Renégocier son crédit immobilier : ce qu’il faut savoir

Le 04/09/2014

Une nouvelle tendance apparaît sur le marché du crédit immobilier en France : les renégociations de crédit immobilier. Selon l’Observatoire Crédit Logement-CSA, elles ont constitué 30% de l’activité en 2013 contre habituellement 6 à 10%. La raison est simple : les taux nominaux (ceux qui sont affichés) n’ont jamais été aussi bas ; 2,80 % sur quinze ans, 3,10 % sur vingt ans, 3,40 % sur vingt-cinq ans. Dans un pays où 95% des emprunts contractés sont à taux fixes et donc ne s’ajustent pas aux variations du marché, la renégociation de crédit est le moyen d’en profiter mais pas sans contreparties.

renegociation assurance emprunteur

Deux possibilités s’offrent à l’emprunteur. La première consiste à traiter la question directement avec son banquier. Ne soyez pas étonné s’il se montre légèrement réticent à aborder le sujet car vous lui proposez tout simplement de gagner moins qu’avant. Toutefois, différents éléments peuvent jouer en votre faveur : vos revenus, vos placements et livrets dans cette même banque, votre ancienneté, votre âge (plus vous êtes jeune, plus vous remplirez vos coffres dans le futur et par la même ceux de la banque).

Enfin, ne vous attendez pas à une baisse mirobolante, mais au moins vous n’aurez « que » les frais de dossier à payer (quelques centaines d’euros). Vous pouvez aussi changer votre assurance emprunteur pour faire baisser votre taux d’emprunt. La seconde possibilité consiste à racheter votre crédit en souscrivant un équivalent auprès d’un autre organisme prêteur. Pour que l’opération s’avère avantageuse, il est nécessaire que le différentiel de taux atteigne au moins 0,5 point et se rapproche idéalement de 1, soit un taux de départ de 3,3% au minimum. Il faut donc s’assurer de sa rentabilité. En effet, aux habituels frais de dossier s’ajouteront des pénalités de remboursement anticipé à savoir six mois d’intérêts dans la limite de 3 % du capital restant dû, de potentiels frais de mainlevée si votre prêt est couvert par une hypothèque ou un privilège de prêteur de deniers soit 0,5 à 1 % du montant du prêt.

Là où vous serez gagnant en choisissant cette solution, c’est que grâce à la loi Hamon, vous pourrez déléguer votre assurance emprunteur et ainsi ajouter quelques milliers d’euros d’économies en plus. A vos calculettes !

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