Assurance de prêt immobilier et cancer du poumon


Le cancer du poumon est considéré par les assureurs de crédit immobilier comme un risque aggravé. Cela peut amener les compagnies à demander une surprime ou à pratiquer des exclusions dans les garanties.

Il est important de faire jouer la concurrence car les grilles de tarification peuvent être très différentes d’une assurance à l’autre. Par expérience, les contrats des banques ne sont pas les plus compétitifs financièrement parlant, ni ceux qui acceptent le plus facilement les risques médicaux : c’est pourquoi choisir un assureur externe est la solution la plus commune pour les emprunteurs ayant un problème de santé.
Sachez aussi que si vous avez déjà une assurance de prêt et que vous avez signé votre offre de prêt il y a moins d’un an, vous pouvez bénéficier de la loi Hamon et changer à tout moment et sans frais la première année. Si le délai est passé, vous pouvez aussi (à partir du 1er janvier 2018) résilier à date d’anniversaire votre assurance emprunteur.

Pour avoir des conseils généraux, vous pouvez consulter notre page dédiée Assurance de prêt immobilier et problème médical.

Déclarer un cancer du poumon dans un questionnaire de santé


Vous avez eu un cancer du poumon il y a quelques années et vous vous demandez quels documents seront nécessaires au médecin conseil pour qu’il étudie votre dossier et le tarifie.

Pour gagner du temps, voici les documents que vous pouvez lui adresser dès que vous remplirez votre questionnaire de santé : compte rendu opératoire, examen histologique de la biopsie ou de la pièce opératoire, et derniers bilans de surveillance.

Quelle sera la décision du médecin conseil ?

S’il s’agit d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC), vous avez eu un traitement chirugical avec l’ablation d’un lobe ou du poumon en entier.

Avant de pouvoir présenter votre dossier, vous aurez une période d’attente de cinq ans.

Après ces cinq ans, si les résultats de surveillance sont satisfaisants, le RA (risque aggravé) se situera entre 100 et 150 % sur la garantie décès ; la garantie PTIA sera acceptée mais pas la garantie IT.

Après 10 ans, vous pourrez être considéré comme guéri et vous devriez avoir un tarif normal pour les trois garanties si le cancer était localisé et si on vous a enlevé un seul lobe.

Par contre, si vous avez subi l’ablation de tout un poumon, le RA sur le décès se situera autour de 5O %, et les deux autres garanties ITet PTIA ne vous seront pas accordées.

S’il s’agit d’un cancer bronchique à petites cellules (CBPC), celui-ci peut être soit localisé, soit disséminé.

La décision du médecin conseil dépendra de la date de découverte, du traitement chimiothérapique suivi, et surtout du dernier bilan de surveillance.

Comme dans le cancer non à petites cellules, vous aurez une période d’attente de cinq ans.

Si les bilans sont satisfaisants au-delà de ces cinq ans, vous pourrez avoir un RA de 200 % sur la garantie décès, mais les deux autres garanties IT et PTIA ne vous seront pas accordées.

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Comment assurer son prêt avec ce risque médical ?