Au début de l’année 2026, le marché immobilier de Paris et de Nice affiche des dynamiques différentes mais tout aussi significatives pour les futurs acquéreurs et locataires. Alors que la capitale française voit ses prix à l’achat légèrement pousser à la hausse, la ville azuréenne se distingue par une baisse des prix d’achat mais des loyers qui continuent de monter une combinaison qui pose des enjeux spécifiques pour les emprunteurs, les propriétaires et les investisseurs.
À Paris, les prix d’achat repartent vers le haut
Selon les derniers chiffres disponibles, le prix moyen au mètre carré pour l’achat d’un bien immobilier parisien a augmenté entre décembre 2025 et janvier 2026.
Par exemple, le prix des maisons est passé de 10 151 €/m² à 10 265 €/m² sur cette période, soit +1,12 %.
📍 Cette hausse, même modérée, s’inscrit dans une dynamique plus large de reprise relative du marché après une période de stagnation, malgré un contexte économique incertain et des taux de crédit toujours scrutés par les emprunteurs.
Ce que cela signifie pour les emprunteurs :
- Moins de marge de négociation : les prix qui remontent rendent les négociations moins favorables pour les acheteurs.
- Capacité d’emprunt plus sollicitée : pour accéder à un bien parisien, il faut souvent viser des montants d’emprunt plus élevés, ce qui peut contraindre les profils limités en apport ou en capacité de remboursement.
- Pression sur les mensualités : dans un contexte de taux toujours supérieurs à leur niveau d’il y a quelques années, une hausse des prix peut faire peser une pression plus forte sur les mensualités sans augmentation significative des revenus.
À Nice, baisse des prix d’achat mais loyers toujours en hausse
Dans la même période, Nice se distingue par une baisse des prix d’achat des biens immobilier, mais une augmentation continue des loyers, notamment pour les maisons.
Les données disponibles montrent que, dans certains segments, les prix moyens au mètre carré ont légèrement reculé — une tendance qui peut s’expliquer par un ajustement du marché face à la fois à une offre modérée et à des conditions de crédit contraintes.
Du côté des loyers, les maisons ont vu leur tarif moyen augmenter d’environ 0,96 %, tandis que les appartements ont également progressé autour de 0,50 %.
Conséquences pour les emprunteurs et investisseurs :
- Baisse des prix = opportunité d’achat : pour les primo-accédants ou investisseurs souhaitant acheter à Nice, une baisse des prix d’achat peut offrir de meilleures conditions d’entrée sur le marché.
- Loyers qui montent = une meilleure rentabilité locative potentielle : pour les bailleurs, des loyers plus élevés compensent partiellement la difficulté de revente ou d’emprunt.
- Taux de crédit et arbitrages : même avec des prix en baisse, l’accès au crédit reste un facteur clé. Une baisse de prix ne compense pas toujours une hausse des taux si la capacité d’emprunt est limitée.
Ce que tout cela implique pour votre financement immobilier
Dans les deux villes, ces évolutions de prix et de loyers modifient les équations financières des projets immobiliers :
- Travaux budgétaires nécessaires : avant de vous engager, calculez vos capacités d’emprunt réelles en tenant compte de l’évolution des prix et des loyers qui influencent vos revenus possibles.
- Anticipez les taux : si les banques durcissent les conditions ou si les taux restent élevés, une hausse des prix réduit votre marge de manœuvre.
- Location vs achat : avec des loyers en hausse (notamment à Nice), l’achat peut encore être plus attractif si les mensualités d’emprunt deviennent comparables aux loyers à long terme.
- Stratégies d’investissement : pour les investisseurs, la baisse des prix d’achat à Nice mais l’augmentation des loyers peut représenter une opportunité de rendement, surtout si la ville continue d’attirer des locataires.
En bref
📍 Paris : prix d’achat immobilier en hausse au début de 2026, ce qui complique l’accès à la propriété pour certains profils mais traduit une reprise du marché.
📍 Nice : baisse des prix d’achat mais loyers qui continuent de monter, renforçant l’intérêt d’investir pour louer ou de saisir une fenêtre d’achat.
Dans les deux cas, pour emprunteurs et investisseurs, une bonne préparation financière, une simulation de prêt précise et une analyse du rendement locatif sont essentielles avant de se lancer.
Conseil pratique : rapprochez-vous d’un conseiller en financement ou d’un courtier en crédit immobilier pour analyser vos capacités d’emprunt en fonction de ces évolutions locales.




