Taux de prêt immobilier Mars 2018

Le 30/04/2018

Nous vous proposons notre baromètre des taux de prêt immobilier du mois de Mars 2018.
Comme nous pouvons le constater, les taux d’emprunt restent encore très compétitifs, ce qui continue à encourager l’achat immobilier !

Les taux de prêt immobilier en Mars 2018


Retrouvez les taux réels de crédit immobilier sur 20 ans de toutes les banques pour ce mois-ci : nous vous offrons la moyenne des taux constatés auprès des emprunteurs, ce qui vous donnera un bon indicateur pour comparer si vous souhaitez emprunter. Pour vous donner une vision juste du coût actuel du crédit, nous avons intégré dans le calcul du TEG (Taux Effectif Global) : les frais de dossier de chaque banque, le coût moyen de la caution de l’emprunt et le taux de l’assurance d’un emprunteur de 45 ans.

TEGTaux d’intérêt
Boursorama 1,67 %1.41 %
Fortunéo1,64 %1.38 %
ING Direct1,75 %1.46 %
HSBC 1,81 %1.50 %
Société Générale 1,79 %1.51 %
Crédit Mutuel 1,85 %1.59 %
Banque Postale 1,92 %1,61 %
Crédit du Nord 2,00%1,69 %
Crédit Agricole 1,96 %1,64 %
Banque Populaire 1,96 %1,62%
CIC 1,88 %1,54 %
Caisse d’Epargne 2,30 %1,96 %
BNP Paribas 2.00%1,72 %
Axa Banque 2.09 %1,80 %
Crédit Foncier de France 2.12 %1,84 %
Barclays 1,78 %1,46 %
LCL 1,98 %1,66 %

Les banques en ligne restent donc toujours très intéressantes et offrent les meilleurs taux si vous avez un profil qui correspond à leurs critères, mais des banques plus traditionnelles continuent à avoir des niveaux intéressants.

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Analyse sur l’évolution du crédit en Mars 2018


Taux immobiliers observés : le mois de Février 2018 avait laissé apparaître, par rapport à Janvier, une très faible évolution des taux, prouvant aux analystes que la hausse drastique des taux bancaires n’avait pas encore eu lieu. Ainsi, un emprunteur pouvait obtenir en Février un crédit immobilier à un taux entre 1,65 % et 1,80 % sur une durée d’emprunt de 20 ans. En moyenne, 1,78 %.

En Mars 2018, on constate que les taux bancaires restent offensifs : de légères baisses de taux ont été enregistrées, offrant donc toujours de bonnes conditions pour les futurs acquéreurs. Ainsi, un emprunteur se verra proposer un taux immobilier en Février en moyenne à 1,69 % sur une durée de 20 ans, soit des taux relativement similaires à ceux de Décembre 2017, donc encore très attractifs. En cause, les emprunteurs moins présents sur le marché, poussant ainsi les établissements de crédit à afficher des taux d’intérêts légèrement diminués, et ce particulièrement sur les courtes durées : le meilleur taux immobilier sur 15 ans est affiché à 0,96 % !
Les conditions d’emprunt immobilier les plus avantageuses sont toujours proposées aux profils d’acquéreurs pour lesquels les banques se livrent à une forte concurrence, à savoir les primo-accédants à forts revenus (+ de 5 000 € en couple), qui disposent par conscéquent d’un apport personnel.

Les emprunteurs en cours de crédit immobilier sont donc toujours gagnants à renégocier leur taux d’emprunt avec leur propre banque, ou, si cette renégociation est refusée, à faire un rachat ou un regroupement de crédit par une banque concurrente.

Ralentissement du marché immobilier : en France, si 8 millions de français remboursent actuellement un crédit (consommation ou immobilier), la part des ménages ayant un crédit immobilier en cours atteint 47,8 %. Les estimations chiffrent à 5 % les ménages envisageant de contracter un prêt immobilier dans l’année 2018. C’est un peu moins que pour 2016 et 2017, mais plus que les années précédentes.
Comme nous le mentionnons plus haut, les acteurs de crédits immobilier observent tous une chute de la demande, particulièrement mise en exergue après la très bonne année 2017. Plusieurs facteurs expliquent cette baisse de demande de prêts immobiliers :
– Tout d’abord, la hausse des prix dans l’immobilier. Il faut savoir qu’en moyenne en France, le m2 coûte actuellement 3 768 €… En 20 ans, les prix dans l’ancien ont été multipliés par 2,5 ! Certes, le coût de la construction a augmenté, mais c’est surtout la hausse de coût des terrains qui fait flamber les prix : + 93 % en France depuis 1970… Cette hausse constante de l’immobilier, même si sa progression est un peu plus légère depuis 1 trimestre, explique l’attentisme des acquéreurs.
– Ensuite, le recentrage des aides publiques : les conditions du marché (réduction du PTZ dans le marché du neuf, modification du dispositif Pinel et des APL) ayant été modifiées courant 2017, elles impactent les primo-accédants et les investisseurs à réaliser leur projet immobilier, contribuant ainsi à la baisse de l’estimation du nombre de transactions immobilières en 2018.

2ème trimestre 2018, vers une hausse des taux ?  deux changements importants semblent conduire à une hausse des taux immobilier courant 2018 :
– La nouvelle possibilité, pour l’ensemble des emprunteurs, de changer d’assurance de prêt immobilier chaque année, et pendant toute la durée de leur crédit, leur permettant en moyenne de diviser par 3 le coût total de leur prêt immobilier. Cette ouverture à la concurrence fait que les banques (qui proposent leurs propres contrats d’assurance-groupe) risquent fortement de perdre de nombreux clients, les assureurs indépendants étant bien moins onéreux ! D’où une (attendue) future augmentation des taux pour pallier aux pertes de leurs marges sur leurs produits d’assurance emprunteur.
– La deuxième potentielle menace de modification des taux à la hausse est dûe à l’augmentation récente des taux d’emprunts d’Etat (ce sont les taux sur les obligations émises par l’Etat français), qui sont passés de 0,5 % à 0,9 %. Si ces taux directeurs augmentent, cela conduira inévitablement, malgré leur stabilité du moment, à une hausse des taux immobilier.

Notre analyse : si les banques ont des objectifs aussi ambitieux pour 2018 qu’en 2017, la vente de prêts immobilier reste leur produit d’appel pour capter de nouveaux clients. Elles n’ont donc aucun intérêt à bloquer le marché immobilier en remontant trop fortement leurs taux d’intérêts. Elles vont donc prendre le temps d’adapter leurs stratégies en tenant compte de leurs objectifs commerciaux mais aussi des conditions demandées à leurs futurs acquéreurs, conditions qui doivent rester intéressantes pour ne pas perdre leurs clients.

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