Taux de prêt immobilier Janvier 2018

Le 19/12/2017

Nous vous proposons notre baromètre des taux de prêt immobilier du mois de Janvier 2018.
Comme nous pouvons le constater, les taux d’emprunt restent encore extrêmement compétitifs, ce qui devrait continuer à encourager l’achat immobilier !

Les taux de prêt immobilier en Janvier 2018


Retrouvez les taux réels de crédit immobilier sur 20 ans de toutes les banques pour ce mois-ci : nous vous offrons la moyenne des taux constatés auprès des emprunteurs, ce qui vous donnera un bon indicateur pour comparer si vous souhaitez emprunter. Pour vous donner une vision juste du coût actuel du crédit, nous avons intégré dans le calcul du TEG (Taux Effectif Global) : les frais de dossier de chaque banque, le coût moyen de la caution de l’emprunt et le taux de l’assurance d’un emprunteur de 45 ans.

TEGTaux d’intérêt
Boursorama 1,69 %1.43 %
Fortunéo1,74 %1.48 %
ING Direct1,76 %1.47 %
HSBC 1,86 %1.55 %
Société Générale 1,81 %1.54 %
Crédit Mutuel 1,89 %1.63 %
Banque Postale 1,95 %1,64 %
Crédit du Nord 2,01%1,70 %
Crédit Agricole 1,97 %1,65 %
Banque Populaire 1,98 %1,64%
CIC 1,92 %1,58 %
Caisse d’Epargne 2,26 %1,92 %
BNP Paribas 2.02%1,74 %
Axa Banque 2.11 %1,82 %
Crédit Foncier de France 2.16 %1,88 %
Barclays 1,76 %1,45 %
LCL 2,03 %1,72 %

Les banques en ligne restent donc toujours très intéressantes et offrent les meilleurs taux si vous avez un profil qui correspond à leurs critères, mais des banques plus traditionnelles continuent à avoir des niveaux intéressants.

Pour plus de détails, voici notre comparateur des taux immobilier en temps réel. C’est gratuit, rapide et 100% en ligne.

 

 

Si vous souhaitez connaître quelle serait votre mensualité ou quelle est votre capacité d’emprunt, utilisez gratuitement notre simulateur de crédit immobilier :

 

 

Analyse sur l’évolution du crédit en Janvier 2018


En Décembre 2017, les taux d’intérêts sont restés stables : très peu de mouvements ont été constatés. Quelques banques (nationales comme régionales) ont légèrement remonté ou diminué leurs taux (moins de 0,15 %), se situant donc toujours autour de 1,65 % sur une durée de 20 ans et de 1,85 % sur une durée de 25 ans. Le taux moyen atteignait donc 1,70 % sur le mois de Décembre.
Pour rappel, après voir connu une baisse sans précédent, cette fin d’année 2017 s’achève donc sur des taux inférieurs à ceux  de Juillet dernier (1,70 %) et similaires à ceux de Novembre dernier (1,65 %). En moyenne, les taux de crédit ont donc augmenté de 0,25 % depuis le début de l’année 2017.

 

Malgré cette stabilité des taux, dans la zone Euro, la croissance est plus forte que prévue (2% sur les 4 trimestres précédents) et le marché de l’emploi paraît reprendre. Mario Draghi, le Président de la Banque Centrale Européenne, a annoncé que la BCE maintiendrai ses taux directeur à au plus bas, afin de rassurer les marchés (les taux directeurs sont le baromètre du coût du crédit dans les dix-neuf pays qui ont adopté l’euro. Ils permettent à la BCE de réguler l’activité économique, en influant sur l’octroi des crédits et en modulant l’inflation dans la zone euro. Plus le taux de la BCE est bas, plus le coût du crédit sera bas ce qui, en théorie, favorise la croissance)… Mais il a aussi confirmé la réduction de son soutien à l’économie de la zone Euro à partir de Janvier 2018, comme précédemment annoncé en Octobre 2017.

 

Les banques sont donc clairement en train de réaliser que l’année qui vient sera moins dense pour le marché immobilier que le furent les années précédentes (2016 et 2017). De plus, 3 principales évolutions réglementaires sont susceptibles de comprimer leurs marges, et donc d’influencer les taux immobiliers à la hausse en 2018.
– Jusqu’alors, aucune règle concernant la domiciliation des revenus des emprunteurs n’existait. Seules 30% imposaient des clauses de domiciliation au sein de leurs contrats, et rares étaient les établissements qui sanctionnaient vraiment leurs clients s’ils décidaient de changer de banque. Mais à partir du 1er janvier 2018, les banques pourront exiger que chacun de leurs nouveaux souscripteurs de prêt immobilier maintienne ses revenus dans sa banque, et ce durant 10 ans ! En contrepartie, cette obligation de domiciliation devra s’accompagner d’un avantage individualisé (baisse sur le taux d’intérêts, exonération de frais de dossiers ­…) qui devra être notifié sur le contrat de prêt.
Mais ces avantages contre domiciliation sont perçus, par les banques, comme un manque à gagner pesant sur leur rentabilité. Elles pourraient donc anticiper ces pertes en augmentant leurs taux.
– A partir du 1er janvier 2018 encore, la possibilité de résilier annuellement son assurance emprunteur sera étendue à tous les crédits en cours. Si cette mesure est largement favorable aux emprunteurs, leur permettant de réaliser de conséquentes économies sur le coût total de leur emprunt, le risque pour les banques est de perdre de nombreux clients, les assureurs indépendants étant bien moins onéreux que les offres d’assurance “groupe” des banques.
Ce droit pour tous de pouvoir changer d’assurance de prêt immobilier est donc une menace d’érosion supplémentaire de leurs marges, tentant là encore les établissements prêteurs de modifier leurs taux à la hausse.
– Enfin, l’impact des mesures prises courant 2017 par le gouvernement En Marche (réduction du PTZ dans le marché du neuf et modification du dispositif Pinel), couplée au durcissement des conditions d’octroi (durées d’emprunt plus courtes et demande d’apport plus conséquent) et associée aux prix de l’immobilier qui pourraient continuer à augmenter, vont beaucoup moins inciter les primo-accédants comme les investisseurs à réaliser leur projet immobilier, contribuant ainsi à la baisse attendue du volume global de transactions immobilières en 2018.

 

Notre analyse : dans le contexte actuel (à savoir l’anticipation d’une hausse des taux de la BCE, l’ensemble des contraintes légales qui vont peser sur la rentabilité des banques, ajoutée à une demande en baisse en cette rentrée), les risques sont que les banques :
– décident de ne prêter qu’aux clients les plus rentables (ceux avec lesquels elles pourront avoir une relation de long terme, facilitée par la domiciliation obligatoire) et aux primo-accédants (qui sont toujours un profil recherché par les banques).
– franchissent rapidement la barre des 2% en taux fixe sur 20 ans, et ce dès le premier trimestre 2018. Cependant, cette hausse sera plus ou moins rapide et limitée en fonction du redressement économique (croissance et inflation).
Rappelons encore que les conditions d’emprunt en 2018 restent tout de même encore très attractives (tous les emprunts contractés il y a plus de 18 mois l’étaient à des taux supérieurs).

 

 

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