Médecine douce : calcul des remboursements de la Sécurité sociale


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Qu’est-ce que la médecine douce exactement ?

Aussi appelée médecine alternative ou encore traditionnelle, la médecine douce est un terme générique qui englobe un ensemble de pratiques « non admises doctoralement » en France. Ces pratiques ne sont pas invasives et représentent une alternative aux approches classiques (médicamenteuses, invasives, recours aux molécules chimiques…).

La médecine alternative n’a (en principe) pas vocation à soigner les maladies les plus graves comme le cancer mais s’avère souvent efficace pour, par exemple, l’arthrose, la dépression, le stress ou simplement pour maigrir. Bon nombre de femmes enceintes ont également recours aux médecines alternatives.

Les médecines douces peuvent tout à fait s’avérer complémentaires à un traitement « classique ». Elles reposent souvent sur une approche corps-esprit. 

Même si des dizaines de thérapies peuvent être répertoriées, voici quelques exemples de spécialités assimilées à la médecine douce : 

  • l’ostéopathie ;
  • l’homéopathie ; 
  • l’étiopathie ;
  • la sophrologie ;
  • l’acuponcture ;
  • la naturopathie ;
  • la chiropractie. 

Une part grandissante de français ont aujourd’hui recours aux médecines traditionnelles. Pourtant, la prise en charge par la Sécurité sociale de ces pratiques est encore inexistante, ou en tout cas très limitée. Les mutuelles et bancassureurs ont toutefois compris cet engouement et la grande majorité d’entre eux proposent aujourd’hui des forfaits en médecine douce.

Précisons enfin que la médecine alternative peut coûter cher, les tarifs des praticiens étant libres. Il faudra souvent compter, selon la pratique, entre 50 et 100 € par séance. Avoir une bonne mutuelle santé complémentaire sera donc primordial si vous avez régulièrement besoin, par exemple, de séances d’acuponcture ou d’hypnose.

La médecine douce est-elle remboursée par la mutuelle santé ? 

Quasiment tous les acteurs positionnés de l’assurance santé complémentaire proposent des formules incluant des forfaits en médecine douce. Il existe même des mutuelles « spécialisées » en médecine alternative. Pour rappel, les 4 postes de dépenses « classiques » pour lesquels la personne couverte par une mutuelle santé pourra prétendre à des remboursements sont, de base : 

  • l’hospitalisation ;
  • la médecine de proximité (les soins courants) ;
  • l’optique ;
  • le dentaire. 

À ces quatre postes, on peut en ajouter d’autres tels que l’audiologie ou, donc, la médecine douce. Attention toutefois : toutes les formules ne prévoient pas nécessairement  de prise en charge en la matière. 

Globalement, afin de bénéficier d’un forfait de prise en charge en médecines alternatives, vous devrez très souvent opter pour une formule intermédiaire, voire haut de gamme. Un contrat de mutuelle santé étant modulable, vous pourrez aussi en principe renforcer spécifiquement cette garantie et conserver un niveau de couverture faible pour, par exemple, l’optique et le dentaire (si vous n’avez pas de besoin en la matière). 

Votre contrat de complémentaire santé pourra, pour ce qui est de la médecine douce, intervenir de deux façons : 

  • prendre en charge le ticket modérateur et tout ou partie des dépassements d’honoraires pour les dépenses pour lesquelles une participation de la Sécurité Sociale sera possible (pour l’ostéopathie par exemple, dans certains cas) ;
  • prendre en charge tout ou partie de votre dépense réelle lorsque l’acte n’est pas du tout remboursé par votre régime d’Assurance maladie obligatoire.

Les médecines douces peuvent tout à fait s’avérer complémentaires à un traitement « classique ». Elles reposent souvent sur une approche corps-esprit. 

Comment trouver une complémentaire santé remboursant bien la médecine douce ?

Le fait que la grande majorité des contrats de mutuelle intègrent aujourd’hui (en formule intermédiaire / haut de gamme) un forfait en médecine douce est une bonne chose, puisque vous aurez « l’embarras du choix ». Cette abondance d’offres complexifiera toutefois la recherche du meilleur contrat.

Dans tous les cas, nous ne pouvons que vous conseiller de solliciter plusieurs devis de mutuelle médecine douce afin de les comparer au regard de critères objectifs (garanties incluses, niveaux de prise en charge, tarifs…).

Plutôt que de demander des propositions tarifées les unes après les autres (en ligne, par téléphone ou en agence), la meilleure pratique consiste à passer par un comparateur de complémentaires santé. Réassurez-moi vous propose le sien : il est 100 % gratuit, anonyme et sans engagement. 

Notre outil vous permet d’accéder, à partir d’un très court formulaire, à une sélection de devis d’assurance santé personnalisés, que nous considérons comme les plus compétitifs du marché. Toutes les informations essentielles (cotisation, tableau des garanties…) seront accessibles sur la même page : comparer les offres reçues sera alors beaucoup plus simple. 

Une fois votre offre de mutuelle médecine douce choisie, vous pourrez y souscrire directement en ligne ! Vous aurez accès des tarifs négociés pour vous par Réassurez-moi et serez, in fine, certain d’adhérer à la meilleure couverture santé au meilleur prix ! 

Combien coûte une mutuelle médecines douces ? 

Nous l’avons dit, les mutuelles et assureurs intègrent la plupart du temps un forfait médecines alternatives dans leurs formules intermédiaires et haut de gamme. Si vous souhaitez une prise en charge en la matière, vous n’aurez donc en principe d’autre choix que d’opter pour un niveau de couverture élevé. À titre d’illustration, sachez que Groupama intègre un forfait à partir de sa 3ème formule.

