Taux de prêt immobilier Novembre 2017

Publié le 17 octobre 2017 par Antoine Fruchard 

Nous vous proposons notre baromètre des taux de prêt immobilier du mois de Novembre 2017.
Comme nous pouvons le constater, les taux d’emprunt restent encore particulièrement compétitifs, ce qui devrait continuer à encourager l’achat immobilier.

 

Les taux de prêt immobilier en Novembre 2017

Retrouvez les taux réels de crédit immobilier sur 20 ans de toutes les banques pour ce mois-ci : nous vous offrons la moyenne des taux constatés auprès des emprunteurs, ce qui vous donnera un bon indicateur pour comparer si vous souhaitez emprunter. Pour vous donner une vision juste du coût actuel du crédit, nous avons intégré dans le calcul du TEG : les frais de dossier de chaque banque, le coût moyen de la caution et le taux de l’assurance d’un emprunteur de 45 ans.

TEGTaux d’intérêt
Boursorama1,72 %1.47 %
ING Direct1,75 %1.47 %
HSBC1,84 %1.53 %
Société Générale1,84 %1.57 %
Crédit Mutuel1,92 %1.66 %
Banque Postale1,94 %1,63 %
Crédit du Nord2,01 %1,70 %
Crédit Agricole1,96 %1,64 %
Banque Populaire1,99 %1,65%
CIC1,95 %1,61 %
Caisse d’Epargne2,01 %1,67 %
BNP Paribas2.05%1,77 %
Axa Banque2.15 %1,85 %
Crédit Foncier de France2.21 %1,94 %
Barclays1,84 %1,53 %
LCL2,02 %1,71 %

Les banques en ligne restent donc toujours très intéressantes et offrent les meilleurs taux si vous avez un profil qui correspond à leurs critères, mais des banques plus traditionnelles continuent à avoir des niveaux intéressants.

Pour plus de détails, voici notre comparateur des taux immobilier en temps réel. C’est gratuit, rapide et 100% en ligne.

Si vous souhaitez connaître quelle serait votre mensualité ou quelle est votre capacité d’emprunt, utilisez gratuitement notre simulateur de crédit immobilier :

Notre analyse sur l’évolution du crédit en Novembre 2017

Les taux sont passés de 1,34 % en décembre 2016 pour plafonner autour de 1,60 % (hors assurance emprunteur) au mois de septembre 2017, selon l’Observatoire du crédit logement/CSA. On constate donc une hausse de moins de 0,3 % depuis neuf mois. A l’heure actuelle, le niveau des taux est comparable à celui observé en juin 2017. Pour rappel, nous étions au-dessus de 5 % en 2010 ! On constate donc ce mois-ci une baisse généralisée des taux moyens, qui diminuent de quelques centimes, et ce partout en France : ils se négocient à 1,55% sur 15 ans, 1,80% sur 20 ans, et 1,95% sur 25 ans, soit toujours sous la barre des 2% pour la totalité des durées. Les taux minimum obtenus, pour les meilleurs dossiers et pour les durées favorites des français à savoir 15 et 20 ans, sont de 1,04% et 1,32%. Ce recul, qui concerne aussi bien les taux moyens que les meilleurs taux, annule donc la faible hausse constatée en septembre.  C’est “dans l’objectif de maintenir un niveau d’activité soutenue que plusieurs grandes banques ont baissé à nouveau leurs taux en octobre » explique Jérôme Robin, directeur général de Vous-financer. Seule petite ombre au tableau : pour les crédits accordés sur plus de 20 ans, la remontée du taux moyen lors des derniers mois a provoqué une hausse du seuil de l’usure, c’est-à-dire les Taux Annuels Effectifs Globaux (TAEG) au-delà duquel les banques ne peuvent accorder de prêts. Ainsi, il a été fixé le 1er octobre par la Banque de France à 3,35%, pour ce trimestre et pour des durées de prêts supérieurs à 20 ans.

Le marché de l’immobilier est toujours porteur et nombre d’indicateurs le prouvent.
Le maintien à des niveaux très bas des taux des crédits immobiliers dynamise le marché immobilier : dans le neuf, les permis de construire ont progressé de 13 % en un an. Dans l’ancien, le nombre des transactions devrait dépasser l’objectif prévu de 900 000 ventes en 2017. Notons aussi une forte progression des investisseurs locatifs.
Pour preuve d’un marché qui se porte bien, observons la hausse des prix de l’immobilier, notamment dans la capitale. Si l’on n’a pas constaté de hausse particulière durant les mois de septembre et d’octobre, on remarque qu’après avoir augmenté de +4,3% en 2016, les prix connaissent une hausse de +7% depuis le 1er janvier  2017, d’après une étude du cabinet britannique Savills.


