Comment choisir son assurance dépendance ?

La dépendance coûte très cher en France, quelle que soit la solution choisie (Ehpad, maintien à domicile, établissement spécialisé…). L’assurance dépendance, en tant que contrat de prévoyance, permet d’anticiper une éventuelle perte d’autonomie future, en versant une cotisation tous les mois à l’assureur. En contrepartie, celui-ci versera une rente viagère (ou un capital) à l’assuré s’il devient un jour dépendant.
Avant de finaliser toute souscription à ce produit, il faudra bien analyser le contrat, sous peine de mauvaises surprises. Quelles sont les garanties du contrat d’assurance dépendance ? Quels sont les éléments essentiels à vérifier avant de signer ? Comment choisir le meilleur contrat ?

Faites le comparatif entre plusieurs devis !

Le marché de l’assurance dépendance est dense. Tous les contrats ne se valent pas, que ce soit en termes de garanties proposées, de tarification, de modalités de souscription, de délais de carence…

De nombreuses entités proposent leurs propre produit de dépendance, et notamment :

  • Les établissements bancaires,
  • Les assureurs,
  • Les mutuelles,
  • Les institutions de prévoyance.

Afin de dénicher le meilleur contrat, c’est-à-dire celui qui sera le plus adapté à vos besoins au prix le plus compétitif, vous pourrez par exemple vous tourner vers votre banque ou votre assureur. Toutefois, en vous contentant de ces offres, vous passerez très probablement à côté d’un contrat plus complet – et moins cher – ailleurs.

Ainsi, Réassurez-moi vous propose son propre comparateur d’assurances dépendance en ligne. Il vous permet, à partir d’un simple formulaire à remplir en une minute, d’accéder à une sélection personnalisée des devis les plus intéressants, au vu de votre profil et de vos attentes (rente ou capital, niveau de dépendance…).

Notre comparateur d’assurances dépendance vous permet de gagner un temps précieux, car il sonde à votre place un panel des meilleures assurances dépendances du marché. Notre outil est neutre, 100 % gratuit et entièrement anonyme.

Réassurez-moi est un courtier en ligne indépendant. Les propositions que nous vous présentons sont les plus intéressantes pour vous au vu de critères objectifs (rapport qualité des garanties / prix, prestations d’assistance incluses, modalités de souscription…). Nous ne favorisons aucun établissement au détriment d’un autre.

Les critères pour bien choisir son assurance dépendance

Toutes les informations essentielles sont centralisées sur la page résultats de notre site : en un coup d’œil, vous identifiez facilement les meilleurs devis. Ainsi, vous pourrez souscrire en ligne à la meilleure assurance dépendance et profiter ainsi de tarifs négociés pour vous.

Afin de faire le bon choix, ne vous focalisez pas uniquement sur le montant des cotisations pour le niveau de rente / de capital souhaité. Vous devez être attentif à d’autres critères, comme par exemple aux formalités d’adhésion, et notamment si vous êtes déjà « âgé », si vous souffrez d’une ALD (affection longue durée) ou d’une maladie préexistante de type diabète.

La qualité des garanties d’assistance, qui peuvent s’avérer bien utiles si vous êtes un jour dépendant, est également un critère primordial, de même que le niveau de dépendance reconnu par l’assureur pour déclencher le versement de la rente viagère et / ou du capital.

Jetez également un œil attentif aux délais de carence et de franchise prévus.

Pour tout cela, reportez-vous aux conditions générales de la police.

Quelles sont les garanties d’un contrat d’assurance dépendance ?

Le versement d’une rente viagère ou d’un capital

Avant de finaliser toute souscription, l’assuré devra faire un point sur ses besoins : souhaite-t-il percevoir, s’il perd son autonomie un jour, une rente viagère (versée jusqu’au décès) ou un capital unique ? Tout dépendra souvent de la solution qui sera choisie en cas de dépendance : place en Ehpad, en établissement spécialisé, maintien à domicile…

Il existe deux types de contrats d’assurance dépendance : ceux prévoyant le versement d’une rente viagère et ceux ne laissant d’autre choix que le versement d’un capital unique, une fois la perte d’autonomie constatée.

