Stéphane Soudeix du groupe CBP : courtier gestionnaire en assurances d'envergure européenne

Publié le 25 septembre 2020 par Delphine Bardou 

Pour cette 3ème semaine dédiée aux experts de l’assurance emprunteur, nous nous sommes entretenus avec Stéphane Soudeix, président du groupe CBP, intermédiaire assureur – distributeur spécialisé dans l’assurance emprunteur et la prévoyance individuelle depuis près de 30 ans.

stephane soudeix

Bonjour M. Soudeix, pouvez-vous dans un premier temps nous parler des services proposés par le groupe CBP ?

CBP imagine et conçoit pour ses partenaires des contrats d’assurance de prêt et de prévoyance individuelle. Nous offrons également des solutions digitales aux banquiers, assureurs, distributeurs et assurés pour la gestion de leurs contrats en ligne.

Ces solutions vont de la création d’interfaces digitales pour nos partenaires distributeurs, au développement d’un extranet efficace pour nos partenaires assureurs et à la mise en place d’une plateforme en ligne pour les assurés… Nous accompagnons nos clients dans toutes leurs démarches, de la souscription d’un contrat à l’éventuelle déclaration et gestion d’un sinistre.

Enfin, nous développons sans cesse nos outils pour en optimiser le fonctionnement, améliorer notre « time to yes » et ainsi apporter des réponses rapides à nos partenaires et clients.

En 2019, vous avez lancé l’outil SÉ[email protected] V5, est-ce justement un exemple de ce vous proposez à vos clients ?

Tout à fait, [email protected] V5 est un outil digital mis à disposition de nos partenaires et qui leur permet la commercialisation d’un ou plusieurs contrats en architecture ouverte.

Par architecture ouverte, j’entends un parcours 100 % numérique pour tous les contrats rendant possible l’adhésion, la signature électronique, la modification des garanties et tarifs d’un contrat ou encore, le téléchargement de documents. Cela vient vraiment simplifier, fluidifier la gestion de contrat en un seul et même espace.

Notre tout premier outil en architecture ouverte, nous l’avions développé il y a 12 ans, en 2008. D’autres l’ont fait depuis mais nous sommes pionniers…

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Comment continuez-vous de vous démarquer aujourd’hui sur le marché des intermédiaires ? 

Depuis les débuts de CBP en 1991, l’accent est mis sur le développement de solutions pour anticiper les besoins de nos clients. C’est cette envie constante d’innover qui a fait de nous le 1er acteur à fournir, en 2002, un extranet de commercialisation des contrats emprunteurs permettant une réponse en ligne. Cela fait donc presque 20 ans que nous proposons une solution digitale, avant même que la concurrence ne voie le jour.

Cette longueur d’avance, nous l’avons aussi sur notre plateforme de gestion des sinistres – très développée avec près de 11 000 sinistres ouverts par mois – que nous avons voulu dès le début digitaliser et que nous améliorons sans cesse.

Aussi, et depuis quelques années, nous travaillons à diversifier notre offre de prévoyance individuelle avec un contrat temporaire décès et des produits Madelin. Une autre filiale du groupe, iAssure, va notamment lancer d’ici quelques semaines un comparateur en architecture ouverte pour des produits Madelin et CBP en sera le gestionnaire. Il a d’ailleurs été présenté au salon du courtage courant septembre.

Justement, avez-vous, à l’occasion du salon du courtage, échangé au sujet du coronavirus et de son impact sur le marché de l'emprunteur ?

Oui, une table ronde a été organisée à ce sujet et il en ressort que les acteurs de l'emprunteur ont été impactés différemment. Les courtiers ont dû fermer leurs portes par exemple, ce qui n’a pas été le cas des banques. L’activité a donc continué pour certains, chuté pour d’autres.

Côté clients, la demande en prêts immobilier a logiquement baissé puisqu’ils ne pouvaient pas se rendre chez le notaire ou organiser ne serait-ce qu’un déménagement. Les transactions entamées en janvier / février 2020 ont, elles, été poursuivies. Certains acteurs ont toutefois noté une augmentation des renégociations de prêt, sûrement due au fait que les emprunteurs ont eu plus de temps pour s’en occuper durant le confinement.

Enfin, au déconfinement, l’activité est repartie avec dynamisme, atteignant presque le même niveau qu’avant le confinement.

Quel a été l’impact du Covid19 sur votre groupe et que retenez-vous de cette crise ?

L’impact sur notre activité a été relativement absorbé car nous avons la chance de proposer des solutions digitales pour la vente des contrats et leur gestion. Il y a tout de même eu un temps d’adaptation en début de confinement avec certains clients plus réfractaires au digital.

L’envoi de documents par courrier pour la gestion des contrats était une option toujours disponible mais il est vrai que les services postaux ont fonctionné au ralenti. Certains clients ont donc été « forcés » d’utiliser nos services en ligne et ont finalement pris conscience des atouts du digital.

On en tire finalement un effet très positif car cela fluidifie les échanges et la gestion de dossier de leur côté comme du nôtre.

CBP est également implanté à l’international, remarquez-vous des différences notoires entre le marché français et les autres ? 

Nous avons en effet développé, depuis 2008, nos solutions d’assurance de prêt à un niveau européen. Nous sommes à ce jour présents en Italie, en Espagne, au Portugal et en Allemagne. Et en effet, le marché européen diffère du marché français en ce qu’il est davantage tourné vers l’assurance des prêts à la consommation que vers celle des prêts immobiliers.

À l’étranger, l’assurance n’est pas exigée par les banques lors d’un prêt immobilier. En cas de pépin, c’est à l’assuré de se débrouiller pour rembourser son emprunt. S’il n’y parvient pas, la banque récupère son bien. La vraie garantie du crédit, ce n’est pas l’assurance, c’est la maison. Et ça ne choque personne, cela fait partie du système. Tandis qu’en France, nous sommes très attachés au bien immobilier et l’assurance est de toute façon systématiquement exigée.

On fait donc beaucoup d’assurance de prêt à la consommation, qui là encore n’est pas obligatoire, mais bien plus répandue, avec un taux de souscription qui avoisine les 50 / 60 %.

Merci pour cette interview Stéphane Soudeix.
Très bonne continuation à vous et vos équipes !

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