Covid-19 : après un 1 an de crise, les assureurs font le point

Publié le 25 mars 2021 par Antoine Fruchard 
florence lustman conference de presse ffa

La présidente de la Fédération française de l’assurance (FFA), Florence Lustman, s’est exprimée hier à l’occasion d’une conférence de presse, faisant le bilan 2020 du secteur de l’assurance. Une année difficile, marquée notamment par une forte hausse de la sinistralité.

Le secteur de l’assurance n’a pas échappé aux effets de la pandémie. Sur-sinistralité en santé-prévoyance et dommages-entreprises, taux en baisse, recul de l’assurance vie, placement pourtant préféré des français avant la crise… L’année 2020 a été “totalement inédite à tous égards”, s’est exprimé la présidente de la FFA, qui a pour autant réaffirmé la volonté du secteur “de continuer à protéger les assurés et de contribuer à soutenir la relance de l’économie du pays”.

Sinistralité 2020 en forte hausse

Crise sanitaire oblige, les remboursements de santé ont augmenté de 4,4 % en 2020, s’élevant à 19,8 milliards d’euros. Une hausse plus rapide que celle des cotisations (+ 1,8 %). La FFA chiffre l’impact de cette augmentation à 800 millions d’euros.

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Le secteur des assurances dommages et responsabilité est celui dont la sinistralité a le plus augmenté en 2020, avec une moyenne de 32 000 sinistres pris en charge chaque jour. S’il y a bel et bien eu une diminution des sinistres auto (- 19 % en 1 an), il y a en revanche eu une forte augmentation de la sinistralité chez les assureurs des professionnels et entreprises, avec des prestations en hausse de + 2,1 %, contre une hausse de + 1,2 % des cotisations. Au total pour ces secteurs d’assurance, l’indemnisation de sinistres a augmenté de 2,9 milliards d’euros en 2020.

En assurance habitation, si les sinistres incendie ont diminué (- 2,6 %), les dégâts des eaux, eux, ont augmenté (+ 0,9 %). La FFA souligne aussi une hausse des sinistres climatiques (tempête Alex en octobre et inondations dans le Sud-Est), dont le coût est estimé à 3,1 milliards d’euros pour le secteur. Toutes branches confondues, les assureurs ont donc dû gérer près de 12 millions de sinistres en 2020.

Côté épargne, les habitudes changent

Florence Lustman souligne aussi une modification du comportement des français quant à l’épargne. L’assurance vie, placement habituellement préféré des ménages, est en recul : – 19,6 % de collecte en 2020. En outre, les français délaissent visiblement les cotisations en euros (inférieures de 28 milliards par rapport à l’année précédente) et leur préfèrent les unités de compte. D’après la présidente de la FFA, c’est le “signe que l’assurance vie est en train de se transformer”. 

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Participer à la relance de l’économie

Malgré les difficultés, “cette crise a démontré la solidité du secteur de l’assurance”, a fait observer Florence Lustman. Les assureurs doivent en effet assumer une lourde facture mais ils conservent pour autant de solides finances avec un ratio de solvabilité de plus de 200 %.

Maintenant, le secteur se tourne vers l’avenir. En 2021, “la priorité absolue du secteur sera la relance”. Parmi les objectifs annoncés par la présidente de la FFA : participer à la relance de l’économie, s’adapter à la transition démographique (au vieillissement de la population notamment) et davantage intégrer les enjeux du réchauffement climatique à la feuille de route des assureurs.

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