Pour ce qui est de la rente, son montant doit être décidé à la signature, puisque la cotisation sera calculée – entre autres – en fonction. Les montants minimum / maximum varient selon les contrats, mais la fourchette moyenne va de 100 euros à 3 000 euros par mois. Cette somme, versée tous les mois, pourra servir à financer la résidence en établissement spécialisé.

Les contrats posant une « sortie en capital » (plutôt qu’une rente viagère) semblent plus adaptés aux personnes souhaitant être maintenues à domicile en cas de dépendance. L’argent perçu – selon le contrat, quelques milliers ou dizaines de milliers d’euros – servira alors à aménager le domicile : lit médicalisé, monte escalier…

Le souscripteur devra aussi décider du niveau de dépendance couvert. S’il opte pour un versement uniquement en cas de dépendance totale, il ne recevra rien s’il est un jour sujet à une dépendance partielle.

Les prestations d’assistance de l'assurance dépendance

Une assurance dépendance ne se limite pas au versement d’une rente ou d’un capital. Pratiquement tous les contrats intègrent d’office des garanties d’assistance, c’est-à-dire des prestations en nature destinées à simplifier la vie de l’aidé (la personne assurée devenue dépendante) et de ses aidants (ses proches en général).

La qualité et l’étendue de ces prestations d’assistance sont très variables d’un contrat à l’autre. Pour les connaître, il faudra bien souvent se reporter aux conditions générales de chaque offre.

Globalement, celles que l’on retrouve le plus souvent dans ce type de prévoyance sont :

  • La téléassistance,
  • La garde d’enfants et / ou le soutien scolaire,
  • L’aide à domicile,
  • La livraison de médicaments à domicile,
  • Le « répit de l’aidant » (une auxiliaire de vie viendra alléger la charge d’un proche s’occupant, à domicile, de la personne dépendante).

Certains contrats prévoient également une assistance en cas d’immobilisation temporaire pendant quelques jours (avec hospitalisation ou non). Il pourra par exemple s’agir d’une garantie présence d’un proche au chevet de l’assuré, d’une aide à domicile…

Quel est le prix d’un contrat d’assurance dépendance ?

Le prix d’un contrat à un autre varie très largement pour un même niveau de garanties, d’où l’importance de la comparaison entre plusieurs simulations de tarifs d’assurances dépendance.

Les critères de détermination du montant des cotisations que vous aurez à payer sont en revanche les mêmes pour tous les organismes :

  • Votre âge et votre état de santé au moment de l’adhésion,
  • Le montant de la rente / du capital souhaité(e),
  • Le niveau de dépendance qui déclenchera la garantie : dépendance totale ou dépendance totale + partielle.

Si l’assuré est âgé ou qu’il a déjà des problèmes de santé avérés, la cotisation sera plus élevée, et pourra faire l’objet d’une surprime.

Le montant de la cotisation étant fixée au départ, vous aurez tout intérêt à adhérer à ce contrat le plus tôt possible. Mais alors quand souscrire à une assurance dépendance ? Attention à ne pas adhérer à ce contrat de prévoyance trop jeune, sous peine de payer des cotisations pendant des dizaines d’années.
La cotisation n’évoluera pas par la suite : autrement dit, elle n’augmente pas avec l’âge. Elle est toutefois revalorisée régulièrement pour tenir compte de l’augmentation du coût de la vie. L’indice servant de base à ce re-calcul dépendra du contrat d’assurance dépendance souscrit (plafond de la Sécurité sociale, inflation…).

