Perdre son emploi à cause d’une inaptitude ou d’une invalidité bouleverse brutalement l’équilibre financier d’un salarié. Entre perte de salaire, démarches complexes et avenir incertain, la prévoyance devient un levier de sécurité incontournable.
L'essentiel à retenir :
- La prévoyance peut garantir une rente en cas d’invalidité après licenciement.
- Les droits varient selon le contrat de travail, le statut médical et les démarches effectuées.
- Il est possible de maintenir certaines garanties ou d’en souscrire de nouvelles à titre individuel.
Ce guide vous aide à comprendre les options disponibles après un licenciement pour inaptitude, les démarches pour obtenir une rente et les solutions pour compenser la perte de revenus.
Invalidité, inaptitude, incapacité : ne pas tout confondre
Ces trois termes sont souvent employés à tort comme des synonymes. Pourtant, ils désignent des situations bien différentes, avec des conséquences juridiques et financières distinctes.
| Terme | Définition | Effets sur le contrat de travail | Conséquences financières |
|---|---|---|---|
| Inaptitude | Décision du médecin du travail déclarant le salarié inapte à son poste. | Peut entraîner un licenciement pour inaptitude. | Aucune rente automatique. |
| Invalidité | Reconnaissance médicale par la CPAM d’une capacité de travail réduite. | Le salarié peut travailler selon sa catégorie d’invalidité. | Donne droit à une pension d’invalidité. |
| Incapacité | Incapacité temporaire à exercer son emploi, souvent liée à un arrêt maladie. | Le contrat de travail est suspendu, pas rompu. | IJSS, éventuellement rente si prolongée. |
L’invalidité relève de la Sécurité sociale, l’inaptitude du médecin du travail et l’incapacité d’un arrêt de travail. Ces statuts n’ouvrent pas les mêmes droits.
Cas concret :
👩 Solènne, 53 ans, a été licenciée pour inaptitude après un cancer. Elle n’a pas été reconnue invalide par la CPAM : elle ne perçoit donc ni pension d’invalidité, ni rente de prévoyance. Sans contrat souscrit à titre individuel, elle doit s’appuyer uniquement sur l’assurance chômage.
Quel impact d’un licenciement pour inaptitude sur vos droits ?
Un licenciement pour inaptitude intervient lorsqu’un salarié est déclaré inapte à exercer son emploi par le médecin du travail, à la suite d’un arrêt de travail prolongé, d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail. Cette rupture du contrat de travail ouvre plusieurs droits spécifiques.
Ce que prévoit la loi :
- Indemnité spéciale de licenciement : équivalente à l’indemnité légale, elle peut être doublée en cas d’inaptitude d’origine professionnelle.
- Inscription à France Travail (ex-Pôle emploi) : le salarié peut percevoir une allocation chômage s’il remplit les conditions d’éligibilité.
- Maintien de la Sécurité sociale : les droits aux soins sont prolongés automatiquement pendant une période de transition.
- Portabilité des garanties : la mutuelle et le contrat de prévoyance collective peuvent être maintenus gratuitement pendant 12 mois maximum, sous certaines conditions : adhésion en cours au moment du départ, ouverture des droits au chômage et absence de faute lourde.
À noter : le licenciement ne donne pas systématiquement droit à une rente d’invalidité, sauf si celle-ci est reconnue séparément par la CPAM (catégorie 1 à 3).
Pour anticiper l’impact financier d’un décès après un départ contraint, comparez les offres d’assurance décès et protégez vos proches sans avance de frais.
Que devient votre contrat de prévoyance après le licenciement ?
Après un licenciement, le contrat de prévoyance collective souscrit par l’employeur peut être maintenu temporairement, grâce au dispositif de portabilité.
Portabilité des garanties : pour qui, combien de temps ?
Tout salarié licencié (hors faute lourde) ayant ouvert droit à l’assurance chômage peut continuer à bénéficier, sans cotisation supplémentaire, de sa couverture prévoyance (rente d’invalidité, capital décès, etc.) jusqu’à 12 mois maximum. La durée exacte dépend de l’ancienneté dans l’entreprise.
Conseil Réassurez-moi : la portabilité cesse immédiatement en cas de reprise d’activité professionnelle ou à l’issue du délai prévu.
Et si vous changez d’employeur ?
