Assurance dépendance, pour qui ?

L’assurance dépendance est une prévoyance fort utile à ceux souhaitant anticiper une éventuelle perte d’autonomie future. Du fait de la hausse de l’espérance de vie en France, le nombre de personnes dépendantes ne cesse de croître. Que ces dernières rejoignent un établissement spécialisé ou préfèrent être maintenues à domicile, les conséquences financières sont lourdes. Parfois, la personne concernée ne sera pas en mesure d’y faire face seule, même si elle bénéficie d’aides.
L’assurance dépendance est alors une excellente solution en amont. Alors qui peut y adhérer ? Quelles sont les conditions de souscription ? Qu’en est-il des modalités d’adhésion ?

L’assurance dépendance est un contrat de prévoyance qui vous permet de vous assurer contre une éventuelle perte d’autonomie future. Si le risque survient, même dans 20 ans, vous percevrez alors une rente viagère (ou un capital) afin de vous aider à prendre en charge le coût de la dépendance sans intervention de vos proches. En contrepartie, vous verserez, dès la signature, une cotisation à l’assureur tous les mois.

Le risque de dépendance concerne tout le monde. Personne n’est à l’abri d’un accident ou d’une maladie entraînant un jour une perte d’autonomie, c’est-à-dire l’incapacité à réaliser seul les actes de la vie quotidienne (AVQ). Cette prévoyance peut donc a priori intéresser (à peu près) tout le monde, bien que contracter une assurance dépendance n’est pas obligatoire.

Ce type de contrat s’adresse principalement aux personnes prudentes, souhaitant prévoir cette éventualité et être prêtes si le risque se manifeste un jour. L’intérêt de cette police est évident, notamment :

  • Pour les personnes ayant de faibles revenus (ou qui auront des revenus bas à la retraite) et qui sont conscientes qu’elles ne pourront pas faire face aux conséquences financières d’une éventuelle dépendance,
  • Pour celles souhaitant soulager leurs proches si elles perdent un jour en autonomie,
  • Pour les personnes ayant déjà une affection de longue durée, une maladie… Il pourra néanmoins être très difficile de trouver une couverture satisfaisante.

L’APA (l’Allocation personnalisée à l’autonomie), versée par le Conseil général et sur demande à votre département ou en mairie, peut être allouée aux personnes de plus de 60 ans en situation de dépendance. Le montant versé mensuellement dépendra notamment du niveau de dépendance.

Comment faire le comparatif entre plusieurs devis d’assurance dépendance ?

Le marché de l’assurance dépendance est dense et très hétérogène en termes d’offres. Sur le plan qualité des garanties / prix, tous les contrats d’assurance dépendance ne se valent pas. La mise en concurrence de plusieurs devis est alors primordiale.

Même si le plus simple est d’adhérer au produit dépendance de votre banque ou de votre assureur, nous vous conseillons vivement de ne pas vous précipiter et de solliciter d’autres devis. Vous pourrez probablement trouver un « meilleur » contrat ailleurs.

Afin de demander une simulation de tarif pour les garanties que vous attendez (rente ou capital, niveau de dépendance couvert…), vous pourrez notamment consulter :

  • Des assureurs,
  • Des banques,
  • Des institutions de prévoyance,
  • Des mutuelles.

Plutôt que de demander des devis un à un (en agence ou en ligne), pensez au comparateur d’assurances dépendance de Réassurez-moi !

Gratuitement, notre outil compare les meilleures offres du marché à votre place et vous présente une sélection personnalisée des devis les plus adaptés à vos besoins.

Réassurez-moi est un courtier en ligne indépendant. L’étude opérée en quelques instants par notre comparateur est neutre et basée sur des critères objectifs, tels que le montant des cotisations, la qualité des garanties et prestations incluses, les formalités d’adhésion… Nous ne favorisons aucun établissement au détriment d’un autre.

