Friday Booster #38 : France Barter

Le 23/10/2015

Friday Booster vous fait découvrir chaque vendredi ces entreprises d’aujourd’hui qui permettent de rendre du pouvoir d’achat aux français avec une idée originale. Aujourd’hui, on vous présente France Barter !

friday booster france barter

Comment vous est venue l’idée de créer cette entreprise ?

En poste à New York en tant qu’analyste crédit en pleine crise financière marquée par les problèmes de liquidité des entreprises, j’ai découvert ce mode de commerce qui repose sur l’échange de marchandises et de services au sein d’un réseau d’entreprises et sans sortie de trésorerie.

Le Barter est beaucoup plus répandu aux Etats-Unis et en fort développement dans le contexte économique actuel… l’idée d’importer ce concept et de l’adapter au modèle français paraissait séduisante !

Que proposez-vous comme service/produit ?

Nous avons créé une plateforme online de type réseau social BtoB qui repose sur un système d’échanges de marchandises et de services entre entreprises. L’outil permet aux entreprises d’acheter te de vendre aux autres membres du réseau avec des factures mais pas de paiement en numéraires (donc par de sortie de trésorerie) mais un système de compensation centralisé. Ainsi une entreprise va réaliser une vente et facturer avec une unité de compte le Barter pour le montant de la facture, avec ces Barter ainsi obtenus sur son compte , elle va pouvoir acheter des prestations ou des marchandises pour se développer….

Quelle est votre valeur ajoutée la plus innovante ?

En se dotant d’une plateforme online sur laquelle les entreprises renseignent leur profil, ajoutent leurs offres et leurs besoins nous avons permis la fluidification des échanges mais aussi et surtout leur massification. Cette plateforme web développée en interne, permet aujourd’hui de faire de ce moyen de commerce, un réel outil de développement pour les TPE et PMEs françaises.

Le réseau compte aujourd’hui plus de 400 entreprises membres qui peuvent ainsi utiliser leurs actifs dormants ou disponibles comme mode de paiement.

À quel marché vous attaquez-vous ? Est-ce une profession réglementée ?

Notre leitmotiv c’est de permettre à des petites et grandes entreprises, malgré les aléas conjoncturels, de continuer à pouvoir se développer. Ce système d’échange repose sur un principe de crédit inter-entreprises et est outillé par une chambre de compensation de factures. Ce principe de compensation de factures qui permet l’enregistrement comptable et la paiement ‘en nature’ des transactions sur la plateforme est décrit et promotionné par un guide des échanges inter-entreprises publié début 2013 par le ministère de l’Economie consultable sur notre site internet.

Comment pensez-vous pouvoir rendre du pouvoir d’achat aux français ?

L’une des grandes révolutions que promeut la plateforme c’est bien l’opportunité d’acheter sans dépenser de trésorerie, mais d’acheter en échange de sa production. Basé sur les grands principes de l’économie collaborative et même pour aller plus loin de l’économie circulaire… par le principe de mutualisation, l’échange permet une meilleure allocation des ressources et utilisation des actifs disponibles au sein des entreprises. Il s’agit d’un réel outil d’optimisation qui permet aux entreprises de combler les baisses d’activité et d’utiliser au mieux les ressources disponibles. L’échange est en cela une solution efficace et pragmatique.

Cette forme de financement des dépenses en nature a d’ailleurs été récompensée par Les Trophées des Achats en 2015. France Barter y a en effet décroché la médaille d’Or dans la catégorie innovation.

Qui sont vos principaux concurrents ?

Ayant suivi une stratégie d’océan bleu en adaptant un modèle américain sur un marché assez vierge en France, nous n’avons pour le moment pas de concurrents directs mais l’idée a fait son chemin depuis 2011 et certains acteurs commencent à se positionner. Parfois sur des modèles plus spécialisés…

Avez vous subi des menaces ? Des pressions de la part des acteurs en place (concurrents, syndicats professionnels, pouvoirs publics…)?

Pas réellement et au contraire la DGCIS après avoir été rassuré sur le traitement comptable et fiscal des opérations d’échange nous a encourager dans la démarche en considérant que l’échanges inter-entreprises est un levier de développement pour les entreprises.

Coté partenaires institutionnel, nous avons rapidement eu le soutien d’une banque le Crédit Coopératif qui est entré au capital et avec qui nous avons noué un partenariat commercial. Ce qui contribue a rassurer les entreprises qui souhaitent adhérer au réseau ?

Où en êtes vous dans votre développement ?

Nous avons débuté notre marche pour démocratiser les échanges inter-entreprises depuis un peu plus d’un an aujourd’hui. Mais celle-ci est encore longue. C’est pourquoi après avoir par nos propres moyens développé la plateforme et affilié déjà plus de 400 entreprises au réseau ; nous souhaitons passer à la vitesse supérieure et assurer un déploiement national dans de bonnes condition. Nous avons déjà ouvert deux franchises en Savoie et aux Antilles avec des entrepreneurs locaux et nous souhaitons pérenniser la démarche. Pour financer cela nous procédons actuellement à une levée de fonds via la plateforme de crowdfunding Wiseed.

La plus grande satisfaction que vous ayez eue en tant qu’entrepreneur ?

Faire sortir de terre un modèle innovant qui par définition fait changer les usages et peut parfois déranger. Promotionner ce modèle, le confronter à des dirigeants dans de nombreux secteurs d’activité et bâtir un argumentaire transversale pour aboutir à faire adopter par un premier cercle qui s’en accapare et le promotionne à leur tour.

Si vous pouviez choisir de travailler n’importe où avec votre équipe, où-partiriez vous ?

Nous pourrions mettre le cap sur une île déserte et faire croître une communauté. L’île serait évidemment un lieu d’expérimentation sur laquelle il n’y aurait qu’une monnaie d’échange et une mutualisation des ressources, nous pourrions y être heureux, dans une ambiance de travail collaborative. Eventuellement avec quelques autres startup partageant les mêmes valeurs !

Thanks & Happy Friday !

Friday Booster est l’interview des start ups qui boostent le pouvoir d’achat des Français. Cette interview est proposée par Réassurez-moi, le premier service digital pour faire sa simulation d’assurance emprunteur et trouver l’offre la plus compétitive du marché. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez aussi intervenir. 

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