L’octroi d’un prêt immobilier par un établissement de crédit à un particulier représente la libération d’un capital par le premier, et le remboursement du financement de son projet immobilier pour le second. Autrement dit, le crédit contracté par l’emprunteur suppose le remboursement de la somme prêtée, majorée d’intérêts justifiés par le service financier fourni.

Le prêt immobilier est justifiable par l’achat d’un logement par un particulier, nécessitant un financement spécifique extérieur. Il s’agit néanmoins d’un engagement important pour l’emprunteur vis-à-vis de son créancier, auquel il doit absolument rembourser la somme accordée, éventuellement de manière anticipée.

 

Remboursement du prêt immobilier

La contraction d’un prêt immobilier par un particulier suppose des motivation précises mais représente bien un engagement sérieux vis-à-vis de l’établissement de crédit.

Pourquoi contracter un prêt immobilier ?

Le crédit immobilier est contracté par l’emprunteur dans l’optique de financer son projet immobilier. Celui-ci peut être de plusieurs natures :

  • Un terrain destiné à accueillir une construction (donc suppose des travaux)
  • L’achat direct d’un logement neuf ou ancien.

Le prêt immobilier est motivé par une nécessite de financement car il s’avère que le particulier ne pourra à priori pas payer seul l’achat du bien immobilier. Le désir de propriété du logement est effectivement la première source de contraction d’un prêt immobilier, afin de ne pas rester indéfiniment locataire mais bien de devenir propriétaire.

L’engagement de l’emprunteur

La contraction d’un crédit dans le cadre du financement d’un logement est particulière, puisque qu’elle représente le seul investissement réel dans la vie d’un consommateur économiquement parlant. L’emprunteur doit donc absolument vérifier ses capacités de remboursement avant de signer un quelconque contrat, une sécurité que la banque prendra également en étudiant ses comptes bancaires et ses revenus.

Il s’avère que la signature du contrat de prêt immobilier constitue un engagement particulièrement fort de l’emprunteur envers son créancier. Les sommes concernées sont telles qu’un défaut de paiement pourrait mettre le particulier en difficulté pendant des décennies. Il doit néanmoins étudier précisément les modalités du contrat de crédit afin de ne pas s’engager une spécificité qui ne lui conviendrait pas.

Le coût du prêt immobilier

Le remboursement du prêt immobilier contracté prend en compte plusieurs données que l’emprunteur doit absolument connaître. Le prêt de capital pour le financement d’un logement est un service payant octroyé par les établissements de crédit. Il s’avère que plusieurs frais viennent se greffer au remboursement initial pour que les banques profitent financièrement de la prestation de service accordée.

C’est ainsi que le véritable coût du crédit immobilier est influencé par les facteurs suivants :

  • Le capital prêté à rembourser.
  • Taux de prêt immobilier (= taux d’intérêt) appliqué aux mensualités : il correspond au paiement effectif du service de prêt et l’importance des intérêts diminue avec le temps, puisqu’ils sont calculés en fonction du capital restant dû.
  • Les intérêts d’assurance emprunteur : l’assurance permet à la banque d’avoir la certitude d’être payée en cas de défaillance financière de l’emprunteur.
  • Le coût des garanties : la garantie est un mécanisme qui voit l’emprunteur fournir quelque chose en échange du prêt d’argent (hypothèque, cautionnement, nantissement…).

 

A savoir : le remboursement du prêt immobilier pour un crédit lié à l’achat d’un logement suppose un remboursement continu et mensuel. La banque applique un certain nombre de frais supplémentaires en plus du capital prêté, comme les intérêts, l’assurance ou les garanties. Le coût réel de l’emprunt final est alors bien plus élevé que la seule somme d’argent débloquée par le créancier. Le remboursement anticipé pour tout ou partie du capital restant dû est possible, mais suppose bien souvent des pénalités spécifiques pour permettre aux banques la perte de jouissance totale des intérêts de remboursement.

 

 

Remboursement anticipé du prêt immobilier

Dans le cadre du remboursement du crédit contracté pour un logement, l’emprunteur peut faire le choix de rembourser son prêt par anticipation.

Le remboursement anticipé du prêt immobilier

Le fait de procéder à un remboursement anticipé de son prêt immobilier est une disposition légale qui laisse la possibilité au particulier de payer en avance son créancier. Un remboursement anticipé peut notamment être motivé par une rentrée d’argent inattendue comme un héritage, ou par une augmentation des revenus.

Dans ce deuxième cas, il s’avère que l’emprunteur aura certainement vu son salaire augmenter plusieurs années après la signature du contrat de prêt immobilier. Il aura alors vu son taux d’endettement (part des mensualités sur les revenus) diminuer et peut décider de l’augmenter à nouveau (sans pour autant qu’il puisse dépasser 33%). Augmenter ses mensualités permet donc de relever ce taux d’endettement et de rembourser par anticipation le prêt, une pratique qui peut faire économiser plusieurs milliers d’euros à un particulier.

Les modalités du remboursement anticipé

Tout en restant dans les règles fixées par le contrat, l’emprunteur peut procéder au remboursement anticipé de tout ou partie du capital restant dû. De manière générale, les banques n’acceptent pas un remboursement anticipé pour une somme donnée si elle constitue moins de 10 % du capital restant dû, sauf s’il s’agit du solde du prêt.

L’emprunteur peut donc décider de rembourser une somme fixe pour diminuer d’un coup le capital restant dû ou demander l’augmentation de ses mensualités. Ce dernier choix permet de diminuer significativement la durée totale du crédit puisqu’il supportera davantage chaque mois. Les intérêts appliqués diminueront donc plus rapidement, tout comme le capital restant dû.

Le coût du remboursement anticipé

Dans la plupart des cas, le remboursement anticipé du prêt n’est pas gratuit et implique des frais spécifiques. Il s’avère que les banques n’aiment pas voir l’emprunteur rembourser par anticipation et augmenter ses mensualités, car cela ne lui permet pas de jouir pleinement des intérêts préalablement établis et applicables pendant toute la durée du crédit.

Le particulier peut tout à fait négocier la suppression des frais de remboursement anticipé à la signature du prêt, voire pendant l’exercice du crédit, moyennant une augmentation en conséquence des mensualités. Les pénalités de remboursement son généralement calculées sur le montant initial de l’emprunt et peuvent se calculer de deux manières :

  •  3 % du capital restant dû, ou
  •  6 mois d’intérêts calculés au taux moyen de l’emprunt.

Dans tous les cas, les frais de remboursement anticipé ne peuvent être appliqués si le montant versé est inférieur à 10 % du capital restant dû.