Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, a annoncé le 20 septembre 2026 un prêt à taux zéro « parentalité » dans le budget 2027. Il viserait les familles qui accueillent un enfant et cherchent un logement plus grand. Ce type de coup de pouce déplace discrètement une autre ligne du plan de financement, l'assurance emprunteur.
Bon à savoir :
le PTZ parentalité reste une annonce. Il devra figurer dans la loi de finances pour 2027, être voté par le Parlement, puis précisé par décret. Les contours évoqués dans la presse, comme le montant maximum ou l'âge de l'enfant, ne sont fixés par aucun texte officiel à ce jour. Information indicative, susceptible d'évoluer selon la législation.
Ce qui est confirmé, et ce qui reste à écrire
Le ministre a confirmé le principe du dispositif et son inscription au budget 2027. Le détail relève pour l'instant d'informations de presse, sans texte publié. Le PTZ tel qu'il existe aujourd'hui et le dispositif annoncé méritent donc d'être lus séparément.
| PTZ en vigueur | PTZ « parentalité » annoncé | |
|---|---|---|
| Statut | Dispositif applicable | Annonce ministérielle du 20 septembre 2026, non voté |
| Condition d'accès | En principe, ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des 2 années précédentes | Non fixée par un texte officiel |
| Nature du prêt | Prêt complémentaire, adossé à au moins un autre prêt immobilier | Non précisée à ce stade |
| Montant | Plafonds fixés par zone et composition du foyer | Non fixé par un texte officiel |
Les règles du PTZ actuel continuent de s'appliquer tant que la loi de finances pour 2027 n'est pas adoptée.
Un prêt de plus, un capital assuré de plus
Le PTZ complète le financement avec au moins un autre prêt immobilier, et la banque peut demander une assurance emprunteur pour couvrir les crédits. Si le montant total emprunté augmente, le capital couvert par l'assurance peut donc augmenter lui aussi. La cotisation dépend ensuite du contrat et de son mode de calcul.
Le taux zéro porte sur les intérêts. L'assurance, elle, garde son prix.
Le seuil de 200 000 € qui décide du questionnaire médical
Le mot « parentalité » masque un effet de seuil bien réel. Depuis la loi Lemoine, l'assureur ne peut demander aucune information de santé ni examen médical lorsque deux conditions sont réunies :
- la part assurée sur l'encours cumulé des contrats de crédit ne dépasse pas 200 000 € par assuré ;
- le remboursement du crédit s'achève avant le 60e anniversaire de l'assuré.
Le mot « cumulé » change beaucoup de choses. Le seuil s'apprécie sur l'ensemble des crédits d'une même personne, pas sur un prêt pris isolément. Ajouter un prêt aidé à un prêt principal rapproche donc du plafond. Une famille qui passait juste en dessous peut le franchir en finançant plus grand. La dispense légale cesse alors de s'appliquer et l'assureur peut demander des informations de santé, avec d'éventuelles surprimes ou exclusions selon le profil.
La seconde condition mérite la même attention. Une échéance de remboursement située après le 60e anniversaire suffit à écarter la dispense légale de questionnaire médical.
Reprendre la main sur cette ligne de budget
Bonne nouvelle, cette dépense se renégocie à tout moment. La loi Lemoine autorise la résiliation de l'assurance de prêt dès la signature de l'offre, sans attendre une date anniversaire, sur présentation d'un contrat offrant l'équivalence des garanties. C'est le principe de la délégation d'assurance, qui consiste à retenir un autre assureur que celui proposé par la banque. En cas d'accord du prêteur, la résiliation prend effet dix jours après la réception de sa décision par l'assureur, ou à la date de prise d'effet du contrat de substitution si elle est postérieure.
Concrètement, une famille qui signe pour un logement plus grand garde la main sur ce poste. Elle peut accepter le contrat de la banque pour boucler le financement dans les temps, puis comparer une fois les cartons défaits.

