’importe quel moment de votre vie.

En effet, le niveau d’une pension de retraite moyenne est, à l’heure actuelle, faible, et ne permet pas de supporter le coût de la dépendance, même en maintien à domicile. L’APA, délivrée par l’État en fonction des situations, peut également s’avérer insuffisante. L’assurance dépendance permet donc de soulager les proches de la personne concernée, qui auraient, à défaut, à mettre la main à la poche.

Comment obtenir des devis d’assurance dépendance ?

Le marché de l’assurance dépendance est dense : de nombreux acteurs se le disputent en proposant leurs produits. Il s’agit notamment des bancassureurs (Crédit Mutuel, Crédit Agricole…), des mutuelles (la MAAF…) ou encore des institutions de prévoyance (comme AG2R La Mondiale). Bien évidemment, toutes les offres ne se valent pas.

Dans un premier temps, il paraît logique de demander un devis à votre banque / assureur habituel(le). Toutefois, nous ne pouvons que vous conseiller de ne pas vous arrêter à une ou deux offres, sous peine de passer à côté d’une meilleure assurance dépendance !

Il est aujourd’hui très simple de faire le comparatif entre de nombreux devis, en ayant notamment recours à un comparateur d’assurances dépendance en ligne, tel que celui que Réassurez-moi vous propose.

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Notre comparateur d’assurances dépendance en ligne vous présente une sélection des meilleurs devis, en se basant sur des critères objectifs, tels que le montant des cotisations pour la rente que vous souhaitez, la qualité des garanties, le délai de carence… Il vous permet d’avoir instantanément une excellente vision de la réalité du marché et de souscrire en ligne au produit au meilleur rapport qualité de la couverture / prix !

Réassurez-moi est un courtier indépendant. Nous avons donc négocié des offres spécifiques pour vous, mais nous ne favorisons aucun assureur au détriment d’un autre. Tous les contrats sont analysés sur les mêmes bases, en totale neutralité. Notre formulaire est 100 % anonyme et vous prendra moins d’une minute.

Comment choisir son contrat d’assurance dépendance ?

Prenez le temps nécessaire pour analyser les devis obtenus via notre comparateur. Toutes les informations essentielles sont accessibles directement sur notre site. Au besoin, consultez les conditions générales des deux ou trois meilleures offres reçues.

Votre contrat d’assurance dépendance vous suivra toute votre vie. Ne vous précipitez pas forcément sur le moins cher, car d’autres critères sont à prendre en compte ! Voici les éléments qui, à notre avis, sont les plus importants pour choisir le bon contrat :

  • Le prix : quelles sont les cotisations mensuelles pour la rente souhaitée ?
  • Les garanties incluses : y aura-t-il, en cas de dépendance, un capital installation ? La rente pourra-t-elle être transformée en capital ? Quelles sont les prestations d’assistance prévues ?
  • La définition de la dépendance pour l’assureur : quelle est-elle ? Selon quel barème sera-t-elle constatée : AVQ ( actes de la vie quotidienne), grille AGGIR…
  • Le délai de carence (entre 1 et 3 ans après l’adhésion)
  • Le délai de franchise (en général 3 mois une fois la dépendance avérée)
  • Les formalités de souscription
  • Les exclusions
  • La façon dont vos cotisations seront revalorisées (sur la base de quel indice) ?

Le montant « idéal » de rente dépendance peut être estimé assez facilement : il s’agira de la différence entre le coût (par exemple) d’une place en Ehpad et les revenus dont jouira la personne au moment de la survenance de l’éventuelle dépendance (retraite + APA etc). Si le différentiel est de 500 euros, l’assuré devra alors cotiser pour une rente de ce montant.

À quel âge souscrire à un contrat d’assurance dépendance ?

L’âge minimum pour adhérer à une assurance dépendance oscille, selon les contrats, entre 18 et 50 ans. Dans les faits, le nombre de souscription en deçà de 40 ans est résiduel.

L’âge maximum dépend du contrat, mais il est en général de 75 ans. Certains contrats d’assurance dépendance, après 75 ans (voire 80 ans) pourront être souscrits, mais cela est plus rare, et forcément plus cher.

Votre âge est un critère très important lorsqu’il s’agit d’assurance dépendance. Tout d’abord parce qu’il vous permet d’estimer la période pendant laquelle vous aurez à cotiser jusqu’à une éventuelle dépendance. Ensuite, parce qu’il s’agira d’un des facteurs principaux sur lesquels l’assureur se basera pour calculer la prime (avec votre état de santé ou le niveau de rente souhaité). Enfin, parce que les formalités d’adhésion seront plus ou moins légères.

