Friday Booster #37 : Lendosphère

Le 16/10/2015

Friday Booster vous fait découvrir chaque vendredi ces entreprises d’aujourd’hui qui permettent de rendre du pouvoir d’achat aux français avec une idée originale. Aujourd’hui, on vous présente Lendosphère !

friday booster lendosphère

Comment vous est venue l’idée de créer cette entreprise ?

Lendosphere est née d’un double constat. D’un côté, les particuliers souhaitent de plus en plus diversifier leurs placements et connaître l’utilisation qui est faite de leur épargne. De l’autre, les entreprises cherchent de nouveaux leviers de financement pour développer leurs activités, et les secteurs liés au développement durable engagent des projets positifs pour l’avenir. Ainsi, Lendosphere est la première plateforme de crowdlending, ou financement participatif en prêts rémunérés, dédiée uniquement aux projets de développement durable.

Que proposez-vous comme service/produit ?

Sur Lendosphere, les particuliers peuvent prêter directement, et dès 50€, aux projets sélectionnés et mis en ligne. Les taux d’intérêt annuels sont compris entre 4% et 8% bruts. Nous sélectionnons des projets de territoire, retenus pour leur solidité économique et le sérieux de leurs bénéfices environnementaux. A l’issue des opérations de levée de fonds, qui durent en moyenne un mois, les prêteurs reçoivent un contrat de prêt et un tableau d’amortissement. Puis ils touchent leurs remboursements, intérêts et capital, à chaque échéance : libres à eux de les réinvestir sur de nouveaux projets ! Tout est gratuit pour les prêteurs sur Lendosphere.

Quelle est votre valeur ajoutée la plus innovante ?

La grande innovation du crowdlending, c’est cette relation directe entre le prêteur et l’emprunteur, qui ouvre une brèche dans le monopole bancaire du prêt. Lendosphere est la première et seule plateforme de crowdlending dédiée uniquement aux projets de développement durable. Il est possible pour tout le monde, à partir de 50€, de co-financer la transition écologique et de prêter du sens à son épargne !

À quel marché vous attaquez-vous ? Est-ce une profession réglementée ?

Lendosphere, et le crowdlending en général, appartient au secteur des Fintech, ces entreprises qui viennent donner un coup de jeune à l’industrie des services financiers. Nous proposons une offre de financement qui se substitue en tout ou partie au financement bancaire classique, avec certains avantages : rapidité (31 jours de levée de fonds), simplicité (numérisation et automatisation), et visibilité (communication auprès d’une communauté de prêteurs sans cesse croissance, visibilité médiatique, etc.). Pour le prêteur, c’est un placement alternatif à des taux intéressants.

Autorisée récemment par un décret entré en vigueur le 1er octobre 2014, notre activité est réglementée : nous sommes enregistrés auprès de l’ORIAS (registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance) et contrôlés par l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution).

Comment pensez-vous pouvoir rendre du pouvoir d’achat aux français ?

Le taux du placement préféré des Français, le Livret A, est passé à 0,75% au 1er août. La décollecte s’élève à plus de 3,4 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année 2015. Sur Lendosphere, les taux d’intérêt annuels bruts sont compris entre 4% et 8%. Certes, le risque n’est pas le même, mais ces taux attractifs, ainsi que le sens des projets, ont permis à Lendosphere d’enregistrer de très bons premiers résultats. Depuis notre lancement, plus de 1,3 million d’euros ont été placés sur les 16 projets mis en ligne, par plus de 2.000 personnes.

Qui sont vos principaux concurrents ?

Nous sommes aujourd’hui la seule plateforme de crowdlending dédiée au développement durable. Les autres plateformes de crowdlending sont globalement généralistes. Aujourd’hui, nous contribuons tous à faire exister ce nouveau modèle de financement et d’épargne dans le paysage français, avec des fonctionnements et des positionnements qui diffèrent d’un site à l’autre.

Avez vous subi des menaces ? Des pressions de la part des acteurs en place (concurrents, syndicats professionnels, pouvoirs publics…) ?

Notre activité étant réglementée, les règles du jeu ont été fixées en concertation avec les acteurs et les régulateurs en place. Nous bénéficions plutôt d’une attention positive de la part des prêteurs et des emprunteurs, qui voient en notre activité une source alternative et directe de financement et d’épargne.

Où en êtes-vous dans votre développement ?

Plus de 1,3 million d’euros ont déjà été prêtés depuis notre lancement, le 10 décembre dernier, soit il y a moins d’un an. C’est une belle dynamique, qui nous place parmi les cinq premières plateformes de crowdlending françaises. De plus, tous les projets mis en ligne sur Lendosphere ont été couronnés de succès, en atteignant – voire en dépassant – les objectifs de collecte. Plus de 2.000 contrats de prêt ont été signés entre les prêteurs et les emprunteurs, et les remboursements suivent leur cours.

La plus grande satisfaction que vous ayez eue en tant qu’entrepreneur ?

Notre plus grande satisfaction est quasiment quotidienne : nous recevons beaucoup d’email des prêteurs, certains posent des questions sur notre fonctionnement, d’autres nous félicitent pour la clarté du site ou pour le positionnement de Lendosphere. Tous ces contacts prouvent, au quotidien, que nous répondons à un besoin, que la communauté des prêteurs est active, et que la visibilité de Lendosphere gagne du terrain !

Si vous pouviez choisir de travailler n’importe où avec votre équipe, où partiriez-vous ?

Même s’il y a beaucoup à faire partout dans le monde pour que le développement durable soit intégré davantage dans une logique politique et économique, la France reçoit les dirigeants du monde entier lors de la COP21 pour trouver des solutions climatiques ! Si nous avions le choix de partir, nous ne quitterions pas la France qui s’inscrit dans une belle dynamique en termes de crowdfunding et de lutte contre le changement climatique !

Thanks & Happy Friday !

Friday Booster est l’interview des start ups qui boostent le pouvoir d’achat des Français. Cette interview est proposée par Réassurez-moi, le premier service digital pour faire sa simulation d’assurance emprunteur et trouver l’offre la plus compétitive du marché. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez aussi intervenir. 

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