Ainsi, vous pourrez souscrire au meilleur contrat d’assurance dépendance directement sur notre site, et profiter de l’accompagnement de notre équipe d’experts ainsi que de tarifs d’assurance dépendance négociés pour vous.

Comment choisir le bon contrat d’assurance dépendance ?

Très logiquement, tout souscripteur recherche une couverture dépendance pas chère, c’est-à-dire un contrat présentant un niveau de cotisation plus faible que la concurrence pour le niveau de rente ou de capital souhaité.

Pour choisir son assurance dépendance, se baser uniquement sur la question du prix serait une erreur. À notre avis, il convient plutôt de prendre en compte tout un spectre de critères, sous peine de mauvaises surprises si la dépendance se manifeste un jour. Voici ceux qui, pour nous, sont les plus importants :

  • À partir de quel niveau la dépendance sera-t-elle reconnue ? Les critères sont plus ou moins stricts selon les établissements, car tous ne se basent pas sur le même indice / barème (AVQ, grille AGGIR…).
  • Quelles sont les formalités d’adhésion ? Ce point est primordial surtout si vous êtes « âgé » ou concerné par un problème de santé.
  • Quelles sont les garanties d’assistance incluses d’office dans la police ?
  • Quel est le mode de revalorisation des cotisations ? Selon quel indice ? Dans quel mesure augmenteront-elles au fil du temps ?
  • Quelles seront les conditions de prise en charge, ainsi que la procédure de demande de versement de la rente / du capital ?
  • Quels sont les délais de carence et de franchise ? 

Même si notre comparateur d’assurances dépendance vous simplifie la tâche, faire le bon choix peut prendre un peu de temps. Le jeu en vaut la chandelle, n’oubliez pas que cette prévoyance vous suivra pendant un bon moment !

Quel est l’âge minimum d’adhésion à une assurance dépendance ?

Tout dépendra du contrat. Chaque établissement vendant cette prévoyance est libre de poser ses propres règles en la matière. Pour certains, il faudra simplement être majeur. Pour d’autres, l’âge minimal sera plutôt de 40/50 ans.

Le coût d’une assurance dépendance, c’est-à-dire le montant des cotisations, dépend entre autres de l’âge de l’assuré à l’adhésion. Concrètement, plus il est jeune, plus la prime de base est faible. Celle-ci n’augmentera d’ailleurs pas avec l’âge. Elle sera toutefois revalorisée chaque année pour tenir compte de l’augmentation du coût de la vie, selon l’indice retenu par l’assureur (prix à la consommation, Agirc / Arrco…).

Attention à ne pas vous couvrir trop jeune. Même si cela peut être intéressant au niveau de la cotisation, n’oubliez pas que l’assurance dépendance est un contrat viager, qui vous suivra pendant très longtemps.

Si votre capacité d’épargne vous le permet, vous pouvez également opter pour une assurance vie avec garantie assurance dépendance. Cela vous permettra de vous constituer un capital dans des conditions avantageuses et, en cas de perte d’autonomie, de bénéficier d’une rente viagère majorée.
Cette alternative à l’assurance dépendance n’est toutefois viable que si le contrat est bien garni lorsque le capital est transformé en rente.

Jusqu’à quel âge peut-on souscrire à une assurance dépendance ?

Chaque contrat a ses propres conditions d’assurance, mais sachez que globalement, passé 77 / 80 ans, il vous sera très difficile de trouver un établissement acceptant de vous couvrir contre la perte d’autonomie. L’âge limite va, selon les polices, de 75 à 80 ans.
Les contrats ouverts aux plus de 77 ans sont également plutôt dissuasifs en matière de cotisations, car le risque sera plus important pour l’assureur et les primes seront versées pendant moins longtemps.

Les formalités médicales seront en outre renforcées au delà de 50 / 60 ans.

