Malgré des niveaux en baisse depuis un an, les prix des biens immobiliers dans les stations de ski demeurent très élevés, en particulier dans les Alpes. Les écarts de prix avec le reste des massifs sont notables.
Alors que la saison de ski 2026 bat son plein, l’immobilier en station confirme qu’il n’obéit pas aux mêmes règles que le reste du parc résidentiel français. Selon les dernières données publiées le 27 janvier par SeLoger, les prix en montagne reculent légèrement sur un an (-0,4 %), quand le marché national progresse de +1,6 %. De là à y voir un désamour pour l’immobilier de montagne, pas vraiment. Car sur cinq ans, la tendance est tout autre : +18,1 % en station, contre +9 % pour la moyenne française. Cette “résilience structurelle” est portée par “la rareté de l’offre, l'attractivité touristique durable des destinations de montagne et une demande patrimoniale solide”, analyse SeLoger.
Malgré la menace du dérèglement climatique sur leurs activités économiques hivernales, les montagnes demeurent donc un actif solide, avec toutefois d’importants écarts selon les massifs… et selon le type de bien.
Les Alpes, toujours au sommet des prix
Sans surprise, les Alpes concentrent les niveaux de prix les plus élevés. Le prix moyen atteint 5 245 euros par mètre carré, mais ce chiffre masque de fortes disparités. Dans les Alpes du Nord, le mètre carré grimpe en moyenne à 6 439 euros, et même 7 573 euros pour les chalets. Sur cinq ans, les prix ont augmenté de près de 20%, notamment à cause de la rareté de l’offre.
Certaines stations phares sont hors de portée de la quasi-totalité des ménages français. Courchevel prend la tête du classement avec 14 200 euros par mètre, devant Val d’Isère (13 028 euros) et Megève (11 700 euros).
A l’inverse, les Alpes du Sud affichent des prix plus modérés, mais restent bien au-dessus de la moyenne nationale hors montagne. Il faut prévoir un budget de 3 537 euros par mètre carré pour un chalet. Le marché y recule davantage à court terme (-3,6 % sur un an), mais progresse encore de +14,4 % sur cinq ans.
Jura, Vosges et Massif central : 2 à 3 fois moins chers
En dehors des Alpes, les budgets deviennent nettement plus abordables. Ils sont divisés par deux, voire trois. C’est le Jura qui se place en deuxième position des chaînes montagneuses les plus onéreuses, avec un prix moyen de 3 400 euros par mètre carré. Dans les Pyrénées, les prix n'excèdent guère 2 700 euros en moyenne mais enregistrent une forte hausse annuelle (+4,1 %), signe d’un regain d’attractivité.
Le Massif central (2 500 euros) et les Vosges (2 460 euros) sont finalement les massifs les plus accessibles. Dans les Vosges, la station du Le Lac Blanc affiche même un prix plancher à 1 200 euros par mètre carré, soit 12 fois moins qu’à Courchevel.
Si bien que pour un appartement de 45 mètres carrés – la surface de référence en station – le budget oscille ainsi entre 45 000 euros au Lac Blanc euros à plus de 650 000 euros à Val d’Isère ou Courchevel. “Entre ces extrêmes, de nombreuses stations proposent une offre intermédiaire, adaptée aussi bien à l’investissement locatif qu’à la résidence secondaire”, nuance SeLoger.




