Assurance de prêt immobilier et cancer de la thyroïde


Le cancer de la thyroïde est considéré par les assureurs de crédit immobilier comme un risque aggravé. Cela peut amener les compagnies à demander une surprime ou à pratiquer des exclusions dans les garanties.

Il est important de faire jouer la concurrence car les grilles de tarification peuvent être très différentes d’une assurance à l’autre. Par expérience, les contrats des banques ne sont pas les plus compétitifs financièrement parlant, ni ceux qui acceptent le plus facilement les risques médicaux : c’est pourquoi choisir un assureur externe est la solution la plus commune pour les emprunteurs ayant un problème de santé.
Sachez aussi que si vous avez déjà une assurance de prêt et que vous avez signé votre offre de prêt il y a moins d’un an, vous pouvez bénéficier de la loi Hamon et changer à tout moment et sans frais la première année. Si le délai est passé, vous pouvez aussi (à partir du 1er janvier 2018) résilier à date d’anniversaire votre assurance emprunteur.

Pour avoir des conseils généraux, vous pouvez consulter notre page dédiée Assurance de prêt immobilier et problème médical.

Déclarer un cancer de la thyroïde dans un questionnaire de santé


Vous avez eu un cancer de la thyroïde il y a quelques années et vous vous demandez si votre dossier sera accepté ou non. Tout d’abord, regardez si vous pouvez bénéficier du droit à l’oubli dans la grille de référence AERAS qui a été publié en février 2016.

Quels éléments adresser au médecin conseil pour que celui-ci tarifie rapidement votre dossier ?

Vous devrez joindre les résultats biologiques avec le taux de thyroglobuline, d’anticorps anti-thyroïdiens, le taux de calcitonine et le dosage de l’ACE.

Les éléments les plus importants sont le compte-rendu opératoire et l’examen histologique qui permet de définir le type de cancer :           

– carcinome papillaire dans 80% des cas,

– carcinome vésiculaire ou folliculaire dans 10% des cas,

– carcinome médullaire dans 5% des cas,

– carcinome indifférencié ou anaplasique dans 5% des cas.

Quelle sera la décision du médecin conseil ?

En cas de carcinome papillaire ou vésiculaire, vous aurez une période d’attente d’au minimum deux ans.

De la troisième à la cinquième année, le risque aggravé sur le décès se situera entre 150 et 200 %,  sans les garanties IT et PTIA.

De la sixième à la dixième année, le risque aggravé sur la garantie décès sera compris entre 100 et 150 %, sans les garanties IT et PTIA.

Après la dixième année, si tous les examens de surveillance sont satisfaisants, vous devriez avoir un tarif normal sur les trois garanties.

En cas de carcinome médullaire ou indifférencié, la période d’attente sera au minimum de 5 ans. Au-delà de ces 5 ans, le risque aggravé sur la garantie décès se situera au minimum à 200 %, avec exclusion des garanties IT et PTIA.

N’hésitez pas à nous contacter pour vous aider à trouver une assurance et faciliter les démarches d’adhésion.

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Comment assurer son prêt avec ce risque médical ?