Un nouvel emploi implique généralement un nouveau contrat collectif. Toutefois, un délai peut exister avant activation des garanties. Durant cette période de transition, le risque de rupture de couverture est réel, surtout si aucune solution de prévoyance individuelle n’a été mise en place.
Perte des droits si aucune souscription en nom propre
Une fois le lien contractuel avec l’entreprise rompu, les anciennes garanties cessent. Sans souscription d’un contrat individuel, vous perdez votre protection en cas de maladie, invalidité ou décès.
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Comment bénéficier d’une rente ou d’indemnités d’invalidité ?
La perception d’une rente d’invalidité n’est jamais automatique : elle repose sur une procédure encadrée, à initier auprès de la Sécurité sociale.
Reconnaissance de l’invalidité : une étape clé
La CPAM peut reconnaître l’invalidité après une incapacité de travail prolongée. Elle classe les assurés en trois catégories selon leur taux d’incapacité et leur aptitude à exercer une activité :
- Catégorie 1 : activité possible avec réduction des capacités,
- Catégorie 2 : impossibilité de travailler,
- Catégorie 3 : assistance d’une tierce personne nécessaire.
La demande peut être faite par le salarié, le médecin traitant ou le médecin-conseil. Elle nécessite un dossier médical complet : certificats, résultats d’examens, taux d’IPP, lien avec l’activité professionnelle.
Coordination avec la prévoyance
Si un contrat de prévoyance (collectif ou individuel) est actif, une seconde demande doit être faite auprès de l’organisme assureur. L’instruction du dossier peut prendre plusieurs semaines, mais un versement rétroactif est parfois possible.
Cas concret : Nicolas, 54 ans, a été reconnu invalide cat. 2 après un licenciement pour inaptitude. Grâce à son contrat individuel, il perçoit aujourd’hui 700 €/mois de rente de prévoyance.
Anticiper une perte durable de revenus avec une assurance prévoyance adaptée permet d’éviter toute rupture de ressources.
Quelles assurances pour compenser la perte de revenus ?
Après un licenciement pour inaptitude ou en cas d’invalidité reconnue, plusieurs assurances complémentaires peuvent prendre le relais pour éviter une chute brutale des revenus.
1. L’assurance prévoyance individuelle
Elle prévoit le versement d’une rente mensuelle ou d’un capital en cas d’invalidité partielle ou totale, selon la catégorie reconnue par la CPAM. Elle complète ou remplace un contrat collectif perdu après le licenciement. Elle est particulièrement utile pour les anciens salariés en situation de chômage ou de reconversion.
2. L’assurance décès
En cas de décès ultérieur (lié ou non à l’invalidité), ce contrat en capital permet de transmettre une somme aux proches ou de racheter tout ou partie du contrat si la clause le prévoit. Certaines formules intègrent des garanties spécifiques en cas d’accident ou de maladie professionnelle.
3. L’assurance vie avec clause invalidité
Certaines assurances vie incluent des options activables en cas d’invalidité grave. Elles peuvent permettre de dégager un complément de revenu ou de financer des aménagements.
Un contrat bien calibré
Pour une protection efficace, le montant du capital ou de la rente doit être ajusté à l’âge, au revenu et au statut professionnel. Souscrire tôt permet de bénéficier de cotisations plus avantageuses et d’une meilleure prise en charge.
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Comparatif : prévoyance avant et après licenciement
Le licenciement pour inaptitude modifie profondément la couverture prévoyance. Ce tableau résume ce que vous conservez ou perdez sans action de votre part :
| Situation | Garanties prévoyance | Durée / Conditions |
|---|---|---|
| Salarié en poste | Incapacité, invalidité, décès (contrat collectif) | Actives tant que le contrat de travail est en cours |
| Pendant la portabilité | Mêmes garanties maintenues | Jusqu’à 12 mois après le licenciement (sous conditions) |
| Après portabilité / sans contrat individuel | Plus aucune garantie | Aucune couverture prévoyance si non souscrit à titre individuel |
⚠️ Ne pas attendre la fin du contrat pour réagir : souscrire un contrat individuel en amont permet d’éviter toute rupture de couverture après votre départ de l’entreprise.
Même après un licenciement, vos besoins en protection sociale demeurent. Anticiper les démarches, voir les différences entre garanties, adresser les bons documents et comparer les niveaux de couverture selon votre état de santé permet d’éviter une rupture. Pour choisir un régime de prévoyance adapté, explorez notre comparateur dédié.