Le tableau ci-dessous présente les prix moyens pratiqués pour un souscripteur souhaitant une rente de 500 euros par mois en cas de dépendance (cotisation annuelle) :

En cas d'invalidité totale

En cas d'invalidité totale ou partielle

Adhésion à 60 ans

250 € par an

570 € par an

Adhésion à 65 ans

310 € par an

710 € par an

Adhésion à 70 ans

400 € par an

950 € par an

Quels sont les délais de carence et de franchise d’un contrat d’assurance dépendance ?

Les délais de carence et de franchise sont également à connaître avant de signer. Tous les contrats d’assurance dépendance en posent.

Le délai de carence est le laps de temps pendant lequel vous paierez vos cotisations, sans être encore couvert par les garanties. Il peut en général aller, selon les contrats, de 1 à 3 ans. En cas de perte d’autonomie pendant ce délai d’attente, l’assuré ne percevra pas la rente mais se verra remboursé des cotisations acquittées.
Plusieurs délais de carence sont en principe prévus. Il pourra par exemple être d’un an pour certains types de maladie entraînant une perte d’autonomie, de trois ans pour d’autres…

Dans tous les cas, si la dépendance résulte d’un accident, il n’y aura pas de délai de carence. L’assuré pourra percevoir la rente (ou le capital) même un mois après la souscription.

Concernant le délai de franchise, il s’agit de la période suivant la stabilisation de la dépendance pendant laquelle la rente ne sera pas versée. Ce délai est (en règle générale) de 90 jours. L’assuré ne touchera donc sa rente viagère qu’à compter du 4ème mois.

Quelle est la durée d’un contrat d’assurance dépendance ?

Une fois souscrit, le contrat d’assurance dépendance suivra – en principe – l’assuré tout au long de sa vie, qu’il devienne un jour dépendant ou non. Chaque année, le contrat est renouvelé par tacite reconduction à sa date anniversaire.
Si la dépendance ne survient jamais, les cotisations auront été versées à fonds perdus, comme pour une assurance auto ou habitation.
Certains contrats peuvent toutefois proposer une option selon laquelle, si au décès de l’assuré, la rente n’a jamais été octroyée, ses proches percevront un capital dont le montant dépendra des primes acquittées.

Si la police le permet, les garanties pourront être modifiées jusqu’à un certain âge, si l’assuré en exprime le souhait. Il pourra par exemple s’agir d’une augmentation de la rente souhaitée en cas de perte d’autonomie. De nouvelles formalités médicales pourront être requises.

Afin que le contrat perdure et que la couverture soit maintenue, les primes devront être réglées tous les mois sans heurt. Si l’assuré arrête de s’acquitter de ses cotisations, le contrat sera (en général) tout simplement résilié, après notification de l’assureur.

Si l’assuré a atteint une certaine durée de cotisations (entre 8 et 10 ans selon les contrats), il pourra conserver le bénéfice des garanties mais elles seront minorées : on parle de « mise en réduction » du contrat. Les garanties d’assistance seront supprimées et la rente qu’il pourra percevoir en cas de perte d’autonomie sera plus faible.

Quelles sont les formalités d’adhésion à un contrat d’assurance dépendance ?

Les conditions d’assurance varient d’un contrat à l’autre. L’âge minimum d’adhésion peut être de 18 / 20 ans pour certaines polices, ou plutôt de 40 / 50 ans pour d’autres. L’âge maximal tourne quant à lui aux alentours de 75 ans, même si la souscription sera encore possible auprès de quelques organismes pour les personnes plus âgées.

Sur le plan des formalités médicales, une simple déclaration d’état de santé pourra suffire pour les jeunes séniors et les personnes n’ayant aucun souci de santé préexistant.
Un questionnaire médical pourra être requis passé un certain âge (ou si le niveau de rente demandé est élevé), afin que l’assuré précise ses éventuels antécédents médicaux, les traitements en cours…
Enfin, sachez qu’un examen médical peut également vous être demandé.

Les pièces nécessaires à la formalisation de l’adhésion sont classiques : documents médicaux, formulaire de souscription, RIB, et pièce d’identité.