Il est aussi possible qu’un forfait soit accessible en option, et ce même dès la première formule. Vous pourrez donc opter pour une couverture santé pas chère, seulement agrémentée d’une option en la matière. La prime sera recalculée en fonction.

Il reste difficile de donner un ordre d’idée du coût d’une mutuelle santé incluant une prise en charge de la médecine douce, tant les prix peuvent varier du simple au double sur le marché. Tout dépendra de la formule choisie et des éventuels options et renforts souscrits. Il vous faudra toutefois toujours comparer des devis personnalisés, posant un niveau de couverture équivalent, afin de déterminer lequel sera dans votre cas (au vu de votre profil) le moins cher. 

Voici les principaux critères qui influent sur la prime

  • le niveau de couverture général ;
  • le profil de la personne (âge, lieu d’habitation, activité professionnelle…) ; 
  • le nombre de personnes couvertes par le contrat (conjoint, partenaire pacsé, enfants…).

Une bonne solution pour juger du rapport qualité des garanties / prix d’une mutuelle médecine douce est d’estimer, à l’échelle d’une année, le montant qui vous sera remboursé pour vos séances (selon le forfait prévu au contrat) et de le comparer avec le montant de la cotisation annuelle.

Par exemple, si votre mutuelle vous coûte 500 € par an mais que vous bénéficiez d’un forfait de 400 € en médecine douce (que vous consommez en intégralité) et d’un autre de 200 € en optique, le rapport final sera positif. 

Voici deux bonnes pratiques pour abaisser le coût de votre complémentaire santé : 

  • comparez régulièrement les offres disponibles sur le marché ; 
  • abaissez les garanties qui ne vous sont pas utiles (vous ferez des économies sur votre cotisation).

Comment fonctionne le remboursement des médecines douces ?

Il est important de bien comprendre comment la mutuelle procédera au remboursement de la médecine douce et jusqu’à quelle hauteur. Vous vous en doutez, la prise en charge ne sera pas illimitée, et variera très largement d’un contrat à l’autre.

Les médecines alternatives n’étant pas (dans l’immense majorité des cas) prises en charge par la Sécurité Sociale, le remboursement de la complémentaire santé n’est pas exprimé en pourcentage d’un quelconque tarif de convention (comme c’est par exemple le cas pour une consultation chez un généraliste). 

Il s’agira toujours d’un forfait en euros. Celui-ci pourra prendre deux formes, toujours selon les mutuelles : 

  • un forfait en euros annuel et global, par exemple 300 € par an ;
  • un forfait en euros par séance, avec une limite du nombre de séances remboursables (en tout ou partie) par an, par exemple 40 € par an pour 5 séances dans l’année. 
FormuleForfait
CNP Assurances – Optimum +80 € (5 séances par an)
Generali – Initial + Niveau 6110 € par an
CNP Assurances – Premium80 € (5 séances par an)

En général, la moyenne du forfait tourne aux alentours de 150 à 300 € par an, voire jusqu’à 400 € pour les mutuelle les plus « généreuses » en la matière. Chaque assuré au contrat aura en principe droit à son propre forfait. Si vous faites 10 séances dans l’année, vous supporterez le reste à charge vous-même. 

Cocoon confère, selon la formule, un forfait de 5 x 50 ou 5 x 80 € par an. Il s’agit là du plus haut forfait sur le marché actuellement. Swiss Life n’est pas en reste avec 55 euros par séance (dans la limite de 5 séances annuelles). 

Rappelons aussi que certains contrats fixent une liste d’actes de médecine douce remboursables, là où d’autres ne font pas de distinction. Par exemple, la MAIF ne remboursera que l’ostéopathie. Vérifiez bien ce que prévoit l’offre qui vous intéresse avant de signer quoi que ce soit. 

Précisons enfin que souvent, le forfait ne souffrira d’aucun délai d’attente : les garanties seront activables dès l’adhésion à la mutuelle santé.

Quel est le remboursement de la médecine alternative par la Sécurité sociale ? 

Dans l’immense majorité des cas, l’Assurance maladie ne remboursera pas vos dépenses de santé en médecine alternative car elle ne reconnaît pas (encore ?) l’efficacité de ces pratiques. Seules certaines médecines douces sont reconnues par la Sécurité Sociale. Il s’agira notamment : 

  • de l’acuponcture ; 
  • de l’ostéopathie ;
  • de l’homéopathie. 

Afin d’avoir droit à un remboursement sur la base des tarifs de convention, il faudra que le praticien soit conventionné et que vous respectiez le parcours de soins coordonnées. Si vous vous rendez par exemple chez un médecin généraliste conventionné de secteur 1 pratiquant l’ostéopathie, vous aurez droit à un remboursement équivalent à 70 % du tarif de convention établi à 25 euros. Le reste à charge pourra être important du fait des dépassements d’honoraires, qui resteront à votre charge (ou à celle de votre mutuelle si vous jouissez d’un forfait).

Afin de pouvoir prétendre à un remboursement, il faudra que le praticien justifie d’un diplôme (par exemple en ostéopathie) reconnu par l’État. Consulter un praticien non médecin ne vous donnera droit à aucune prise en charge. 

Les médicaments homéopathiques seront quant à eux remboursés sur la base de 30 % du tarif de convention si vous détenez une prescription médicale.