FAQ
Quel est le plafond d’indemnisation prévu par un contrat de prévoyance en cas d’invalidité ?
Le plafond varie selon le type de contrat (individuel ou collectif) et le niveau de couverture choisi. Certains contrats limitent la rente prévoyance à 70 % du salaire annuel moyen déclaré avant l’invalidité. Ce plafond est fixé dès la souscription et précisé dans les données contractuelles.
Un travailleur non salarié peut-il souscrire une garantie invalidité avec portabilité ?
La portabilité en prévoyance concerne uniquement les anciens salariés. Un travailleur indépendant ne peut donc pas en bénéficier, mais il peut souscrire un contrat individuel avec une garantie invalidité adaptée à sa situation. Attention : les conditions d’indemnisation sont souvent différentes des régimes collectifs.
Les frais de santé sont-ils pris en charge par la prévoyance après la rupture du contrat de travail ?
Non. La prévoyance invalidité ne couvre pas les frais de santé. Cette prise en charge relève de l’assurance maladie via la complémentaire santé. Cependant, certains contrats prévoient des aides annexes (ex. : tiers payant en cas d’invalidité lourde ou prise en charge du transport médicalisé).
Quelle est la différence entre invalidité de catégorie 2 et incapacité permanente reconnue par le service public ?
L’invalidité de catégorie 2, reconnue par la CPAM, suppose une incapacité totale de travail ou de gain, mais pas forcément liée à une origine professionnelle. L’incapacité permanente, souvent constatée dans le cadre d’un accident du travail, ouvre droit à une indemnisation spécifique via le service public (CPAM ou MSA).
Un ancien salarié peut-il toucher une rente même après son départ à la retraite ?
En principe, non. Le montant de la pension de retraite remplace la rente prévoyance à compter de l’âge légal du départ à la retraite. Toutefois, certains contrats prévoient une rente viagère complémentaire ou un capital invalidité si la situation médicale est particulièrement grave. Il faut vérifier chaque clause avec un expert ameli ou l’organisme assureur.
En cas de contestation de décision, quel acteur saisir ?
En cas de litige (montant versé, reconnaissance médicale, code de la Sécurité sociale mal appliqué…), vous pouvez saisir la Commission de Recours Amiable (CRA) de la CPAM. Pour les dossiers complexes, un recours devant le pôle social du tribunal judiciaire peut être envisagé, avec l’aide d’un médecin conseil ou d’un avocat spécialisé.

Bonjour,
23 juillet 2025 : je travaille à 100% et j’ai été déclaré en invalidité catégorie 1 par la CPAM et je touche une pension d’invalidité.
14 août 2025 : je passe sur un mi-temps thérapeutique à 50%
06 novembre 2025 : je suis mise en arrêt maladie 100% je touche les IJSS et ma pension d’invalidité
13 fevrier 2026 : forclusion des IJSS 3 ans maxi car j’ai été en arrêt 7 mois en 2023 pour la même pathologie), je dois avoir un contrat de durée adaptée + ma pension d’invalidité mais je ne peux pas retourner travailler. Je ne toucherai donc que la pension d’invalidit
du 13 février à fin février 2026 : mon employeur m’avance des sous
27 février 2026 : déclaration inaptitude au poste par la médecin du travail
mars 2026 : période de reclassement : je ne touche que ma pension d’invalidité. Fiche de paie négative. Je dépose une demande de rente d’invalidité à la Prévoyance de ma mutuelle d’entreprise.
avril 2026 : je ne touche que ma pension d’invalidité, ma fiche de paie est négative et mon employeur a fait la régul de mon contrat en le passant à un taux d’employabilité de 50%. 1 reclassement proposé mais refusé.
