Avec la remontée des taux, l’assurance emprunteur pèse davantage dans le TAEG.
Comprenez pourquoi certains crédits immobiliers sont refusés et comment la délégation
peut faire la différence.

L’effet ciseau : un risque réel, mais ciblé

Les taux d’usure, publiés chaque trimestre par la Banque de France, correspondent aux taux
maximums légaux auxquels les banques peuvent prêter, TAEG inclus. Ils sont calculés à
partir des taux moyens observés au trimestre précédent, majorés d’un tiers.

Ce mode de calcul crée un décalage en période de remontée des taux. D’un côté, les taux
immobiliers proposés par les banques augmentent sous l’effet des conditions de marché. De
l’autre, les taux d’usure mettent plusieurs semaines à intégrer cette hausse.

Résultat : certains dossiers peuvent temporairement dépasser le plafond autorisé. C’est ce
que les professionnels du crédit appellent l’“effet ciseau”.

Des tensions concentrées sur certains profils

Tous les emprunteurs ne sont pas exposés de la même manière.
Les situations les plus sensibles concernent :

  • les emprunteurs plus âgés ou présentant un risque de santé
  • les crédits de courte durée

À titre d’illustration, un dossier peut être refusé si le coût de l’assurance fait dépasser le
TAEG au-dessus du seuil réglementaire.

L’assurance emprunteur, principal levier d’optimisation

En période de remontée des taux, le décalage du taux d’usure peut exclure des dossiers
pourtant solides. L’optimisation de l’assurance devient alors un levier clé pour repasser
sous le seuil réglementaire.

Les écarts de tarif entre un contrat groupe bancaire et une assurance individuelle peuvent
être significatifs.


Pour un emprunteur jeune :

Un cadre légal assoupli depuis 2022

Depuis la loi Lemoine, les emprunteurs peuvent changer d’assurance à tout moment, sans
frais, sous condition d’équivalence de garanties.

Cela peut représenter une solution pour alléger la part de l'assurance emprunteur au sein de votre taux d'usure.

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