Une fois la demande de souscription complétée, que ce soit en agence ou en ligne, l’assureur (ou l’organisme auprès duquel vous souhaitez adhérer) pourra :

  • Accepter sans réserve l’adhésion,
  • Différer sa décision à un examen médical complémentaire,
  • Accepter la souscription mais appliquer une surprime (ou sur-cotisation), si l’état de santé du demandeur le justifie,
  • Refuser la demande d’adhésion. 

Comment résilier un contrat d’assurance dépendance ?

Dès la souscription, vous disposerez d’un droit à renonciation de 30 jours. Vous devrez le notifier à l’assureur via une lettre recommandée avec AR.

Passé ce délai, si vous souhaitez mettre un terme à votre contrat d’assurance dépendance, par exemple parce que les cotisations ont trop augmenté ou parce que vous avez trouvé moins cher ailleurs pour un même niveau de garanties, sachez qu’il vous faudra attendre la date d’échéance annuelle.

Vous devrez simplement envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception à l’assureur pour résilier votre assurance dépendance, en respectant le préavis légal de 2 mois. En vertu de la loi Châtel, l’établissement devra vous notifier de l’imminence de la date anniversaire de votre contrat, et vous aurez, après réception de cette notification, 20 jours pour envoyer votre courrier.
Voici un modèle de courrier de résiliation d’une assurance dépendance :

Hormis la résiliation à l’échéance, le contrat pourra prendre fin si vous arrêtez de vous acquitter de vos primes mensuelles, sauf si vous avez atteint la période de mise en réduction du contrat (lorsque la valeur de réduction est « acquise »). 

L’assurance dépendance peut aussi être résiliée de plein droit si l’assuré réside (ou passe par exemple plus d’un an) à l’étranger. Le fait de refuser la revalorisation des cotisations par l’assureur peut également entraîner la fin du contrat.

Si vous résiliez votre assurance dépendance, l’argent versé sera perdu.

Les 7 points clés à décrypter avant de s'engager

1. Les conditions  de souscription

On le sait, plus on souscrit jeune, moins le niveau de prime à verser est élevé pour un niveau de garantie suffisamment couvrant. Plusieurs contrats ont d’ailleurs fait le choix d’être accessibles dès 18 ou 20 ans. Mais rares sont évidemment les jeunes qui se préoccupent de la dépendance  ! L’âge moyen auquel on s’assure contre ce risque étant de 69 ans, mieux vaut se renseigner sur l’âge limite d’adhésion et surtout les conditions médicales qui sont exigées à ce moment-là. Elles se durcissent pour les assurés vieillissants. Chez les moins de 50 ans, une simple déclaration sur l’honneur suffit parfois. Et avant 65 ans, nombre de compagnies se contentent d’une DESS (déclaration d’état de santé simplifié) qui se résume à quelques points à certifier. Les exigences ne sont plus les mêmes passé 65 ans. Elles divergent également selon que l’on opte pour une garantie de base (couverture de la dépendance totale) et une rente modeste ou pour une couverture complète (dépendance partielle) et un montant de rente plus important. Dans le second cas, le questionnaire médical s’alourdit fréquemment, avec de fortes disparités selon les offres (deux ou trois questions dans certains cas contre une dizaine dans d’autres). Si le médecin conseil juge que vous présentez un risque aggravé de santé du fait notamment d’une ALD (affection de longue durée comme le diabète, insuffisance cardiaque, hypertension, etc.), vous pourrez être soumis à un questionnaire approfondi, voire à une visite médicale. Avec à la clef une éventuelle surprime, parfois même un refus de prise en charge. Mieux vaut donc se renseigner d’emblée sur les surcoûts que génère le fait de souffrir d’une ALD et décortiquer les exclusions inhérentes à un risque aggravé de santé.

