Taux de prêt immobilier Septembre 2017

Taux de prêt immobilier Septembre 2017

Le 18/08/2017

Nous vous proposons notre baromètre des taux de prêt immobilier du mois de Septembre 2017. Comme nous pouvons le constater, les taux d'emprunt restent encore particulièrement compétitifs, ce qui devrait continuer à encourager l’achat immobilier.

Les taux de prêt immobilier en Septembre 2017


Retrouvez les taux réels de crédit immobilier sur 20 ans de toutes les banques pour ce mois-ci. Nous vous offrons la moyenne des taux constatés auprès des emprunteurs, ce qui vous donnera un bon indicateur pour comparer si vous souhaitez emprunter. Pour vous donner une vision juste du coût actuel du crédit, nous avons intégré dans le calcul du TEG les frais de dossier de chaque banque, le coût moyen de la caution et le taux de l’assurance d’un emprunteur de 45 ans.

TEG Taux d’intérêt
Boursorama 1,74 % 1.48 %
ING Direct 1,73 % 1.45 %
HSBC 1,82 % 1.50 %
Société Générale 1,89 % 1.62 %
Crédit Mutuel 1,92 % 1.66 %
Banque Postale 1,92 % 1,61 %
Crédit du Nord 1,93 % 1,62 %
Crédit Agricole 1,95 % 1,63 %
Banque Populaire 1,98 % 1,64%
CIC 1,96 % 1,62 %
Caisse d’Epargne 1,99 % 1,65 %
BNP Paribas 2.01% 1,73 %
Axa Banque 2.01 % 1,72 %
Crédit Foncier de France 2.12 % 1,84 %
Barclays 1,75 % 1,44 %
LCL 1,99 % 1,69 %

Les banques en lignes restent donc toujours très intéressantes et offrent les meilleurs taux si vous avez un profil qui correspond à leurs critères, mais des banques plus traditionnelles continuent à avoir des niveaux intéressants.

Pour plus de détails, voici notre comparateur des taux immobilier en temps réel. C’est gratuit, rapide et 100% en ligne.

Si vous souhaitez connaître quelle serait votre mensualité ou quelle est votre capacité d'emprunt, utilisez notre simulateur de crédit immobilier :

Analyse sur l’évolution du crédit en Septembre 2017


Cet été, la plupart des banques n’ont quasiment pas touché à leurs barèmes de taux de prêt immobilier, affichant donc toujours une relative stabilité des taux dans le prolongement des derniers mois. On enregistre très peu de variations au niveau national comme au niveau régional. Concrètement, le taux moyen sur vingt ans est de 1,60 %, soit presque au même niveau qu’en août 2016. Néanmoins cette légère hausse depuis le début de l’année (à peine 0,20 %) est tempérée par les pratiques bancaires, car les établissements qui recherchent des clients sont prêts à baisser les tarifs de leurs prêts immobiliers. En effet, les meilleures négociations se situent encore sous la barre des 1,50% pour les durées allant jusqu’à 20 ans et autour de 1,65% sur 25 ans. De manière plus globale, l’OAT (l’un des indices de référence des taux bancaires) n’a lui non plus pas évolué.

Cependant, malgré cette très faible hausse constatée depuis janvier, on note une régression du pouvoir d’achat immobilier, et donc des crédits immobiliers, depuis le début du mois d’avril. Si le nombre de transactions avait atteint des sommets au premier trimestre 2017, le second trimestre a été nettement moins dynamique : l'emballement du prix de la pierre est la cause principale de ce chamboulement du marché. En effet, dans 8 des 11 grandes communes françaises, plus de 60% de la baisse du pouvoir d’achat immobilier est liée à la hausse des prix de l’immobilier. A Paris et Bordeaux, le chiffre monte à 89% !
Dans un contexte où la hausse des prix immobiliers et des taux d’intérêt commence à impacter le marché, deux raisons pourraient accentuer l’essoufflement de la demande : la première est liée aux objectifs commerciaux des banques : comme tous les derniers trimestres de l’année, certaines d’entre elles ont atteint leurs objectifs et seront donc moins enclines à proposer des taux inférieurs à leurs barèmes officiels.
La seconde est liée aux éventuels changements que pourrait apporter le gouvernement à certains dispositifs. Si les conditions d’éligibilité du PTZ étaient resserrées, ou si la possibilité de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu à l’occasion d’un investissement locatif grâce à la loi Pinel devait être revue moins favorablement, alors certains foyers seraient exclus du marché immobilier.

Alors, dans ces conditions, comment prévoir l’évolution des taux de prêt immobilier à la rentrée 2017 ?
Elle dépend de plusieurs facteurs. Tout d’abord, l’amélioration de la conjoncture : avec une inflation et une croissance économique proche de 1.50%, soit un taux d’intérêt naturel à 3%, cela justifierait une hausse des taux immobiliers, car la persistance de taux d’intérêt manifestement inférieur au taux naturel est de nature à accélérer cette inflation. Actuellement, il est donc clair que profiter des taux bas dans un contexte d’amélioration de la croissance est une excellente opportunité d’investissement.
Ensuite, tout dépend de l’évolution de la stratégie de la BCE : une politique monétaire normalisée devrait avoir pour conséquence d’augmenter le taux d’emprunt d’état français et donc les taux des crédits immobiliers. Avec 0.90% à ce jour, nous avons encore de la marge avant d’atteindre le taux naturel proche de 2.50%. Si la banque centrale européenne organisait la hausse des taux d’intérêt, les taux de crédit immobilier suivront inévitablement.
Enfin et surtout, les banques devront augmenter leurs marges d’intérêts bancaires à cause des nouvelles dispositions législatives attaquant leur modèle économique. En effet, jusqu’à ce jour les banques considéraient le crédit immobilier comme un produit d’appel peu margé qui leur permettait de vendre d’autres services davantage rémunérateurs comme l’assurance habitation, les packages sur le compte bancaire et surtout l’assurance emprunteur. Cette dernière est nécessaire pour obtenir un emprunt, et son montant peut peser lourd dans le coût global du crédit : jusqu’à 30 % !
Mais la nouvelle loi Bourquin autorise enfin résiliation annuelle de l’assurance de prêt à partir de 2018 pour tous les crédits immobiliers, y compris ceux en cours.
Cette loi va donc favoriser la délégation d’assurance de prêt immobilier : les emprunteurs pouvaient déjà souscrire une assurance de prêt autre que celle de leur banque sans que cette dernière ne puisse modifier son taux immobilier. Ainsi, l’emprunteur paie une cotisation personnalisée en mettant en concurrence les assureurs externes aux banques, au lieu de se retrouver lié au contrat groupe de sa banque qui mutualise le risque entre tous les assurés, et qui est donc bien plus onéreux. En plus de ce droit, à partir du 1er janvier 2018, la loi Bourquin permet à tous les emprunteurs de changer leur assurance de prêt immobilier chaque année !

De quoi présager de solides économies pour les emprunteurs, mais du coup les banques vont devoir trouver d’autres sources de revenus pour maintenir leur chiffre d’affaires…Cela devrait se traduire par une inévitable hausse des taux d’intérêt des crédits immobiliers.

En conclusion, si l’amélioration de la conjoncture devait se confirmer et que l’ensemble des indicateurs d’activité affichait un niveau élevé de confiance dans la croissance, les taux de crédit immobilier devraient augmenter… Et ce serait logique.
Alors si taux de crédit immobilier sont encore actuellement faibles, cela devrait évoluer et la hausse pourrait s’accélérer dans les prochains mois : le taux d’intérêts sur vingt ans pourrait frôler les 2% en décembre prochain.

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