De plus, lors de la présentation de son budget 2018, le gouvernement a annoncé une série de mesure positives dans le secteur de l’immobilier :
– la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des foyers d’ici 2020 : dès 2018, le montant de cette taxe diminuera d’un tiers pour les 30 millions de foyers fiscaux qui doivent la payer tous les ans.
– la reconduction du dispositif Pinel, prévu jusqu’en 2021 : le recentrage (éligibilité des logements neufs situés uniquement dans des zones tendues) apporté dès l’année prochaine paraît être favorable pour les investisseurs qui profiteront des conditions avantageuses du dispositif.

Malgré ces bonnes nouvelles, selon la Banque de France, la production mensuelle de nouveaux crédits (hors renégociations) a encore baissée comparé aux mois d’août et de septembre. De même, le nombre de renégociations s’est épuisé depuis le début de l’année. Au final, la production de crédits immobiliers a fortement ralentie car divisée par 2,5 en seulement neuf mois ! Pour MeilleursAgents, la faute va à l’évolution des taux d’intérêt : après la période de début d’année où des acquéreurs ont concrétisé leur projets d’achat en anticipant une remontée des taux, les clients considèreraient la faiblesse des taux comme durable. Autrement dit, les futurs emprunteurs se montrent plus attentistes car ils souhaitent plus de visibilité sur la politique fiscale et celle du logement, d’où ce “refroidissement léger et probablement temporaire du marché”.
Un attentisme que les annonces gouvernementales et celles de la Banque Centrale Européenne n’aident pas à faire évoluer : le recentrage du prêt à taux zéro (PTZ) qui exclut la zone C, c’est-à-dire les secteurs géographiques en périphérie des aires urbaines et les zones rurales, sont autant de territoires sur lesquels les primo-accédants ne pourront plus financer sans intérêt jusqu’à 40 % de la valeur de l’achat de leur résidence principale tout en bénéficiant d’un différé de remboursement. Rappelons que le PTZ augmente la capacité d’emprunt d’un consommateur de 15 % par rapport à un prêt au taux de 1,80 %. Notons aussi la suppression de l’APL Accession versée aux ménages modestes pour l’achat d’un logement social, ainsi que la création de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui ne concerne que les contribuables les plus aisés, mais qui a un impact psychologique négatif important. De même, les changements concernants les Plan Epargne Logement (suppression de la prime d’état de 1.525 euros et imposition à partir du 1er janvier 2018 des PEL ouverts) est un autre exemple prouvant que les aides destinées aux futurs acquéreurs se réduisent.


Enfin, dans ce contexte de demande de crédits moins important, la BCE s’apprête à commencer à réduire sa politique accommodante après des années de taux d’intérêt bas : elle doit décider le 26 octobre du maintien en 2018 de son « soutien appuyé à l’économie ». Les banques, concernant les taux, restent donc dans l’attente de la politique d’assouplissement de la BCE.

Les dates limites de dépôt (pour 2017) des dossiers de prêt arrivant, le nombre de demandes de crédit devraient augmenter en novembre, ce qui pourrait faire évoluer la stabilité des taux dans les semaines à venir. Cependant, la remontée des taux des crédits immobiliers devrait être progressive pour maintenir la capacités d’emprunt des ménages : « attention, la barre des 2 % d’intérêt d’emprunt devrait être franchie l’an prochain », prévient Philippe Taboret, DG de Cafpi.
En résumé, si le contexte sera moins favorable à l’acquisition immobilière en 2018 à cause des mesures prises par le gouvernement, le niveau des taux sera un facteur essentiel pour les banques pour capter les futurs emprunteurs. A voir si ces dernières choisiront de les augmenter pour pallier le gigantesque manque à gagner dû à leurs ventes d’assurances de prêt mises à mal à cause du nouvel amendement Bourquin, amendement qui rend du pouvoir d’achat aux consommateurs aux dépens des marges des banques. Ainsi, tous les emprunteurs pourront changer leur assurance de prêt chaque année et sans frais, leur permettant donc de s’assurer ailleurs que dans leurs banque prêteuse (et onéreuse).

Il est nécessaire de remplir ce champs.
Votre nom est requis.