Prix de l’immobilier par région en 2017

Le 30/03/2016

Avec la baisse des taux, lorsque le marché francilien s’enflamme, les régions lui emboîtent le pas, de façon toutefois disparate : dans les grandes agglomérations, les prix atteignent des sommets, même si la hausse commence à s’essouffler.

Il n’empêche que pratiquement partout, l’inadéquation des prix par rapport aux revenus des acheteurs potentiels bloque le marché dans un face à face entre acquéreurs, décidés à acheter moins cher et vendeurs, qui refusent d’abdiquer l’espoir d’une plus-value.

Au Nord/Nord-Est, à l’instar des autres territoires, Pas-de-Calais, Picardie et Champagne-Ardenne, affichent une situation contrastée, avec des villes qui tirent leur épingle du jeu et d’autres qui voient chuter le volume de leurs transactions, victimes du marasme économique et de la moindre solvabilité des acquéreurs. Avantagée par sa proximité avec la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et la présence du TGV, Lille se négocie cher, de 2 180 à 4 070 €/m2 (ancien), 4 300 € (quartier Vauban et vieille ville). Patrie de la dentelle, une maison à Calais vaut 135 000 € ; le prix du m2 d’un appartement se situe entre 1 490 et 1 950 € (ancien) ; 3 210 € (neuf). Devenir propriétaire à Maubeuge coûte de 990 à 1 400 €/m2 (ancien), 3 430 €/m2 (neuf) ; 150 000 € en moyenne pour une maison. Dans le Bas-Rhin, Haguenau n’a rien à envier à sa voisine, Strasbourg (voir tableau). Une maison s’y acquiert entre 172 000 et 254 000 €/m2 et un appartement vaut de 1 490 à 2 210 € (ancien) et de 2 900 à 3 390 € (neuf). Devenir propriétaire d’une maison à Ribeauvillé (5 000 habitants), dans le Haut-Rhin, coûte en moyenne 165 000 € ; en habitat collectif, 1 700 €/m2(ancien), 2 780 à 4 740 €/m2 (neuf).

Proches de Paris, les villes de la Haute et Basse-Normandie se taillent la part belle. À Deauville, de 3 700 à 5 950 €/m2 (ancien), de 4 480 à 5 980 € (neuf). Cherbourg, Fécamp et Dieppe exigent un certain répondant financier : pour une maison individuelle, respectivement de 125 000 à 175 000 € ; 165 000 € ; 137 000 €. À Cherbourg, le m2 vaut de de 1 340 à 1 960 € (ancien), de 4 060 à 4 140 € (neuf) ; à Fécamp, de 1 380 à 1 890 €, avec une pointe à 3 770 € dans le neuf ; à Dieppe, de 1 490 à 2 380 € (ancien), 3 030 € (neuf). Prix extra-larges dans la station balnéaire de Cabourg : de 2 500 à 4 080 €/m2 (ancien), de 2 950 à 4 190 € (neuf).

Réputées pour leur douceur de vivre…, les villes côtières bretonnes n’ont rien à envier à celles du littoral méditerranéen : célèbre pour ses centres de thalasso, notamment, Roscoff est très recherchée : 141 000 € en moyenne pour une maison ; de 1 670 à 2 560 €/m2 pour un appartement (ancien), 3 210 € (neuf). Entre eau douce et mer, le Poitou-Charentes pratique des prix salés, notamment dans les villes de la côte Atlantique. La Rochelle attire les acquéreurs aisés : 270 000 € en moyenne pour une maison, 2 520 à 4 380 €/m2 pour un appartement (ancien), 4 290 €/m2(neuf). Les îles charentaises sont réservées aux portefeuilles bien garnis, soit entre 260 000 et 460 000 € pour une maison à Ars-en-Ré ; à Saint-Martin-de-Ré, 270 000 € en moyenne ; 3 990 à 5 790 €/m2 pour un appartement ancien. Havre estival de familles parisiennes aisées, Royan affiche un prix moyen de 130 000 à 288 500 € (maison) ; entre 2 310 et 3 290 €/m2 (habitat collectif) ; de 2 950 à 4 190 € (neuf). Sur les bords de la Charente, Rochefort attire les curistes et les amateurs de calme : 180 000 € en moyenne pour une maison, 1 300 à 1 940 €/m2 dans l’ancien, 3 600 €/m2 dans le neuf.