4 mai 2026 : convocation préalable au licenciement
début mai : acceptation de la demande de rente invalidité par ma Prévoyance d’entreprise et versement par rétroaction de septembre à avril. Je touche ma pension d’invalidité également.
le 11 mai 2026 : je suis avisée de mon licenciement pour inaptitude d’origine non professionnelle (en avril mon médecin traitant a demandé la reconnaissance de maladie professionnelle nous attendons la réponse de la cpam)
le 26 mai 2026 : je reçois le solde de tout compte, mon certificat de travail, mon attestation employeur Unedic pour France Travail, ma dernière fche de paie. Je suis encore en arrêt jusque le 5 juin et je dois commencer en juin un parcours de soin dans un hôpital de jour à raison de 2 demi-journées par semaine sur une durée d’1 an, n’étant pas dans la capacité de reprendre le travail. Il est précisé sur la fiche accompagnant mon solde de tout compte que mes droits à la complémentaire santé s’arrêteront le 01 juin 2026. Je peux cependant profiter de 1 an de portabilité de la mutuelle et de la prévoyance après inscription à France Travail. Le délai entre le 26 mai et le 01 juin est très, trop court pour se retourner. Je suis allée à France Travail et effectivement je dois rester en arrêt pendant mon parcours de soin car je risque si inscription à France Travail de refuser des convocations France Travail si je suis à l’hôpital de jour et au bout de 3 refus je risque la radiation.
Ma question est :
Pour ma mutuelle : doit-on prévoir de souscrire à une autre mutuelle à partir du 1er juin si on ne peux pas se lister à France Travail? ou y-a-t-il des dérogations surtout en étant en arrêt mais avec forclusion des IJSS? (nota: j’ai envoyé ma demande de portabilité)
Pour ma prévoyance et rente invalidité : même situation : continuerais-je à toucher ma rente d’invalidité à partir du 1er juin? (j’ai envoyé ma demande de portabilité) ou prendra-t-elle fin au 31 mai 2026? si il n’y a plus de cotisations employeur, devrais-je payer une cotisation? Elle me serait versé combien de temps? la durée de 1 an? peut-elle continuer d’être versé au delà de 12 mois ou dois-je m’attendre à ne plus avoir que ma pension d’invalidité de 900 euros comme unique ressource sur 1 an? Je tombe dans une précarité en restant en arrêt maladie sans IJSS sans chômage et avec ma pension d’invalidité si je ne touche plus ce complément de rente d’invalidité. Quelles sont les démarches à adopter? Car une mutuelle m’a dit que si je demande à une prévoyance de m’assurer pour invalidité ils ne voudront pas m’assurer car la déclaration d’inaptitude a eu lieu avant la souscription à une nouvelle prévoyance…..
Merci pour vos aides et si vous avez des textes de loi en rapport avec ma situation ou ce qu’il faut que je fasse car je suis en grande panique.
Bonjour,
Voici des éléments de réponse :
Portabilité de la mutuelle :
– Conditions d’éligibilité : La portabilité de la mutuelle est possible si la rupture du contrat de travail ouvre droit à l’assurance chômage. Cependant, pour en bénéficier, il est généralement nécessaire d’être inscrit à France Travail (anciennement Pôle emploi) et de percevoir l’allocation chômage. Dans votre cas, si vous ne pouvez pas vous inscrire à France Travail en raison de votre arrêt maladie et de votre parcours de soins, cela pourrait compliquer l’accès à la portabilité.
– Démarches recommandées : Il serait judicieux de contacter directement votre organisme assureur pour expliquer votre situation spécifique et vérifier si des dérogations ou des solutions alternatives sont envisageables.
Portabilité de la prévoyance et versement de la rente d’invalidité :
– Maintien des garanties : La portabilité des garanties de prévoyance est également conditionnée à l’ouverture de droits à l’assurance chômage. Si vous ne pouvez pas vous inscrire à France Travail, cela pourrait affecter le maintien de ces garanties.
– Versement de la rente : Le versement de la rente d’invalidité par votre prévoyance d’entreprise dépend des termes de votre contrat. Il est essentiel de consulter ce document pour connaître la durée et les conditions de versement. En l’absence de cotisations employeur, certaines prévoyances proposent un maintien des garanties avec une prise en charge des cotisations par le salarié.
Démarches à entreprendre :
1. Consulter votre contrat de prévoyance : Identifiez les clauses relatives au maintien des garanties et aux conditions de versement de la rente en cas de cessation du contrat de travail.
2. Contacter votre assureur : Expliquez votre situation en détail pour obtenir des informations précises sur vos droits et les démarches à suivre.
3. Explorer des solutions alternatives : Si la portabilité n’est pas possible, envisagez de souscrire une mutuelle individuelle adaptée à vos besoins actuels. Vous pouvez comparer les offres ici : Notre comparateur
Je vous souhaite beaucoup de courage dans ces démarches et reste à votre disposition pour toute question supplémentaire.
