Assurance de prêt immobilier et hépatite


L’hépatite (A, B ou C) est considérée par les assureurs de crédit immobilier comme un risque aggravé. Cela peut amener les compagnies à demander une surprime ou à pratiquer des exclusions dans les garanties.

Il est important de faire jouer la concurrence car les grilles de tarification peuvent être très différentes d’une assurance à l’autre. Par expérience, les contrats des banques ne sont pas les plus compétitifs financièrement parlant, ni ceux qui acceptent le plus facilement les risques médicaux : c’est pourquoi choisir un assureur externe est la solution la plus commune pour les emprunteurs ayant un problème de santé.
Sachez aussi que si vous avez déjà une assurance de prêt et que vous avez signé votre offre de prêt il y a moins d’un an, vous pouvez bénéficier de la loi Hamon et changer à tout moment et sans frais la première année. Si le délai est passé, vous pouvez aussi (à partir du 1er janvier 2018) résilier à date d’anniversaire votre assurance emprunteur.

Pour avoir des conseils généraux, vous pouvez consulter notre page dédiée Assurance emprunteur et problème de santé.

Déclarer une hépatite dans un questionnaire de santé


Tout d’abord, regardez si vous pouvez bénéficier du droit à l’oubli dans la grille de référence AERAS qui a été publié en février 2016. Si ce n’est pas le cas, après avoir noté sur le questionnaire de santé que vous avez eu une hépatite ou que vous êtes soigné pour cette affection, ou que vous êtes guéri,  vous pouvez être certain que, si vous n’avez pas donné d’autres explications, vous aurez un questionnaire très complet à remplir.

Pour le médecin conseil, le problème est le suivant : s’agit-il d’une hépatite bénigne, type hépatite A, qui a guéri sans séquelles, ou d’une hépatite B ou C ?

Lorsque votre médecin a suspecté cette maladie, il a demandé un bilan sanguin complet pour définir de quelle hépatite il s’agissait.

Voyons les trois cas :

Hépatite A

Si votre maladie vient d’être découverte, votre dossier sera mis en attente pendant six mois, le temps que la biologie se normalise et surtout que vous ne soyez plus fatigué.

Comme dans plus de 90% des cas, vous avez du guérir sans séquelle, un tarif normal vous sera appliqué pour les trois garanties.

Hépatite B

Lorsque votre médecin traitant a eu le diagnostic d’hépatite B, il a complété le bilan avec recherche de l’ag Hbe.

Il vous a expliqué que cette maladie peut guérir normalement,mais que parfois elle peut devenir chronique.

Quelle sera la décision du médecin conseil ?

Après plusieurs mois, lors de la prise de sang de contrôle si l‘ag Hbs n’est plus présent et s’il y a une apparition des deux anticorps anti Hbs et anti Hbc,de l’anticorps anti Hbe ( igG anti Hbe) vous pouvez être considéré comme guéri ; cependant, vous auriez une période d’attente d’au moins un an et ensuite  et vous devriez avoir une tarification normale pour les trois garanties.

Si l’ag Hbs est toujours présent, et si les transaminases redeviennent normales, vous pouvez être considéré comme porteur sain, le médecin conseil retiendra un risque aggravé (RA) autour de 50, 75% pour la garantie décès avec exclusions des affections hépatiques pour les garanties IT et PTIA.

Si les transaminases restent élevés, la fatigue toujours présente, il s’agit d’une hépatite chronique active qui risque de donner des complications très graves à savoir cirrhose ou cancer du foie.

Le médecin conseil voudra connaître l’état de votre foie en utilisant le score de Métavir ( utilisé surtout pour les hépatites C) qui mesure l’activité du foie (A) et la fibrose (F).

Suivant le score, le risque aggravé pour la garantie décès se situera entre 150 et 200% avec refus des garanties IT et PTIA.

Si vous êtes au stade de cirrhose, votre dossier risque d’être refusé.

Hépatite C ou HCV

Vous avez été en contact avec le virus de l’hépatite C ou HCV, et vous avez guéri spontanément. La recherche du virus par PCR s’est avérée négative, vos constantes biologiques sont satisfaisantes, vous pouvez être considéré comme guéri. Vous aurez une tarification normale pour les trois garanties (décès, IT et PTIA) après une période d’attente d’au moins un an.

Vous n’avez malheureusement pas guéri spontanément, et vous êtes toujours porteur de ce satané virus.

Le médecin-conseil voudra connaître le type de génotype du virus (1, 2, 3 ou 4) et depuis combien de temps vous êtes atteint de cette maladie.

Si vous êtes en traitement, votre dossier sera mis en attente. Indiquez le nom des médicaments que vous prenez. Peut-être bénéficiez-vous des nouveaux médicaments extraordinaires qui guérissent l’hépatite C à plus de 95%.

Si le traitement est terminé, le médecin conseil voudra :

– savoir si votre charge virale s’est négativée après six mois d’arrêt du traitement ;

– connaître l’état de votre foie, grâce au fibroscan qui permettra de connaitre le degré de fibrose car plus il est élevé, plus il y a risque de dégénérescence .

Quelle sera la décision du médecin conseil ?

Si l’atteinte est minime avec un Métavir autour de A1F1, le risque aggravé sur le décès se situera autour de 50 %, avec refus des garanties IT et PTIA.

Si l’atteinte est conséquente avec un Métavir autour de A2F3, vous aurez un risque aggravé sur la garantie décès autour de 200 %, avec refus des garanties IT et PTIA.

Si vous êtes au stade de la cirrhose, votre dossier risque d’être refusé.

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