Le soleil chauffe la pierre en région Midi-Pyrénées : une maison se négocie entre 250 000 et 335 000 € à Toulouse ; comptez de 2 010 à 3 450 €/m2 (ancien), 3 080 à 5 340 € (neuf). Cahors, Castres et Rodez cotent respectivement 1 130 à 1 730 €, 1 140 à 1 620 € et 1 140 à 1 560 €/m2 (ancien). Entre mer et montagne, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), attire une riche clientèle internationale, avec des conséquences sur les prix et l’immobilier est de plus en plus inaccessible aux « autochtones ». Nice offre néanmoins l’originalité d’accueillir à la fois de somptueuses villas vendues plusieurs centaines de millions d’euros, mais aussi quelques quartiers plus populaires. Mais ne rêvez pas, une maison à Nice coûte en moyenne de 370 000 à 510 000 € ! Un appartement ancien oscille entre 2 880 et 5 000 € /m2. En endossant le costume étroit de « ville des riches et des célébrités » Cannes est devenue sa propre caricature. Comptez de 3 970 à 5 780 €/m2 pour un appartement ancien. Si vous disposez de 305 000 à 470 000 €, vous pourrez peut-être jeter votre dévolu sur une maison à Cannes-La-Bocca, le quartier (dit) populaire de la ville. Son éloignement de la grande bleue n’empêche pas Grasse d’avoir la cote. En habitat collectif, entre 2 150 et 3 250 €/m2(ancien), 3 520 à 4 780 € (neuf). Une maison vaut entre 318 000 et 509 800 €. Marseille reste chère (voir tableau). Et imaginez la maison que vous pourriez vous offrir à Carry-le-Rouet s’il vous tombait du ciel une cagnotte de 442 600 à 636 400 € ! À Arles, les prix ne jouent pas l’Arlésienne, ils sont bien réels : entre 160 000 et 230 000 € (maison) ; de 3 010 à 3 510 €/m2 (appartement neuf).

La montagne est, partout, au sommet de sa forme. À Aix-les-Bains : de 265 000 à 367 000 € (maison) ;  de 1 990 à 3 190 €/m2 pour un appartement (ancien) ; de 3 380 à 4 050 € (neuf). À Chambéry, le m2 d’un appartement ancien vaut entre 1 680 et 3 080 € ; de 2 850 à 3 700 € s’il est neuf. À Thonon-les-Bains, comptez entre 2 290 et 3 230 €/m2 (ancien) ; de 2 610 à 3 760 € (neuf).

Prix moyens pour chaque région

Prix de l'immobilier par région

 

Revoir la fiscalité pour faire baisser les prix ?

Le rapport revenus/prix place l’immobilier français parmi l’un des plus chers du monde. La faute à qui et à quoi ?

D’abord, à la pénurie. Le manque de logements pousse à la surenchère des prix. L’acheteur qui peut débourser la somme la plus élevée emportera le morceau. Mais cet argument ne peut pourtant tenir lieu d’explication générale et en tout cas, pas pour l’ensemble du territoire. Parfois, l’offre de logements à vendre est suffisante, mais les candidats vendeurs ne sont pas moins gourmands. Ils argumentent qu’en vendant moins cher, ils ne pourraient acquérir une autre habitation. Pas faux. Mais si les prix baissent partout, on vend moins cher et on achète moins cher. Selon certains économistes, si les vendeurs veulent tirer une plus-value maximale de la vente de leur bien, c’est parce que l’immobilier est devenu le seul moyen de s’enrichir, le travail étant trop surtaxé pour ouvrir sur la fortune. Et lorsque l’enrichissement se fait sans un seul euro d’impôt sur la plus-value, les vendeurs n’ont aucune raison de limiter leur gourmandise. Parmi ses 22 mesures pour relancer la compétitivité de l’industrie française, le rapport Gallois, remis au premier Ministre le 5 novembre 2012, préconise la taxation de la plus-value réalisée sur la cession de la résidence principale. Certains députés affirment qu’une telle taxation ferait peut-être baisser les prix. Une mesure qui concernerait surtout Paris et quelques villes franciliennes, là où les gains sur la pierre atteignent parfois des niveaux bien au-delà du raisonnable.

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