Bonjour
Je vais être licencié pour inaptitude
Je suis en invalidité catégorie 2
J ai 37 ans d’ancienneté
Quelle sont les démarches que je dois faire,
Est ce que je perds tous mes droits de ma mutuelle antreprise et complémentaire
Merci
Cordialement
Bonjour,
Je comprends que vous traversez une période difficile. Voici les démarches à envisager et des informations concernant vos droits en matière de mutuelle d’entreprise et de complémentaire santé :
1. Visite de reprise : Votre employeur doit organiser une visite de reprise avec le médecin du travail. C’est lors de cette visite que l’inaptitude peut être officiellement constatée.
2. Recherche de reclassement : Après la déclaration d’inaptitude, l’employeur est tenu de rechercher un poste de reclassement adapté à vos capacités. Si aucun poste n’est disponible, la procédure de licenciement pour inaptitude peut être engagée.
3. Indemnités de licenciement : En cas de licenciement pour inaptitude d’origine non professionnelle, vous avez droit à une indemnité légale de licenciement, ainsi qu’à une indemnité compensatrice pour les congés payés acquis mais non pris.
Concernant votre mutuelle d’entreprise et votre complémentaire santé :
– Portabilité de la mutuelle : Après un licenciement pour inaptitude, vous pouvez bénéficier de la portabilité de votre mutuelle d’entreprise, sous certaines conditions. Ce dispositif vous permet de conserver gratuitement votre couverture santé collective pendant une durée maximale de 12 mois, à condition d’être éligible à l’assurance chômage et que votre licenciement ne soit pas pour faute lourde.
– Maintien des garanties à titre individuel : Si vous ne remplissez pas les conditions pour la portabilité ou si vous souhaitez prolonger votre couverture au-delà de la période de portabilité, vous pouvez demander à maintenir votre mutuelle à titre individuel. Dans ce cas, les tarifs peuvent évoluer progressivement sur trois ans.
Je vous encourage à discuter de ces options avec votre employeur et votre organisme de mutuelle pour clarifier votre situation spécifique.
Je vous souhaite beaucoup de courage dans vos démarches.
Question posée le 13.05.2026
Bonjour,
J’ai été mise en arrêt maladie en février 2023 (salaire maintenu, en presque en totalité, grâce aux indemnités journalières de la CPAM ainsi que la prévoyance de mon lieu de travail jusqu’à mon licenciement).
En août 2025, après mon RDV avec la médecine du travail, j’ai été déclarée inapte par celle-ci. J’ai donc été, par la suite, licenciée pour inaptitude en septembre 2025.
Suite à ce licenciement pour inaptitude, j’ai fait mon inscription à « France Travail » et touche actuellement les allocations chômage/d’aide de retour à l’emploi (soit, à peine plus de la moitié de mon ancien salaire de quand j’étais salariée, ce qui représente un perte de revenu considérable).
Pas de faute lourde ou grave, juste arrêt de travail ( de février 2023 à mon licenciement en septembre 2025), puis licenciement pour inaptitude
Dans ce cas de figure, aurais-je dû avoir le droit au maintien de la prévoyance durant les 12 mois maximum suivant mon licenciement? Si oui, l’employeur aurait-il dû m’informer et m’expliquer les démarches?
Si cela est le cas, ai-je le droit de contacter les RH ainsi que la Prévoyance de mon ancien lieu de travail?
Enfin, si la réponse est toujours positive, à quel droit puis-je prétendre, et cela sera-t-il rétroactif depuis septembre dernier?
J’espère avoir été assez clair dans mes explications ;)
D’avance, un très grand merci!
Claire
Bonjour Claire,
La portabilité permet aux salariés dont le contrat de travail est rompu, sauf en cas de faute lourde, de conserver gratuitement les garanties de prévoyance (incapacité, invalidité, décès) dont ils bénéficiaient dans leur entreprise, pendant une durée maximale de 12 mois après leur départ. Pour en bénéficier, il faut que la rupture du contrat ouvre droit à l’assurance chômage, ce qui est votre cas.
Votre employeur avait l’obligation de vous informer de ce droit à la portabilité, notamment en le mentionnant dans votre certificat de travail et dans les documents de fin de contrat. Il devait également informer l’organisme assureur de la cessation de votre contrat.