2. Les modalités de fixation et d’évolution des primes

En règle générale, le montant de la cotisation, calculé en fonction de l’étendue de la couverture et de l’âge de l’assuré, est fixe, sauf, précisent les contrats « en cas de décisions législative ou réglementaire ou de déficit technique dû à l’évolution de la couverture dépendance nécessitant un ajustement  ». Certains assureurs se ménagent cependant la possibilité de réviser le montant de la cotisation sur la base de l’évolution d’un taux technique prédéfini ou si le niveau de leurs garanties « évoluent à la hausse ». Un détail à creuser le cas échéant.Par ailleurs, le paiement des primes est de type viager (jusqu’à la fin de votre vie) et il ne s’interrompt qu’en cas de reconnaissance de la perte d’autonomie. Mais certains contrats (ceux du Crédit agricole, d’April, de la Macif…) s’engagent après huit ou dix ans de cotisations sur un maintien partiel des garanties en cas de cessation de paiement (on parle de réduction), sachant qu’en cas d’interruption avant huit ans le contrat sera purement et simplement résilié. Évidemment, ces conditions de « réduction  » ne sont pas similaires d’une compagnie à l’autre.

3. Les options en cas de décès prématuré

Lorsqu’ils prennent la forme d’une assurance prévoyance « pure », les contrats dépendance sont à fonds perdus : si le risque couvert (la perte d’autonomie) ne se déclenche pas, les primes versées ne sont pas remboursées. Certaines compagnies proposent néanmoins des options « capital décès ». Chez Axa, par exemple, si le décès de l’assuré intervient avant 85 ans sans perte d’autonomie, les cotisations sont remboursées aux personnes désignées par l’adhérent. Chez Allianz, l’offre dépendance comporte une couverture décès obligatoire dont le montant versé varie de 3 000 à 20 000 €. Ce sont de véritables « plus » à soupeser en fonction du surcoût qu’ils induisent (chez Prévoir, par exemple, le coût moyen de l’assurance décès correspond à 13 % du versement initial pour une prime unique).

4. L’ étendue de la couverture et ses conditions de déclenchement

Il est impératif de décortiquer cet aspect du contrat. Toutes les offres couvrent la dépendance totale et, la plupart d’entre elles, la dépendance partielle, généralement en option. Ceci étant posé, vous devez vérifier deux choses :

  • la définition retenue par la compagnie pour l’état de dépendance totale et partielle : certaines compagnies se réfèrent aux Gir (groupes Iso ressources), d’autres aux AVQ (actes de la vie quotidienne). D’autres encore croisent les deux notions (voir encadré). Souvent l’assuré est considéré en dépendance totale lorsqu’il entre dans la catégorie Gir 1 et Gir 2 ou qu’il ne peut plus effectuer qu’un seul AVQ sur cinq. Attention, si la perte d’autonomie à une cause psychique, d’autres évaluations entrent parfois en compte (test psychotechnique Blessed, de Folstein, etc.), qu’il vaut mieux identifier avant souscription. Pour la dépendance partielle, la perte de deux AVQ sur cinq est souvent retenue, ou le classement dans l’un des Gir 1, 2, 3 ou 4. Mais, là aussi, chaque assureur compose sa propre recette « maison  » et la plus grande vigilance s’impose ;
  • les délais de carence et de franchise ? Les compagnies imposent un délai de carence entre la date d’adhésion et la reconnaissance d’un état de dépendance. Il est généralement de trois ans pour les maladies neuro-dégénératives et psychiatriques (maladie d’Alzheimer et apparentées), d’un an pour les autres affections et nulle en cas d’accident. S’y ajoute, dans nombre de cas, un délai de franchise sur le versement même de la prestation (trois mois), qui porte parfois exclusivement sur la rente ou le capital équipement (voir point suivant), mais parfois sur les deux.

