Assurance de prêt immobilier et sclérose en plaques


La sclérose en plaques est considéré par les assureurs de prêt immobilier comme un risque aggravé. Cela peut amener les compagnies à demander une surprime ou à pratiquer des exclusions dans les garanties.

Il est important de faire jouer la concurrence car les grilles de tarification peuvent être très différentes d’une assurance à l’autre. Par expérience, les contrats des banques ne sont pas les plus compétitifs financièrement parlant, ni ceux qui acceptent le plus facilement les risques médicaux : c’est pourquoi choisir un assureur externe est la solution la plus commune pour les emprunteurs ayant un problème de santé.
Sachez aussi que si vous avez déjà une assurance de prêt et que vous avez signé votre offre de prêt il y a moins d’un an, vous pouvez bénéficier de la loi Hamon et changer à tout moment et sans frais la première année. Si le délai est passé, vous pouvez aussi (à partir du 1er janvier 2018) résilier à date d’anniversaire votre assurance emprunteur.

Pour avoir des conseils généraux, vous pouvez consulter notre page dédiée Assurance de prêt immobilier et problème de santé.

Vous trouverez ci-dessous des conseils spécifiques pour répondre au questionnaire de santé d’assurance prêt immobilier en cas de sclérose en plaques afin de vous aider à préparer au mieux votre dossier.

Ce n’est pas parce que vous avez une sclérose en plaques depuis plusieurs années, ou fait récemment une première poussée que vous ne trouverez pas d’assurance pour votre prêt. Sur les trois garanties habituelles (IT, PTIA, décès) , il est vraisemblable que vous ne pourrez obtenir que la garantie décès avec une surprime qui peut aller de 100 à 300% voir même plus. Tout dépend ou non de la durée du prêt, s’agit-il d’un prêt relai sur quelques mois ou  d’un prêt sur 20 voire 30 ans.

Que faire alors pour être assuré en cas de sclérose en plaques ?


Je vous conseille de fournir, en plus du traitement suivi, les derniers compte-rendus de consultations du neurologue, du dernier IRM et d’indiquer si vous avez besoin ou non de rééducation (si oui, précisez le nombre de séances par an).

Écrivez un courrier à l’attention du médecin-chef pour lui raconter l’histoire de votre maladie, votre première poussée, lui dire comment vous vivez avec elle, et les gênes que vous présentez. Vous pourrez également évoquer votre état neuro-psychologique : si vous êtes le même qu’auparavant ou si vous avez changé et avez besoin d’un soutien, avec un psychiatre ou un psychologue, et si vous prenez un traitement anxiolytique, antidépresseur, hypnotique.

Dites-lui si vous travaillez ou non à temps complet, si vous avez une vie normale ou si vous devez faire une sieste tous les soirs en rentrant du travail. Si vous faîtes du sport, indiquez lequel et le rythme des séances.

Quel sera la décision du médecin conseil ?

Vous n’avez plus fait de poussées depuis 2 ou 3 ans, vous n’avez pas eu d’arrêt de travail, votre maladie est stabilisée, grâce au traitement ; vous pourrez avoir un risque aggravé autour de 100 pour la garantie décès et PTIA, avec un possible refus des autres garanties IT et IPT.

Si votre maladie est avancée avec des troubles moteurs tels que la paraplégie, des troubles de l’équilibre, ou des troubles des fonctions supérieures, il est probable que toutes les garanties vous soient refusées.

Bonne chance pour répondre à toutes les questions et n’oubliez rien.

 

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Comment assurer son prêt avec ce risque médical ?