Assurance chômage : la réforme entrera partiellement en vigueur au 1er juillet 2021

Publié le 02 mars 2021 par Antoine Fruchard 
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La ministre du travail Elisabeth Borne a rencontré ce matin syndicats et patronats pour leur présenter la dernière version de la réforme de l’assurance chômage. C’est officiel, celle-ci entrera partiellement en vigueur au 1er juillet 2021. Bien qu’assouplie, elle ne convainc cependant toujours pas les partenaires sociaux.

Lors d’une visioconférence tendue, Elisabeth Borne a rencontré les partenaires sociaux dans ce qui se voulait être la dernière concertation autour de la réforme de l’assurance chômage. Après près de 2 ans de délais et pourparlers, c’est une version assouplie que la ministre du travail a présentée.

Des dispositions assouplies

Le décret, qui sera publié courant mars, marque le départ de cette réforme au 1er juillet avec l’activation dans un premier temps d’une seule disposition : la modification du calcul du salaire journalier de référence, actuellement “plus favorable aux personnes alternant contrats courts et inactivité qu’à celles travaillant en continu” se justifie le gouvernement.

La dégressivité de l’allocation chômage pour les hautes rémunérations (plus de 4 500 € bruts mensuels) interviendra quant à elle au bout du 9e mois d’indemnisation suivant le 1er juillet. Cette durée sera raccourcie au 7e mois sous réserve d’une amélioration de la situation économique. 

L’amélioration de la situation économique sera évaluée selon 2 facteurs : une diminution de 130 000 demandeurs d’emploi en catégorie A en 6 mois et 2,7 millions d’embauches de plus d’1 mois sur 4 mois.  

Le durcissement de l’ouverture des droits au chômage entrera en vigueur au 1er octobre 2021, là encore sous réserve d’une redynamisation du marché. Enfin, le bonus-malus appliqué aux entreprises ne sera effectif qu’à l’été 2022.

Côté partenaires sociaux, le désaccord persiste

Ce n’est pas une surprise, ils l’ont martelé jusqu’à la veille de la réunion, les partenaires sociaux restent en désaccord avec les nouvelles dispositions de la réforme de l’assurance chômage, bien que celle-ci ait été assouplie. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT dénonçait suite à leur rencontre une réforme “injuste, anachronique, incohérente et déséquilibrée”.

Pour rappel, l’objet de cette réforme, initiée en juillet 2019, était de réaliser 1 à 1,3 milliards d’euros d’économies par an en durcissant les règles d’indemnisation et en luttant contre les recours excessifs aux contrats courts, le tout dans un marché de l'emploi alors dynamique. Une réforme sans cesse reportée dans un contexte de pandémie mais que l’exécutif semble aujourd’hui ne plus vouloir repousser, à un an des élections présidentielles.

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