Nous vous conseillons de :
– Contacter votre ancien employeur : Demandez des explications sur l’absence d’information concernant la portabilité de la prévoyance et sollicitez les documents nécessaires.
– Contacter l’organisme de prévoyance : Informez-les de votre situation et demandez si un maintien des garanties est possible rétroactivement.
La portabilité est généralement automatique si les conditions sont remplies. Toutefois, en l’absence d’information de la part de l’employeur, il est essentiel de vérifier avec l’organisme de prévoyance si un maintien rétroactif est envisageable.
Je vous encourage à entreprendre ces démarches rapidement pour clarifier votre situation et, si possible, bénéficier des droits auxquels vous pouvez prétendre.
Bon courage dans vos démarches.
Bonjour,
je suis en préavis de licenciement pour raison économique. J’ai été en même temps reconnu en invalidité catégorie 3 par la CPAM. j’ai une prévoyance collective.
j’ai fait les démarches auprès de ma prévoyance dans les 30 jours demandé sur les conditions particulières de mon contrat de prévoyance.Je suis encore dans les effectifs pour quelques jours. j’aimerais connaître les démarches à entreprendre pour obtenir une pension invalidité. de ma prévoyance jusqu’à 62 ans ?
merci de votre aide.
Bonjour,
Vous traversez une période délicate avec votre licenciement économique et votre reconnaissance en invalidité de catégorie 3. Voici les démarches à entreprendre pour percevoir la pension d’invalidité de votre prévoyance collective jusqu’à 62 ans :
1. Vérifiez les conditions de votre contrat de prévoyance : Assurez-vous que votre contrat prévoit le versement d’une rente en cas d’invalidité de catégorie 3. Les modalités peuvent varier selon les contrats.
2. Rassemblez les documents nécessaires : Généralement, votre organisme de prévoyance vous demandera :
– La notification de la décision d’invalidité de la Sécurité sociale.
– L’attestation de paiement de la pension d’invalidité par l’Assurance Maladie.
– Une attestation sur l’honneur de non-reprise d’activité.
– Votre dernier avis d’imposition.
3. Contactez votre organisme de prévoyance : Transmettez-lui les documents requis et suivez les procédures indiquées pour activer le versement de la rente.
N’hésitez pas à solliciter l’aide de votre médecin traitant ou d’un conseiller en prévoyance pour vous accompagner dans ces démarches. Nous vous souhaitons beaucoup de courage dans cette période difficile.
Bonjour , je suis passé en invalidité 1 ère cat fin 2018 prévoyance en cours PRO BTP
Avertis et création d’un dossier de cette situation à l’époque mais pas de rente car pas de perte de salaire avec rente invalidité et salaire
Changement de prévoyance en 2024 par ma société
Changement de catégorie 1 en 2 au 1 avril 2026 et licenciement pour inaptitude sans reclassement
La prévoyance actuel me refuse la prise en charge en invoquant que c’est la prévoyance qui c’est occupé de l’invalidité 1 en 2018
Est ce normal
Merci
Bonjour,
Je comprends que votre situation est complexe et mérite une attention particulière. Voici quelques éléments qui pourraient vous aider :
– Changement de prévoyance en 2024 : Lorsqu’une entreprise change de contrat de prévoyance, les garanties peuvent évoluer. Il est essentiel de vérifier les conditions spécifiques de votre nouveau contrat, notamment en ce qui concerne la prise en charge des invalidités préexistantes.
– Refus de prise en charge : Si votre nouvel assureur refuse la prise en charge en invoquant que l’invalidité a été reconnue sous l’ancien contrat, cela peut être lié à des clauses d’exclusion ou de limitation concernant les affections antérieures.
– Démarches recommandées :
– Consulter votre contrat actuel : Examinez attentivement les clauses relatives aux affections préexistantes et aux conditions de prise en charge en cas d’évolution de l’invalidité.
– Contacter votre service des ressources humaines : Ils pourront vous fournir des informations précises sur les garanties souscrites par votre entreprise et vous orienter sur les démarches à suivre.
– Solliciter un médiateur : Si le désaccord persiste, vous pouvez faire appel au médiateur de votre organisme de prévoyance pour tenter de trouver une solution amiable.
Bonne journée à vous !