En termes de prix, plus vous êtes jeune, plus la cotisation mensuelle est basse. Celle-ci est déterminée à la souscription, et n’évoluera plus par la suite, dans le sens où elle ne sera pas progressive. Autrement dit, une fois le contrat signé, le tarif de l’assurance dépendance n’évolue pas. Elle sera simplement revalorisée suivant l’indice retenu par la compagnie.

Selon l’Association Française de l’Assurance (l’AFA), l’âge idéal de souscription est de 50 ans. L’âge moyen d’adhésion est quant à lui autour de 60 / 50 ans.

Souscrire trop jeune n’est pas une bonne solution, car la durée de cotisation sera plus longue. Si la situation de dépendance n’arrive jamais, vous vous serez au final acquitté de sommes importantes à « fonds perdus » (à moins que vous n’ayez souscrit à une option prévoyant le versement d’un capital à vos proches si la dépendance ne survient jamais).

Souscrire « plus jeune » est surtout recommandé pour les personnes ayant une ALD ou une maladie déclarée. En effet, l’adhésion pourra être refusée plus tard ou la surprime (la majoration des cotisations) pourra être dissuasive.

Attention au délai de carence, qui peut aller jusqu’à 3 ans. Si vous signez à une assurance dépendance à 67 ans, vous pourriez n’être couvert qu’à partir de 70 ans, tout en payant vos cotisations pendant ce délai d’attente.

Quelles sont les formalités de souscription à une assurance dépendance en fonction de l’âge ?

Les formalités d’adhésion varient d’un contrat d’assurance dépendance à l’autre. Elles pourront être plus ou moins lourdes en fonction de votre âge et de votre état de santé.

En principe, en deçà de 50 ans, une simple déclaration d’état de santé suffira. Au delà, un questionnaire médical plus ou moins poussé vous sera demandé. Il s’agira de quelques questions permettant à l’assureur d’évaluer « le risque » que vous représentez. Vous devrez déclarer vos problèmes de santé éventuels, vos antécédents médicaux, vos traitements en cours…

Au delà de 65/70 ans, un examen médical pourra être demandé par l’établissement auprès duquel vous souhaitez souscrire.

Une fausse déclaration ou une omission sur le questionnaire médical peut entraîner la nullité du contrat !

En termes de pièces nécessaires à la souscription, elles sont assez classiques : formulaire d’inscription, pièce d’identité, RIB…
La souscription pourra se faire en agence (banque à guichet, assureur traditionnel…) ou directement en ligne, via Réassurez-moi ou directement sur le site de l’organisme.

Quelle est la durée d’un contrat d’assurance dépendance ?

Quel que soit l’âge auquel vous souscrivez à une assurance dépendance, sachez qu’elle vous suivra en principe toute votre vie : il s’agit d’un contrat dit « viager ». Chaque mois, vous devrez verser votre cotisation pour continuer à jouir des garanties. Si vous arrêtez, vous ne serez plus couvert et ne recevrez pas la rente en cas de situation de dépendance.

Dans certains cas, en général après 8 ans de cotisations (selon les contrats), l’arrêt du versement n’entrainera pas la fin des garanties. Le contrat sera « mis en réduction » : les garanties existeront toujours mais elles seront réduites (la rente prévue au contrat sera par exemple minorée).

Si le risque ne survient jamais (si la dépendance n’est jamais constatée), les cotisations auront été versées à fonds perdus. Pour parer à cette éventualité, certains contrats offrent une option (payante) : au décès de l’assuré, si la situation de dépendance ne s’est jamais manifestée, un capital (correspondant aux cotisations versées) sera versé aux proches du défunt.

Cette option est très intéressante. En effet, si vous souscrivez par exemple à 60 ans pour une rente de 500 euros par mois en cas de dépendance totale ou partielle, vous payerez en moyenne 600 euros de cotisations par an (hors revalorisation).
Si la dépendance survient à 77 ans (selon les statistiques), vous aurez versé 10 200 euros.
Si elle ne survient pas, un capital à peu près équivalent sera versé à vos proches au décès. Sans l’option, cet argent aurait été versé à fonds perdus.

Tout au long de la vie du contrat, les cotisations que vous payez seront revalorisées, c’est-à-dire ajustées sur la base d’un indice mentionné dans le contrat. Il pourra par exemple s’agir du taux d’inflation, de l’indice Agirc / Arrco… Cela doit être clairement stipulé dans la police d’assurance dépendance.