Taux de prêt immobilier Octobre 2017

Le 20/09/2017

Nous vous proposons notre baromètre des taux de prêt immobilier du mois d’Octobre 2017. Comme nous pouvons le constater, les taux d’emprunt restent encore particulièrement compétitifs, ce qui devrait continuer à encourager l’achat immobilier.

Les taux de prêt immobilier en Octobre 2017


Retrouvez les taux réels de crédit immobilier sur 20 ans de toutes les banques pour ce mois-ci : nous vous offrons la moyenne des taux constatés auprès des emprunteurs, ce qui vous donnera un bon indicateur pour comparer si vous souhaitez emprunter. Pour vous donner une vision juste du coût actuel du crédit, nous avons intégré dans le calcul du TEG : les frais de dossier de chaque banque, le coût moyen de la caution et le taux de l’assurance d’un emprunteur de 45 ans.

TEGTaux d’intérêt
Boursorama1,74 %1.49 %
ING Direct1,75 %1.46 %
HSBC1,82 %1.51 %
Société Générale1,87 %1.60 %
Crédit Mutuel1,93 %1.67 %
Banque Postale1,94 %1,63 %
Crédit du Nord2,00 %1,62 %
Crédit Agricole1,96 %1,63 %
Banque Populaire1,98 %1,64%
CIC1,95 %1,61 %
Caisse d’Epargne2,00 %1,66 %
BNP Paribas2.03%1,75 %
Axa Banque2.08 %1,78 %
Crédit Foncier de France2.20 %1,92 %
Barclays1,79 %1,48 %
LCL2,01 %1,70 %

Les banques en ligne restent donc toujours très intéressantes et offrent les meilleurs taux si vous avez un profil qui correspond à leurs critères, mais des banques plus traditionnelles continuent à avoir des niveaux intéressants.

Pour plus de détails, voici notre comparateur des taux immobilier en temps réel. C’est gratuit, rapide et 100% en ligne.

Si vous souhaitez connaître quelle serait votre mensualité ou quelle est votre capacité d’emprunt, utilisez gratuitement notre simulateur de crédit immobilier :

Analyse sur l’évolution du crédit en Octobre 2017


Le mois d’octobre, comme celui de septembre, est considéré comme un mois phare pour l’immobilier, marqué par le retour des emprunteurs après un été plus calme. Pour les banques, cette fin d’année est une période clé pour capter de nouveaux clients, notamment pour les établissements qui n’ont pas atteint leurs objectifs commerciaux.
On a constaté pour le mois de septembre 2017 une certaine stabilité dans les taux : les quelques hausses constatées sont de 0.01% sur les taux moyens sur des durées de crédit de 15 ou 25 ans, et de 0,02% sur les taux moyens sur une durée de 25 ans. Concrètement, le taux moyen brut (hors assurances) toutes durées confondues enregistré en septembre 2017 par l’Observatoire Crédit Logement CSA est de 1,62%. On observe donc que les taux de crédit immobilier proposés aux emprunteurs restent historiquement bas avec des prêt accordés sur 25 ans toujours bien en dessous de la barre des 2%.

Tous les observateurs s’accordent à dire que 2017 devrait être une année record pour le marché immobilier français. Ce dynamisme est souligné par plusieurs indicateurs :
– Le volume de logements neufs vendus cette année est (déjà) au plus haut depuis 5 ans. Même chose pour l’ancien, dont le total des transactions devrait graviter autour de 900 000 ventes en fin d’année.
– Les taux d’intérêt sont encore très intéressants. S’ils ont subi une très légère hausse depuis décembre 2016 (à peine 0,20 %), ils restent tout de même à un niveau similaire à ceux enregistrés un an auparavant à la même période, et bien plus intéressants que ceux de toutes les années précédentes, et ce depuis 10 ans.
– Les prix de l’immobilier, qui progressent de 3% à 4% en 2017. Entre août 2011 et février 2016, les prix immobiliers avaient baissé de 11% sur l’ensemble de la France. En 2017, le marché immobilier a vu ses prix augmenter pour la première fois depuis 5 ans. Même si le marché immobilier est en train de compenser les baisses constatées ces dernières années, cette hausse des prix incite les porteurs de projets à se lancer : plus ils attendent, plus ils risquent de débourser des sommes de plus en plus importantes pour leur bien.

Si la situation peut paraître bonne, deux facteurs pourraient mettre en péril cette évolution : une aggravation de la fiscalité immobilière et des dispositifs d’aide qui soutiennent le marché, et une hausse des taux d’intérêts :
– D’un côté, les mauvaises perspectives concernant les APL, prévues à la baisse pour cette fin d’année, ne sont pas faites pour rassurer les propriétaires ni pour encourager à l’investissement locatif. De plus, les incertitudes quant au prolongement ou la disparition éventuelle en 2018 du dispositif Pinel et du Prêt à Taux Zéro ne jouent pas comme incitateurs auprès des acquéreurs, même si certains investissent en cette fin d’année afin de profiter de ces avantages. Il faut savoir que le PTZ est le principal outil de soutien public à l’accession sociale à la propriété. En 2017, il s’est élargi à près de 80% de la population, soit environ 120.000 ménages qui ont ainsi bénéficié de ce dispositif. Permettant de financer jusqu’à 40% du montant total de l’opération immobilière dans le neuf comme dans l’ancien, avec un différé de remboursement de 15 ans, il constitue toujours une incitation efficace à l’accession à la propriété. Ceci étant dit, même si le gouvernement a annoncé une réforme majeure dans ces domaine pour la fin d’année, leur éventuel impact négatif ne devrait pas se faire sentir avant 2018.
– Quant aux taux d’intérêts, la question de leur hausse prochaine ne semble pas faire de doute. En effet, une croissance économique plus forte et une inflation qui tend à se normaliser sont deux éléments structurant qui justifient une hausse des taux de crédit immobilier. De surcroît, la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne devrait être moins accommodante afin de suivre cette amélioration certaine de l’économie : une politique monétaire normalisée devrait avoir pour conséquence d’augmenter le taux d’emprunt d’état français et donc les taux des crédits immobiliers.
Enfin, la mise en place de la loi Bourquin qui autorise, à partir du 1er janvier 2018, l’ensemble des emprunteurs à résilier leur assurance de prêt en cours de crédit immobilier, va inévitablement peser sur le bénéfice futur des banques. En effet, le montant de l’assurance de prêt immobilier, rendue nécessaire par les banques pour obtenir un emprunt immobilier, pèse lourd dans le coût global du financement de l’emprunteur, mais était jusqu’alors une manne financière prisée par les établissements bancaires avant que leurs les marges ne se voient réduites par le législateur. Les banques n’auront pas d’autre choix que de trouver d’autres sources de rentabilité et donc augmenter le taux de leurs crédits immobilier. S’il est sûr que ces derniers vont augmenter, il est encore complexe de déterminer le moment ou cette hausse sera effective. On prévoit celle-ci pour la fin d’année 2017 ou le début d’année 2018.

En conclusion pour cette analyse sur ce mois d’octobre 2017, il faut être conscient que nous sommes encore à l’heure actuelle dans une période où les taux de crédit immobilier sont très faibles. Plus important, les prix de l’immobilier commencent tout juste à grimper après une longue période de baisse amorcée il y a dix ans de cela déjà, bien que peu médiatisée.
Mais pour combien de temps encore? Plus les prix de l’immobilier et les taux d’intérêts augmenteront, plus l’opportunité d’investir à moindre coût se réduira.

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