5. Le contenu des garanties

La prestation versée au moment de la perte d’autonomie prend la forme d’une rente, à laquelle s’ajoute souvent le versement d’un capital équipement, inclus d’emblée dans le contrat ou pris en option moyennant un surcoût. Le niveau de rente mensuelle est choisi à la souscription (il détermine la cotisation), mais, dans les formules de base, il peut être plafonné par la compagnie. Il sera versé à hauteur de 100 % en cas de dépendance totale et généralement de 50 % pour une dépendance partielle (parfois plus selon la définition même de cet état). S’y ajoute (ou pas) le versement d’un capital, dont le montant, sensiblement variable d’une formule à l’autre peut être de nature forfaitaire (de 2 000 € à 10 000 € en moyenne) ou calculé sur la base d’un multiple (3, 5, 6, etc. selon les offres ) de la rente mensuelle. Certains contrats prévoient en sus un capital en cas d’événements précis (500 € pour une fracture accidentelle, par exemple, pour la formule « Serenassur Capital » d’April, 1 500 € dans la formule « Equilibre 2  » de Prévoir).

Attention toutefois, il n’est pas rare qu’un montant forfaitaire de capital équipement généreux ait pour contrepartie une rente viagère minorée.

6. Les services d’assistance à l’assuré

• en tant qu’aidant

Certaines aides présentent une véritable valeur ajoutée, qu’il s’agisse, pour ne citer que quelques exemples, de l’accompagnement mis en œuvre pour la constitution d’un dossier de prise en charge du parent devenu dépendant ; d’une formation pratique aux soins infirmiers à prodiguer dans ce cas ; de soutiens psychologiques (accès à des groupes de parole, mise en contact avec un professionnel) ; du financement annuel d’une pause ; de l’hébergement temporaire de la personne dépendante ou encore de la mise à disposition pour quelques jours d’une auxiliaire de vie. L’étendue de chacune de ces prestations, tant en termes de budget (de 500 € à 1 000 € pour un droit au répit) que de durée (soutien réduit à quelques jours dans certains cas, contre plusieurs semaines dans d’autres) est bien sûr à géométrie variable selon les formules. D’où la nécessité de les lister et de les détailler avec soin.

• en tant que dépendant

Également fort variables d’un contrat à l’autre et plus ou moins pertinents selon les offres, ces services creusent parfois la différence. Au-delà des classiques plates-formes téléphoniques d’information sur la dépendance ouvertes dès l’adhésion à l’assuré (aide à la recherche d’auxiliaires, d’équipement adapté de la maison, d’Ehpad, etc.) et autres services associés (protection juridique, bilan des besoins quotidiens, services d’écoute animés par des assistantes sociales, mises en relation avec une aide ménagère, un coiffeur à domicile, un bricoleur, etc.) certains contrats (ceux de la Macif, d’Allianz, de La Banque postale) proposent d’installer des dispositifs de téléassistance

. « La personne équipée peut, où qu’elle soit dans son logement, lancer une alerte à tout moment », indique-t-on chez Allianz, où le service d’abonnement n’est cependant gratuit que durant trois mois. D’autres vont un cran plus loin et financent l’intervention de certains spécialistes (ergothérapeutes) pour l’aménagement du logement (le coût même de l’aménagement restant à la charge de l’assuré ou étant partiellement couvert), celui d’une aide ménagère à domicile en cas d’hospitalisation temporaire, de l’hébergement d’un proche ou encore assurent le paiement d’une partie du matériel pour handicapé en complément de l’assurance maladie obligatoire. À regarder de près, donc.

7. La revalorisation des rentes servies

Elle résulte de modalités de calculs fort variable selon les compagnies, qu’il s’agisse de l’indice d’indexation retenu (indice des prix Insee hors tabac, plafond annuel de la Sécurité sociale, point Agirc, etc.) ; des prestations concernées (régime de valorisation différencié pour les services d’assistance par exemple) ou encore de la date à laquelle s’enclenche la revalorisation (1er avril dans certains cas, 1er juillet dans d’autres, etc.). Bien identifier ce mode de revalorisation est évidemment nécessaire mais mieux vaut avoir à l’esprit que cet ajustement compensera rarement l’évolution du coût de la vie d’une personne dépendante !

 

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