Mais alors, quel est l’âge idéal pour adhérer à un contrat d’assurance dépendance ? Selon la FFA (Fédération française de l’assurance), il est de 50 ans environ. De notre point de vue, il faudra vous y intéresser un peu plus tard :

Tous les contrats d’assurance dépendance prévoient en outre des délais de carence. Ces derniers « retarderont » encore la date de prise d’effet de certaines garanties. Un délai d’attente de 3 ans pourra par exemple être stipulé pour les maladies neuro-dégénératives : si la perte d’autonomie survient pendant ce laps de temps pour cette cause, vous ne pourrez pas prétendre au versement de la rente ou du capital. Pensez-y !

Il n’y aura jamais de délai de carence si c’est un accident qui entraîne la dépendance.

Peut-on souscrire à une assurance dépendance avec une maladie ou une ALD ?

Chaque établissement proposant une assurance dépendance opère sa propre « sélection médicale ». Dans la majorité des cas, votre état de santé devra être « satisfaisant ». Dans tous les cas, lors de votre demande de souscription, il vous sera demandé de préciser votre état de santé actuel.

La personne concernée par une ALD (affection de longue durée), une maladie (de type alzheimer, parkinson, sclérose en plaques…) ou un handicap pourra en général adhérer à cette prévoyance, mais le contrat stipulera souvent que la dépendance ne sera pas couverte si elle résulte de l’état de santé préexistant.

Dans d’autres cas, l’assuré sera bien couvert pour les conséquences de sa pathologie, mais le contrat fera l’objet d’une surprime importante.

Enfin, il est également possible que l’assureur refuse simplement l’adhésion. Sur ce point, nous ne pouvons que vous conseiller de bien vous renseigner auprès de l’assureur, ou à défaut, à consulter les conditions générales de la police qui vous intéresse. De plus, utiliser un comparateur d’assurance dépendance vous permettra de faire un premier tri en amont.

Quelles sont les formalités de souscription à une assurance dépendance ?

En règle générale, en deçà de 50 ans, si vous n’êtes pas concerné par une ALD ou une maladie, vous aurez simplement à remplir une déclaration d’état de santé, et ce notamment si le contrat que vous visez est « labellisé GAD ». Ce label, créé par les assureurs, vise à renforcer la transparence et l’information des assurés, et à améliorer la qualité des garanties liées à la dépendance.  

Au delà de 50 ans, un questionnaire médical pourra vous être soumis : il s’agira alors de questions médicales sur vos traitements en cours, votre historique de santé…

Dans certains cas enfin, un examen médical poussé pourra vous être demandé par l’assureur, afin qu’il puisse décider s’il accepte de vous couvrir ou non.

Même si cela peut être tentant pour minorer ses cotisations, la fausse déclaration ou l’omission intentionnelle auront des conséquences graves : la résiliation de plein droit par l’assureur. Autrement dit, ne cachez rien, sous peine de vous voir refuser les garanties si vous êtes un jour dépendant.

L’assureur peut-il refuser la souscription à une assurance dépendance ?

L’assureur (ou tout établissement auprès duquel vous souhaitez adhérer à un contrat dépendance) est parfaitement en droit de refuser votre adhésion, soit en raison de votre âge, soit de votre état de santé.

Globalement, vous pourrez rencontrer 4 cas de figure :

  • L’assureur accepte sans réserve votre demande d’adhésion, sur la base des documents médicaux éventuellement transmis,
  • Il vous demande des formalités / examens complémentaires,
  • Il accepte votre souscription mais applique une surprime, que vous êtes bien entendu libre de refuser,
  • Il refuse votre adhésion.

En cas de refus ou de surprime trop importante, vous devrez alors vous tourner vers un autre organisme. N’oubliez pas que de très nombreux acteurs se partagent le marché de l’assurance dépendance : se voir opposer un refus ne présage pas que tous les autres établissements feront de même !

Pensez au comparateur d’assurances dépendance de Réassurez-moi ! Pour toute question, n’hésitez pas à consulter notre équipe d’experts dédiés.