Nice, Strasbourg, Montpellier…La fédération nationale de l’immobilier a dévoilé les gagnants de la reprise immobilière de 2025.

Après trois années de correction brutale, le marché immobilier français se “redresse” en 2025 a annoncé le 14 janvier la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) à l’occasion de son bilan annuel dédié au secteur. Les ventes de logements anciens - 940 000 recensées l’année dernière - sont en nette hausse de 11% en 2025. Les prix repartent aussi à la hausse (+0,8 % sur un an), à un rythme désormais comparable à celui de l’inflation. Cette moyenne nationale masque toutefois des évolutions très contrastées selon les villes et les territoires

À Paris, la baisse se poursuit. Les prix reculent encore de 0,5 % sur un an et affichent une chute de plus de 10 % sur cinq ans. La capitale paie une accumulation de facteurs défavorables : exode démographique (127 000 habitants perdus en 10 ans), forte proportion de logements vacants ou de résidences secondaires, fiscalité locale en hausse et contraintes réglementaires renforcées(encadrement des loyers, DPE). Résultat, la demande reste atone malgré l’amélioration des conditions de crédit.

Soleil sur Nice

Dans les grandes métropoles de province, la situation est plus nuancée. Nice fait figure d’exception, avec une hausse de 3,4 % sur un an et +21 % sur cinq ans. La ville azuréenne a été peu affectée par la remontée des taux grâce à une clientèle aisée, souvent non dépendante du crédit, et à une forte attractivité touristique et résidentielle. À l’inverse, Lyon (-11 % sur cinq ans) et Nantes (-7 %) continuent d’ajuster leurs prix après des années de surchauffe, pénalisées par des niveaux de prix élevés et une solvabilité locale plus contrainte.

D’autres métropoles renouent avec une dynamique positive plus modérée. Toulouse (2,7 %), Montpellier (2%), Strasbourg (8,1%) ou Marseille (1,3%) bénéficient d’un regain d’activité, soutenu par la baisse progressive des taux de crédit (3,12 % fin 2025 contre plus de 4 % fin 2023) et par un retour partiel des primo-accédants. Ces villes combinent encore des prix relativement accessibles et une attractivité économique ou universitaire qui soutient la demande.

"Après trois années de crise, le marché de l’existant retrouve des couleurs" Loïc Cantin, président de la Fnaim

Les villes moyennes, de calibre inférieur, tirent globalement leur épingle du jeu. Sur un an, les prix y progressent de plus de 2 % en moyenne, avec des hausses marquées à Caen, Reims, Mulhouse ou Le Mans. Elles profitent d’un report de la demande depuis les grandes métropoles, de rendements locatifs plus élevés et d’un cadre de vie jugé plus abordable. À l’inverse, certaines villes industrielles ou en perte d’attractivité, comme Saint-Étienne, Brest ou Grenoble, enregistrent encore des baisses.

"Les chiffres du marché immobilier le confirment : après trois années de crise, le marché de l’existant retrouve des couleurs. Les ventes repartent, les prix se stabilisent, et l’activité retrouve ainsi un niveau proche de celui observé en 2023, bien qu’encore éloigné du pic historique de 2021 (avec 1 230 000 ventes)", s’est ainsi réjouit Loïc Cantin, le président de la Fnaim. 

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